
Retenez votre souffle !
La mise en scène de l'espace thématique Trésors d’Océans vous entraînera aux côtés des archéologues sous-marins.
Découvrez, avec eux, les fabuleuses cargaisons englouties du Mauritius, plongez à l’intérieur du Griffin, retrouvez les traces des Jonques Lena et Espagnola oubliées sous les flots depuis 400 ans…
La majeure partie des objets présentés proviennent des fouilles de Franck Goddio.
Ces 158 pièces données en 2002 au musée national de la Marine ont été sélectionnées dans la part d’inventeur (ou découvreur) attribuée à cet archéologue conformément à la loi de la République des Philippines.
Archéologue de renom, Franck Goddio est le petit-fils du marin Eric de Bisschop, aventurier et écrivain, découvreur des routes anciennes de navigation dans le Pacifique sud, ce qui explique sans doute sa passion pour la mer. S’il n’est pas archéologue de formation, il se consacre totalement à l’archéologie depuis plus de vingt ans. Il fonde en 1984 l’Institut européen d’archéologie sous-marine (IEASM) et, dans ce cadre, soutenu par la Fondation Hilti et la Commerzbank, il initie et coordonne de nombreuses recherches et fouilles de navires auxquelles participent des professionnels du patrimoine (conservateurs, archéologues, chercheurs, restaurateurs…).
L’épave du Mauritius a été retrouvée en 1985 lors d’une prospection d’Elf-Gabon dans les eaux territoriales gabonaises. Le musée alerté par cette découverte contacte alors pour la fouille une équipe de scientifiques dirigée par Michel L’hour et Luc Long (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines).
De ce trois-mâts de près de 45 mètres de long construit en 1601-1602 subsiste un très intéressant ensemble de matériel embarqué : dix-sept canons d’origine variée en bronze et en fonte de fer, la cloche de bronze, des objets du coffre du chirurgien, une meule à grains, un pétard, des boulets, lingots, poids de balance et balles de mousquet, et de nombreux éléments d’acastillage. La cargaison se révéle également riche d’enseignement : poivre en sac et zinc pur conditionné en lingots et un petit frêt de porcelaine « bleu et blanc » (assiettes, coupes à pied, plats, hélas en mille morceaux).
Exposés au musée national de la Marine en 1989, ces objets lui sont confiés à l’issue de l’exposition, à titre de dépôt, par leurs propriétaires, le gouvernement gabonais et la société Elf-Gabon.
Afin d’illustrer le thème des échanges sur la route des Indes, les bateaux étaient indispensables ! Onze maquettes anciennes ont été choisies en fonction de leur beauté et de leur origine géographique, parmi les maquettes construites au XIXe siècle sous la direction de l’Amiral Pâris.
Une série de douze instruments de navigation a également été sélectionnée pour évoquer le voyage.