Après les sous-marins et les monstres aquatiques, un autre passage obligé du cinéma maritime est celui de la bataille navale. Quoi de plus efficace en terme de spectacle que des explosions et des gros bateaux qui s’entrechoquent sur des flots déchaînés ? Pour faire passer cette nouvelle semaine de confinement et vous en mettre plein les mirettes tout en restant chez vous, voici quelques exemples de nos combats préférés. N’hésitez pas à nous faire partager les vôtres !

Combat naval en grèce

Notre première bataille est peut-être la moins impressionnante de toutes mais c’est aussi la plus émouvante du point de vue de l’histoire du cinéma. Georges Méliès, pionnier de l’image animée, a ainsi filmé en 1897 avec les moyens du bord, un combat naval en Grèce, unique sujet de ce petit film éponyme d’une minute, disponible sur Youtube. Cela fait de lui l’un des ancêtres du cinéma de guerre.

Battelship

Un autre film, beaucoup plus récent, est lui aussi intégralement consacré au thème de la bataille navale. Battleship, réalisé par Peter Berg en 2012, est en effet inspiré du jeu de société du même nom. Il ne faut donc pas s’attendre à des merveilles narratives, le scénario se résumant plus au moins aux règles du jeu de plateau : E3, touché, coulé. Avec quelques extraterrestres en supplément. Mais pour les amateurs de blockbusters débridés et tous ceux qui apprécient les limites floues entre le sérieux et la parodie, Battleship est plus que recommandable

Tora ! Tora ! Tora !

Amateur de combat et de stratégie militaire, Tora ! Tora ! Tora ! fera votre bonheur. En 1970, la Fox sort sur les écrans une reconstitution minutieuse de l’attaque de Pearl Harbor par l’aéronavale japonaise. En la confiant à trois réalisateurs, deux japonais (Kenji Fukasaku et Toshio Masuda) et un américain (Richard Fleischer), la célèbre société de production a fait le pari de présenter cette bataille traumatique pour l’armée américaine à travers le point de vue des deux parties. Sans pour autant rien sacrifier au spectacle des combats sur mer.

Master and Commander

Même si les batailles navales ne sont pas le cœur de Master and Commander de Peter Weir, c’est néanmoins l’acmé d’une poursuite endiablée entre deux gréements pendant les guerres napoléoniennes. La bataille finale est aussi réjouissante que réaliste. Pour les besoins du tournage, une réplique d’une frégate du XVIIIème siècle, le HMS Surprise, conservée par le musée maritime de San Diego a été utilisée. N’ayez crainte, malgré les boulets de canon et la fumée, elle a été rendue en parfait état et est encore visitable aujourd’hui.

Piraterie

Que seraient les combats navals sans la piraterie ? Dans ce domaine, il est un duo qui a fait date avant-guerre : Michael Curtiz, derrière la caméra, et Errol Flynn, acteur star spécialisé dans l’aventure en tout genre. Pour voir de multiples scènes d’abordage de très grande qualité, deux titres ressortent de leur filmographie commune. Capitaine Blood (1935) est le premier film de leur longue collaboration artistique.

 

Quant à l’Aigle des mers (1940), dont l’histoire peut-être lue comme une parabole des débuts de la Seconde Guerre mondiale, c’est tout simplement l’un des chefs d’œuvre du film de cape et d’épée.

Bonus
En bonus, voici une scène extraite de Ben-Hur (William Wyler, 1959). Elle nous permet de nous rappeler qu’en termes de combat, nul besoin d’artillerie lourde. Rames, arcs et flèches font très bien l’affaire. Ce qui nous amènera à la réflexion suivante : quand il est question de bataille navale sur nos écrans, le canon n’est-il finalement que la poudre aux yeux ?

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