Toulon - Les conférences du mardi

Mardi 10 janvier 2023 à 15h

Programmation 2023
Janvier
  • Mardi 10 de 15:00 à 16:30
Février
  • Mardi 14 de 15:00 à 16:30
Mars
  • Mardi 07 de 15:00 à 16:30

UNE CONFÉRENCE CHAQUE MOIS

Chaque mois de septembre à juin, le musée de la Marine accueille au sein de la collection permanente une conférence. 
Programmée à 15h le mardi, jour de fermeture hebdomadaire du musée, la conférence est en libre accès.

Ouverture des portes dès 14h30.

© Christine Joly

 

Programmation

Mardi 10 janvier 2023 à 15h

Réparer une œuvre - Quel défi ? Rénovation ou restauration

Guy Tournier, ancien vice-président de l’AAMM, modéliste, médaillé d’or de la FFMN.

On est souvent tenté de réparer ou de faire réparer un objet auquel nous portons une valeur affective quelle qu’en soit sa valeur réelle plus ou moins importante. Le souhait est de retrouver le dit objet dans un état acceptable à nos yeux, voire de le remettre à neuf. L’objectif à atteindre étant bien entendu d’en prolonger la vie pour en disposer à notre convenance.
Lorsqu’il s’agit d’une œuvre patrimoniale, les traitements experts qui sont aujourd’hui parfaitement réglementés, témoignent du passé et s’adressent à nos contemporains ainsi qu’aux générations futures. Les Musées de France, principaux garants de ces œuvres, sont confrontés à l’obligation de conservation et de présentations au public. Subordonnés à des défis technologiques, leurs choix ne sont pas exempts de compromis.
Ayant eu l’occasion de travailler sur une maquette récente de navire de commerce et d’un diorama du milieu du XIXème siècle, sous la direction et les conseils de l’atelier de restauration du Musée national de la Marine, nous témoignerons des enjeux qui découlent de ces démarches au travers de ces deux exemples.

Le mardi 14 février 2023 à 15h

"Être marin sous l'Empire"

Sophie MUFFAT, spécialiste en histoire navale du Directoire à la fin du Premier Empire, auteure, conférencière, membre de la Sabretache et du Souvenir Napoléonien.

Pour ceux qui ne sont pas officiers, la vie de marin commence très jeune. Celui qui embarque est matelot ou officier marinier. Être marin sous l’Empire, c’est être pauvre, soumis à l’inscription maritime et vivre pendant des mois à plusieurs centaines dans un espace extrêmement réduit, dans des conditions précaires. La vie à bord est tributaire des talents de l’officier de santé, de la conservation de l’eau et des rations, des combats, de la victoire ou de la défaite. C’est alors le retour à terre des prisonniers, pour une vie dans un cautionnement « sur parole » en attente du cartel d’échange si on est officier, ou sur les pontons de sinistre réputation. A la fin de sa carrière, et s’il a de la chance, il peut espérer une retraite. À moins qu’il ne bénéficie d’un traitement de réforme ou d’invalide chèrement obtenue…

Mardi 7 mars 2023 à 15h

Ex-voto et portraits de navires provençaux du XIXe siècle

Laurent Pavlidis, docteur en Histoire et conservateur du musée d’histoire maritime de la Citadelle de Saint-Tropez

Les édifices religieux, les musées et les collections privées conservent de très nombreux ex-voto et portraits de navires. Si ces œuvres indiquent le plus souvent le nom des capitaines ou des armateurs, rares sont celles qui mentionnent le lieu de construction des navires. Laurent Pavlidis exposera sa méthode d’identification après avoir dressé un panorama de la construction navale traditionnelle méridionale au XIXe siècle.

Mardi 11 avril 2023 à 15h

Un aventurier dans la mer des Caraïbes, à la recherche de « l’or rouge » du Mexique, au XVIIIe siècle.

Gilbert BUTI, professeur d’histoire émérite à Aix-Marseille Université
Danielle TRICHAUD-BUTI, professeur agrégée d’histoire.

Pour obtenir les couleurs écarlates et cramoisis, les teinturiers européens utilisaient depuis le Moyen-Âge des insectes à rouge, rares et chers, comme le « kermès » ou « vermillon ».
Avec la conquête du Mexique, les Espagnols découvrent une cochenille, parasite d’un cactus ou nopal, qui permet d’obtenir ces couleurs destinées aux rouges de luxe. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, son exceptionnel pouvoir tinctorial situe sa valeur immédiatement après celle des métaux précieux. Aussi, les Espagnols en contrôlent jalousement l’exploitation et l’exportation par Veracruz et Acapulco.
Cependant, malgré les interdictions de sortie de l’insecte vivant « sous peine de la vie », un naturaliste français, Nicolas-Joseph Thiéry de Menonville, parvient en 1777 à déjouer la surveillance espagnole. Au terme d’un voyage, dans la mer des Caraïbes et sur les hauts plateaux de Nouvelle-Espagne, il réussit à s’emparer de « l’or rouge du Mexique » pour l’acclimater à Saint-Domingue.
Le récit de cette expédition lointaine, périlleuse et rocambolesque, ainsi que le destin de cet aventurier méconnu sont au cœur de cette présentation qui invite à voyager sur toutes les mers du monde.

Gratuit

Durée : 1h15
Sans réservation préalable
Nombre de places limité

 

Revoir les conférences

Les conférences qui ont eu lieu en 2021 :

 
 

Bonaparte et la campagne d’Egypte. Soldats, ingénieurs et scientifiques sur les rives du Nil (1798-1801)
par Catherine CHADEFAUD, agrégée d’histoire et auteur, en visioconférence depuis paris
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Les Saint-Philippe et la construction des vaisseaux de 1er rang au début du règne de Louis XIV
par Patrick VILLIERS, professeur d'histoire émérite des universités, historien et auteur
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Le tunnel sous la Manche, aspects militaires, navals et diplomatiques (1904-1919)

par Bernard SASSO, docteur en histoire des relations internationales, membre titulaire de l’Académie du Var
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Retour sur 30 ans d'archéologie sous-marine en Méditerranée
par Jean-Claude CAYOL, instructeur national de plongée sous-marine
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Informations pratiques

Renseignements toulon@musee-marine.fr

 

 

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