Agrandir l'image

Visitez le mini site consacré à l'exposition.

De Brest en Terre Adélie

En 1948, les Expéditions Polaires Françaises et la Marine organisent une campagne scientifique en Terre Adélie. Partie de Brest, cette mission d’hivernage est la première organisée par la France depuis la découverte de la Terre Adélie par Dumont d’Urville,
cent dix ans auparavant.
Dans le cadre de la IVe Année Polaire Internationale, le musée national de la Marine présente un florilège de cinquante photographies sur ces deux campagnes issues d’une récente donation et une mise en perspective avec des travaux scientifiques d’aujourd’hui.

photographies de Luc-Marie Bayle
Exposition de photographies
[mercredi 29 octobre 2008 - mardi 2 juin 2009]
Brest, château

un enjeu majeur

Au sortir de la guerre, l’Antarctique est un enjeu stratégique majeur, continent à peine exploré, il prend une place de premier ordre sur la scène politique mondiale. Divers pays le convoitent et se disputent ces gigantesques territoires vierges pour des raisons géo-stratégiques, économiques ou encore énergétiques. Les droits de la France sur une portion du continent, baptisée Terre Adélie, découverte cent dix ans auparavant, sont vivement remis en cause. En effet, elle n’a envoyé aucune d’expédition depuis la découverte de cette région par Dumont d’Urville.

deux missions au pôle sud

En 1948, les Expéditions Polaires Françaises et la Marine organise conjointement une campagne scientifique pour l’installation d’une base permettant un hivernage. Cette campagne doit permettre à la France de revaloriser ses droits devenus fragiles et d’approfondir les connaissances en climatologie, cartographie, zoologie.
Les travaux nécessaires à la transformation du navire en bâtiment océanographique polaire sont conséquents, c’est donc avec plusieurs semaines de retard que le navire quitte le port de Brest. Arrivé trop tard en Antarctique, lorsque le pack est déjà formé, le navire est empêché par des glaces mouvantes. Malgré des tentatives répétées le pack demeure infranchissable. Certes le Commandant Charcot n’établit pas de base, pour autant les scientifiques sont à pied d’œuvres prélevant le maximum de données et d’échantillons selon leurs disciplines respectives. Reconduite l’année suivante avec les mêmes objectifs et le même enthousiasme, la mission est alors un succès.

témoignage en images, hier et aujourd’hui

Le pôle sud, univers minéral et glacé, aux limites de la vie offre au photographe un sujet difficile en terme de prise de vue mais fascinant pour le regard. Luc-Marie Bayle, lieutenant de vaisseau, embarque dans cette aventure. Peintre de la Marine depuis peu, il se voit chargé de l’audiovisuel et s’essaye - avec brio - à la photographie.
Réalisées au Rolleiflex, les photographies présentent les traversées, les paysages du «continent blanc», les scientifiques au travail, et l’installation de la base.
Une projection sur les activités scientifiques de l’Institut Paul-Emile Victor (IPEV), fait le lien avec les travaux contemporains.
Désormais seul continent à être gouverné par un traité international, l’Antarctique attise toujours l’imaginaire.

exposition au musée national de la Marine, château de Brest, réalisée dans la cadre de l’année polaire internationale, avec le concours de l’IPEV et le soutien de Planète Thalassa du 30 octobre 2008 au 31 mars 2009 (fermeture annuelle 1er / 31 janvier).

commissariat : Angelina Meslem, chargée de la collection de photographies
Gilles Besson, attaché de conservation,

Communication

A Paris
Sylvie David-Rivérieulx, chef de service
tél. : 01 53 65 69 45 & 47
fax  : 01 53 65 69 46
e-mail : presse@musee-marine.fr

Brest
Gilles Besson, attaché de conservation
tél. : 02 98 14 97 29
fax  : 02 98 43 30 54
e-mail : g.besson@musee-marine.fr