À Toulon, "l’exposition Plongée(s) dans l’inconnu" clôt le cycle « L’appel des profondeurs » en explorant l’histoire et les enjeux contemporains de l’aventure sous-marine en Méditerranée.
Diving into the Unknown: Underwater Exploration in the Mediterranean
La Méditerranée, berceau de l’exploration sous-marine
Agrandir l'image : Photographie mi-air mi-eau montrant un navire en surface et un robot sous-marin HROV en mission de cartographie des fonds marins, campagne Ifremer 2018
©IFREMER O.DUGORAY
Dernier volet du cycle « L’appel des profondeurs », présenté au musée national de la Marine à Toulon du 18 novembre 2026 au 27 juin 2027, l’exposition Plongée(s) dans l’inconnu met en lumière le rôle fondateur du littoral méditerranéen dans l’histoire de la conquête des fonds marins.
De Saint-Raphaël à Marseille, en passant par Hyères et Toulon, cette région a vu naître des innovations majeures : les premières explorations du commandant Cousteau, l’invention du scaphandre autonome, les expéditions en bathyscaphe ou encore l’essor de la plongée de loisir.
Des innovations historiques aux enjeux contemporains
Héritière de cette histoire, la Méditerranée demeure aujourd’hui un territoire clé pour la recherche scientifique et les opérations sous-marines.
L’exposition met en avant les acteurs majeurs implantés sur ce territoire, tels que l’Ifremer, le CEPHISMER ou le DRASSM, et aborde les enjeux actuels liés à la protection du patrimoine maritime, à la défense, à l’exploitation des ressources et à la préservation de la biodiversité.
Un parcours riche et immersif
Agrandir l'image : Épave du Mustang P-51 explorée par un plongeur en scaphandre Newsuit et un ROV, 2008.
Frédéric Bassemayousse
À travers œuvres d'art, photographies, objets archéologiques, équipements, maquettes, archives et films, le parcours invite à explorer la diversité des pratiques et des représentations du monde sous-marin.
Il se déploie en quatre temps, du temps de l'immersion à celui de la transmission. La première salle plonge les visiteurs dans l'univers des scaphandres : leur invention au XIXe siècle marque une première étape historique, et les scaphandriers pieds-lourds exercent aujourd'hui encore l'un des métiers les plus dangereux au monde. Vient ensuite le temps de l'exploration, avec la mise au point du scaphandre autonome à Saint-Raphaël dans les années 1930, qui libère le plongeur du fil le reliant à la surface et ouvre la voie aux premières images sous-marines, une discipline que perpétue aujourd'hui un festival dédié créé en 1974. L'aventure se poursuit avec les submersibles : dans les années 1950, les bathyscaphes permettent de descendre à plusieurs milliers de mètres, avant d'être progressivement remplacés, à la fin des années 1980, par de petits sous-marins habités et des engins robotisés pilotés depuis la surface.
Le parcours témoigne ainsi de la permanence des activités sous-marines, entre découvertes scientifiques, usages militaires, innovations techniques et protection du patrimoine et des écosystèmes marins. Il s'achève sur un parallèle entre exploration des océans et conquête spatiale, ouvrant la réflexion sur ces mondes encore largement inconnus.
Le bathyscaphe FNRS III, symbole vivant de l'épopée sous-marine
Construit en 1951 à Toulon par la Marine nationale et la Direction des Constructions Navales, sur la base des travaux du professeur Auguste Piccard, le FNRS III est le premier bathyscaphe autonome à atteindre les grandes profondeurs. En 1954, il établit au large de Dakar le record mondial de plongée habitée, avec une descente à 4 050 mètres, record détenu par la France pendant six ans.
Entré dans les collections du musée national de la Marine en 1978, le FNRS III est installé depuis 1982 dans les jardins de la Tour Royale, à Toulon, face à la rade. Cet emplacement, très exposé aux embruns et au mistral, a favorisé sa corrosion malgré deux restaurations menées en 1992 et 2005. L'exposition est l'occasion de revenir sur son histoire à travers une maquette, des photographies et des archives : le bathyscaphe fera l'objet d'une grande campagne de restauration fin 2026, en concertation avec la Ville de Toulon.
Redonnons vie au bathyscaphe FNRS III
Le musée national de la Marine s’engage avec la Fondation du patrimoine pour restaurer le bathyscaphe FNRS III. Rendez-vous sur le site de la Fondation du patrimoine pour en savoir plus et participer à la campagne pour sauver le FNRS III.
Commissariat
Elsa Lewuillon, administratrice du Musée national de la Marine de Toulon
Marianne Tricoire, conservatrice du patrimoine, chargée de collections au musée national de la Marine
Une exposition labellisée
Grand mécène
Mécènes
L'appel des profondeurs : cinq expositions, cinq regards complémentaires
En 2026, pour la première fois, le musée national de la Marine présente sur tous les sites de son réseau un ensemble d’expositions autour d’un thème commun : l’appel des profondeurs.
À découvrir également dans le cadre du cycle :
Port-Louis – Machines des mers : Les inventions (extraordinaires) d’Henri Dupuy de Lôme
Du 22 mai au 15 novembre 2026
Un focus sur les grandes inventions navales du XIXe siècle et leurs impacts sur la marine française.
Brest – Le dessous des mers. L’aventure de la cartographie sous-marine
Du 26 juin 2026 au 7 mars 2027
Une immersion dans l’évolution des connaissances des fonds marins à travers les outils cartographiques.
Rochefort – Au poste de plongée ! L’aventure des premiers submersibles
Du 25 septembre 2026 au 02 janvier 2028
Une évocation des débuts de la navigation sous-marine et des enjeux militaires associés.
Paris – L'appel des profondeurs. L'aventure sous les mers de l'Antiquité à nos jours
Du 14 octobre 2026 au 04 avril 2027
Une grande fresque sur la conquête des profondeurs, entre découvertes scientifiques et imaginaires collectifs.
Informations pratiques
Du 18 novembre 2026 au 27 juin 2027
Place Monsenergue, Quai de Norfolk – 83000 Toulon.
L'exposition est inclus dans le prix du billet
Plongée(s) dans l’inconnu L’aventure sous-marine en Méditerranée
Exposition du 18 novembre 2026 au 27 juin 2027 présentée au musée national de la Marine, Toulon. Communiqué de presse



