Dumont d’Urville à l’honneur au musée national de la Marine !
#Collection
Paris
Le 22 avril 2026
Depuis ce mercredi, les visiteurs peuvent observer à l’entrée du parcours du musée, sur le site de Paris-Trocadéro, une statuette rendant hommage à l’une des plus grandes figures françaises de l’exploration maritime : Jules Dumont d’Urville dont nous commémorons le bicentenaire de son expédition vers le Pacifique, dans le sillage de Lapérouse.
Bicentenaire du départ de Dumont d’Urville : une figure majeure de l’exploration mise à l’honneur
Agrandir l'image : Statuette en bronze de l’explorateur Jules Dumont d’Urville debout sur un socle, présentée dans les collections du musée national de la Marine
© Musée national de la Marine / A. Tourret
Le 22 avril 1826, c’est depuis Toulon que l’explorateur s’élance à bord de l’Astrolabe – en hommage au navire de Lapérouse – pour retrouver les traces des vaisseaux disparus à Vanikoro en 1788, et explorer les côtes du Pacifique.
Au cours de ce voyage qui fera date, Dumont d’Urville sillonne la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Irlande, la Nouvelle-Bretagne. Il relève entre autres les contours des Tonga et des Moluques, affine les cartes de la Nouvelle-Zélande et propose une classification des mondes océaniens – Mélanésie, Polynésie, Micronésie – encore d’actualité aujourd’hui.
De retour à Paris en 1829, il songe déjà à d’autres horizons. Polyglotte, botaniste, cartographe, savant prolifique et talentueux marin, Dumont d’Urville reprend la mer en 1837 en direction des glaces des mers du Sud. Le 22 janvier 1840, au milieu des champs de glace de l’océan Austral, il fait la découverte d’une falaise de pierre continue, sur laquelle ses matelots débarquent quelques jours plus tard. Ainsi naît la Terre Adélie, baptisée en hommage à son épouse Adèle.
Le destin du navigateur, à qui l’on doit également la découverte de la Vénus de Milo, s’interrompt brutalement en 1842, à 52 ans. Alors qu’il voyage à bord du train Paris-Versailles, le convoi déraille à Meudon et s’embrase. Cinquante-cinq passagers périssent dans ce qui demeure la première grande catastrophe ferroviaire du monde.
L’héritage et la place prééminente de Dumont d’Urville dans les explorations françaises continuent, eux, de perdurer et d’être célébrés. Une thématique abordée sous un nouveau jour à l’occasion de l’exposition « Explorations : une affaire d’état ? », du 15 avril au 16 août au musée de l’Armée, pour laquelle le musée national de la Marine prête 17 objets en lien avec la grande histoire de l’exploration maritime, de Lapérouse à Cousteau.
Sélection d'objets prêtés pour l'exposition « Explorations : une affaire d’état ? », du 15 avril au 16 août au musée de l’Armée
Agrandir l'image : Octant ancien en bois avec arc gradué en laiton, instrument de navigation du XVIIIe siècle fabriqué par Dardennes, conservé au musée national de la Marine
© Musée national de la Marine / A. Fux
Agrandir l'image : Cloche de timonerie en métal provenant d’une frégate de l’expédition de Lapérouse, objet de navigation maritime du XVIIIe siècle conservé au musée national de la Marine
© Musée national de la Marine / P. Dantec
Agrandir l'image : Ornement de proue de pirogue des îles Salomon en bois sculpté, décor cérémoniel traditionnel océanien conservé au musée national de la Marine
© Musée national de la Marine / A. Fux
En savoir plus sur les collections du musée
Pour en savoir plus sur Jules Dumont d'Urville
À lire
#Histoire #Initiatives et innovations #Science et technique