La Bretagne

Brest

Atelier des modèles de l’arsenal de Brest
Vaisseau de 100 canons, 1766

Maquette au 1/72,
bois, fibres végétales

Modèle de vaisseau à trois ponts, armé de 100 canons, construit à Lorient, puis à Brest en 1766. La Bretagne était le navire amiral de la flotte française lors de la Guerre d’Amérique (1778-1783).

Le vaisseau

Après le désastre de la Guerre de Sept ans (1756-1763), Louis XV lance la reconstruction d’une marine de guerre. Afin de la financer, le secrétaire d’État à la Marine, Étienne-François de Choiseul (1719-1785), sollicite les villes et provinces françaises, qui pourront donner leur nom à un navire si elles en financent la construction. La réalisation de 17 vaisseaux et d’une frégate est ainsi assurée. La Bretagne est la dernière province à répondre à la sollicitation royale en 1762. Elle propose la construction du plus gros navire : un vaisseau de trois ponts.

Sa conception est confiée à Antoine Groignard (1727-1799), ingénieur constructeur de la Marine, qui établit un projet d’un montant de 1 236 860 livres. Lancée à Lorient en 1764, la construction est interrompue l’année suivante, puis transférée dans l’arsenal de Brest. À la différence du modèle, le vrai navire avait comme figure de proue un lion portant les armes de Bretagne. Le vaisseau subit une reconstruction en 1777 et voit son armement porté à 110 canons ; sa coque est doublée en cuivre en 1781.

La Bretagne prend part au combat d’Ouessant, le 17 juillet 1778, considéré comme le premier combat naval de la Guerre d’Amérique (1778-1793) ; elle est alors commandée par Louis Gouillouet d’Orvilliers (1710-1792). Renommée Révolutionnaire en 1793, elle est endommagée en 1794 lors d’un combat au large d’Ouessant ; elle et finalement détruite deux ans plus tard.

Antoine Groignard

Antoine Groignard nait le 4 février 1727 dans le Var, à Solliès-Pont, et décède le 26 juillet 1799 à Paris.

Après des études au collège de l’Oratoire de Toulon où il acquière les principes de la géométrie, du dessin et de la construction, il est envoyé en 1744 à Paris où il bénéficie des enseignements d’Henri-Louis Duhamel Du Monceau (1700-1782). Ingénieur prolifique, il  construit près de quarante vaisseau, dix-huit frégates, et près de trois-cent navires de moindre importance. Après un début de carrière à Rochefort, il est affecté à Lorient au service de la Compagnie des Indes. Il est membre de l’Académie royale de Marine et de l’Académie royale des sciences. En 1774, il est l’auteur du projet de forme de radoub de l’arsenal de Toulon, dont les travaux s’achèvent en 1778, année où il est nommé ingénieur général de la Marine. Cinq ans plus tard, il devient inspecteur général des ports et rades de France. 

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Vue de l'intérieur du Port de Brest (1795), Jean-François Hue, huile sur toile. La Bretagne est figurée tout à gauche sur cette vue du port en 1793.
© Musée national de la Marine/A.Fux
Vue du portrait Agrandir l'image : Vue du portrait
Antoine Groignard, bas-relief, Atelier de sculpture de l’arsenal de Brest, XIXe siècle, objet exposé au musée à Brest. © Musée national de la Marine/J.-Y. Besselièvre
Vue du bas-relief Agrandir l'image : Vue du bas-relief
Antoine Groignard, bas-relief, Atelier de sculpture de l’arsenal de Brest, XIXe siècle, objet exposé au musée à Brest. © Musée national de la Marine/J.-Y. Besselièvre

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