Paimpol, les veuves de marins et Pierre Loti

Pêcheur d’Islande raconte les épreuves de la pêche à la morue auxquelles s’affrontent, au 19e siècle, les rudes marins de Paimpol. Pierre Loti, était sensible à l’épopée de ce grand voyage de six mois dans les brumes des côtes d’Islande. Il a décrit le travail dangereux, épuisant de cette pêche à l’or blanc. Ses risques mortels. Tant de goélettes qui ne reviennent pas au port et laissent des familles démunies de toutes ressources. Ému par ces veuves et ces orphelins, Pierre Loti a lancé un appel dans Le Figaro en 1887 après deux naufrages de bateaux d’Islandais ainsi qu’on appelait ces hommes, La petite Jeanne et La Catherine…

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Pierre Loti, le romancier à la triste morue

En 1886, Pierre Loti publie Pêcheurs d’Islande. Est-ce la description des amours dramatiques de Gaud et de Yann séparés par la grande pêche ? L’implacable monotonie des paysages bretons où ça ne rigole pas beaucoup sous la pluie ? L’exotisme, si cher à Loti, appliqué à des Côtes du Nord plus singulières encore pour les lecteurs parisiens que Tahiti ou le harem d’Aziyadé ? Le style un tantinet suranné, oscillant entre lyrisme météorologique et ethnographie locale ? Toujours est-il qu’à 36 ans, le romancier rochefortais connait son plus grand succès avec ce drame aux images suggestives, qui n’ont cessé d’inspirer écrivains, musiciens, dessinateurs, peintres…

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