Combat de la Bayonnaise contre l'Ambuscade, 1798

Louis-Philippe Crépin (1772-1851)
1801
H 246 x l. 345 cm
N° inventaire : 9 OA 17 D
© Musée national de la Marine
exposé au Palais de Chaillot

Le combat

La corvette française la Bayonnaise, armée de 20 canons de 8 livres, transporte de Cayenne vers Rochefort trente soldats de l’ancien régiment d’Alsace. Elle se trouve au large de l'île d'Aix lorsqu'elle est attaquée par la frégate anglaise l'Ambuscade, armée de 42 canons. Les Anglais, disposant d'une puissance de feu très supérieure, devraient remporter rapidement le combat. Mais le capitaine français Richer ordonne l'abordage avant que la Bayonnaise ne soit totalement démâtée. Après une demie heure de combat, les marins français vainqueurs au corps à corps, prennent possession de la frégate anglaise. Le grand mât et le mât de misaine de la corvette cèdent. Remorquant la Bayonnaise avec l’Ambuscade, le capitaine Richer, blessé, atteint l’île d’Aix deux jours plus tard. La frégate anglaise est alors intégrée dans la Royale, sous le nom francisé d’Embuscade.
Ce combat, bien qu’isolé, est l'un des épisodes les plus sanglants de la lutte franco-anglaise et eut un énorme retentissement dans l'opinion publique.


Détail de l'huile sur toile

Le dessin préparatoire

Le musée national de la Marine présente également le dessin préparatoire de ce tableau (Inv. MnM 27 OA 122), réalisé au crayon et l’encre noire rehaussé de blanc. Ce dessin représente la scène centrale de la toile, l’instant de l’abordage où les deux équipages vont combattre au corps à corps. Afin de mieux étudier postures et mouvements, les hommes sont représentés nus. Des navires, seules les œuvres mortes et les bas-mâts sont visibles. En revanche sur la toile achevée, vêtements et uniformes sont détaillés, et l’intégralité du gréement et de la mâture sont bien visibles.


Détail du dessin préparatoire

Biographie de Louis-Philippe Crépin

Paris 1772-1851
Louis-Philippe Crépin est successivement l'élève de Joseph Vernet, de Régnault et d'Hubert Robert.
Parti sur les vaisseaux de la République en 1793, il revient à Paris en 1796, date à laquelle il expose pour la première fois au Salon de Paris. Grâce à des oeuvres telles que "Combat de la Bayonnaise contre la frégate anglaise l'Ambuscade" il est nommé peintre du département de la Marine en 1830, ayant un atelier au Ministère de la Marine. Cependant la Monarchie de Juillet lui est moins favorable et en 1832 sa situation devient plus difficile, sans doute en raison de la faveur de son rival Théodore Gudin.