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1966 : Yves Saint Laurent, une mode marine
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 29th, 2009
« Chanel a donné la liberté aux femmes.
Yves Saint Laurent leur a donné le pouvoir.»
Pierre Bergé

Les tenues Yves Saint Laurent sur le podium dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Le 20 juin 1955, Yves Saint Laurent entre chez Dior comme assistant modéliste au studio. Dès 1957 (15 novembre) il est désigné pour remplacer Christian Dior (décédé le 24 octobre 1957). Le plus jeune couturier du monde a 21 ans.
Le 30 janvier 1958, il présente sa première collection chez Dior et triomphe avec la ligne Trapèze.
Lors de la collection été 1959, Yves Saint Laurent obtient un second triomphe chez Dior avec ses marinières et ses vareuses de matelot.
Citons un extrait de journal d’époque (malheureusement non identifié) :
Succès sans précédent en montrant une collection d’avant garde où dominent la simplicité et la jeunesse, c’est à dire le style que toutes les femmes adorent. Le boom a été sur les marinières marine, vraie vareuses de matelots, en lainage ouvertes sur des plastrons blancs.
Après avoir été remplacé chez Dior par Marc Bohan, le 4 décembre 1961 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé procèdent à l’ouverture officielle de la maison Saint Laurent au 30 bis rue Spontini dans le 16e.
Le 29 janvier 1962, le jeune couturier présente son premier défilé maison. Le « now look » ou les « bases » du style Saint Laurent, la blouse, le caban, la marinière, font leur apparition.
Printemps-Été 1962 : collection caban et marinière
les manteaux… tailleurs… de tweed écossais… lainage… caban de lainage… pantalon de shantung… marinières de jersey de soie… de jersey de laine… boléro de pétales de soie… robes de soie… d’organza…de mousseline…
N°62 : caban en lainage marine, pantalon et tee shirt en shantung blanc et marine
Le couturier fait du pantalon une de ses pièces phare dès sa première collection.Yves Saint Laurent déclarera plus tard :
« A partir de 1968, Le pantalon est devenu une des pièces maîtresses de la garde robe d’une femme moderne »

Les tenues Yves Saint Laurent sur le podium dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Yves Saint Laurent prend en 1966 ce courant marin amorcé en 1962. La collection été Marine est une floraison de tenues au style marin poussé à son extrême luxe. Il reprend la silhouette caban de 1962, la retravaille : le caban est recintré, le pantalon moins large mais l’esprit reste le même. Cette silhouette défilera également en 2001.
Printemps-Été 1966 : Collection marin, casquette et paillette Bayadère , des lignes nettes, épaules droites et boutonnages croisés. boutons dorés et tricots de marin en paillettes marines et blanches
Manteaux de drap double boutonnage… robes jersey bicolore encolures géométriques… cabans et pantalons de lainage… toile…marine… blanc… pull paillettes marine et blanc… vestes… robes pull de paillettes bayadères… courtes… longues…

Robe d'après midi lainage marine Collection HC P/Eté 1966 / Mnm A. Fux, S. Dondain

Montage de l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Marie Claire 1er mars 1966 “Cette année Yves Saint Laurent est plus qu’un couturier : c’est l’inventeur d’un style, le style moussaillon. Le vent de la mer souffle sur ses cabans, ses manteaux à boutons dorés, le mariage du bleu marine et du blanc, les ancres qui ornent les manches, tout ce qui fera de vous un loup de mer transformé en femme élégante”

Robe-chandail de cocktail Tissu pailleté marine et blanc Collection HC P/Eté 1966

Caban, pantalon et casquette Lainage marine (caban), laine (pantalon et casquette) Collection HC P/Eté 1966
“[Yves Saint Laurent] a établi le vocabulaire vestimentaire de notre vie quotidienne… tel que le pantalon, tel que l’utilisation du caban, tel que le tailleur-pantalon, le smoking, etc., et ce n’est pas rien. À savoir qu’en 1967, le smoking c’était, mais, une explosion, c’était une révolution ! Comment la femme peut justement s’approprier ce vêtement qui symbolise en fait la masculinité même.”
Pamela Golbin, conservateur au musée de la mode à Paris

Les tenues Yves Saint Laurent sur le podium dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Conformément aux recommandations de Monsieur Bergé, un conservateur de la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent est venu donner la final touch à la présentation des mannequins fournis par la Fondation pour notre exposition.

Arrivée des tenues Yves Saint Laurent dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain

Arrivée des tenues Yves Saint Laurent dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain

Mannequinage de la tenue Ensemble de jour Ottoman (pantalon à pont, spencer), crêpe (blouse), raphia et ruban gros grain (canotier) Collection HC 1984 / Mnm A. Fux, S. Dondain

Mannequinage de la tenue Ensemble de jour Lainage (veste-caban), coton, raphia et ruban gros grain (canotier) Collection HC P/Eté 2001 / Mnm A. Fux, S. Dondain
Marithé et François Girbaud
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 18th, 2009
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Article de Sylvie Marot chargée du Patrimoine, Maison Marithé et François Girbaud
Si Marithé et François Girbaud, sont mondialement reconnus pour leur approche innovante du jean (du stonewash au travail du denim par le laser), c’est avant tout parce que cette approche se caractérise par leur l’interprétation du vêtement utilitaire. En véritables designers industriels, ils travaillent depuis 40 ans sur les spécificités techniques du vêtement, ils en saisissent les fonctionnalités et le symbolisme pour élaborer une esthétique nouvelle.
En ce sens, les codes de l’uniforme marin leurs sont familiers : marinière, vareuse, ciré, caban, pantalon à pont, béret et l’évidente rayure !!! L’imaginaire qui découle du marin, héros intemporel, ne peut que séduire ces deux aventuriers, marins urbains.
L’exposition met en avant deux pièces particulières. Dans la section dédiée au tricot rayé, c’est un petit haut rayé qui a été choisie pour la féminité de ses manches ballons. La pièce fait la couverture du Elle du 21 juin 1971 : succès assuré de cet été là. (cf billet Sailor Chic posté le 2 juin) Dans la section des marinières, vareuses et col marin, une tenue d’enfant de l’été 1990 a été retenue.

L’exposition présente aussi trois extraits de vidéos : hiver 1984-85, été 1985 et hiver 1993/94.
Le court-métrage du défilé de l’hiver 1984-85, intitulé Hyperboréa, s’ouvre avec les images d’un navire traversant l’océan Arctique. Aux lentes images de défilés s’intègrent celles des cotonneux icebergs flottants. Sur fond sonore d’échos de sonar et sifflets, l’équipage se réveille… Les thèmes du défilé vogue sur le thème maritime : Fram (navire utilisé pour l’exploration polaire) ; Les jeunes et les enfants d’abord ; Les laboureurs de la mer ; Funboat Party ; Rescue Team où défilent les mannequins vêtus de pulls de marin à grosse côtes dans des couleurs vives tamisées par la brume et coiffés de bonnet à pompon ; Thulan où le cuir si souple devient un ciré ; le thème Vers Hyperboréa, met en avant la tradition maritime du tissage Royal avec des marinières à encolure montante et descendante.

Extrait du catalogue accompagnant le court-métrage du défilé Hyperboréa © Marithé+François Girbaud®
Pour le défilé de l’été 1985, Jet Laggers, les rayures se mêlent les motifs solaires.

Le thème North sea Marin du défilé Punctum Mundi (hiver 1993/94) revisite le caban. Grandes poches, manches galonnés d’or, ample col rectangle agrémenté de zip doré. L’ancre figurant sur les boutons bombés laisse place au logo mais en garde l’ampleur.

modèle SPQRcity 2G902 - hiver 1993/94 et bouton (détail) © Marithé+François Girbaud®
Mais encore…hors des murs de l’exposition…
L’hiver 1986/87 fait la part belle à la rayure :

Hiver 1986/87 © Marithé+François Girbaud®
Esprit matelot vs officier de marine :

Hiver 2002/03 © Frédérique Dumoulins
Pantalon à pont dandy :

Hiver 2003/04 © Frédérique Dumoulins

Eté 2005 © Stefano Guidani
Sur la campagne de l’été 2009 Change for a better climate, le personnage à droite porte un caban, associant col V et double rangée de boutons :

Change for a better climate été 2009 © Steve Hiett
Et enfin, Marithé+François Girbaud offre pour la prochaine saison une fraîcheur marine nouvelle au casual masculin.

New edge mariner – croquis du 4 avril 2009 © François Girbaud
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Armor Lux au musée
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 9th, 2009

En 1938, Walter Hubacher lance à Quimper La Bonneterie d’Armor. A 31 ans, ce suisse d’origine alémanique fait le projet de créer et produire des sous-vêtements de grande qualité. Dans les années 70, l’entreprise innove avec une ligne de prêt à porter : apparaissent les premières collections d’inspiration marine.
En 1993, deux repreneurs prennent la direction de la bonneterie : Jean-Guy le Floc’h et Michel Guéguen. On assiste un développement des collections de mer, basées sur la tradition, la qualité, et l’aisance dans les vêtements.
En 1997, une nouvelle ligne pour l’enfant est créée : la marque Armor Kids est née. 
Dans les années 2000 d’importantes commandes d’entreprises publiques ajoutent à la renommée de l’entreprise. La Poste confie la gestion de l’habillement de ses agents en 2004. Suivent en 2007 la SNCF et Aéroports de Paris et en 2008 le ministère de l’Intérieur qui renouvelle auprès d’Armor Développement l’habillement des fonctionnaires de la Police Nationale. 
Dernière commande en date : c’est Armor Lux qui habillera le personnel du Pavillon de la France à l’exposition universelle de Shangaï (1er mai - 31 oct. 2010)
Dernière innovation, après avoir lancé en 2005 une ligne en coton équitable, Armor Lux signe en 2009 un contrat de certification avec ECOCERT pour la fabrication et la distribution de produits en coton biologique. 

Jean Guy Le Floc'h devant le podium de l'expo / Mnm S Dondain
La société Armor Lux a aidé le musée national de la Marine dans l’élaboration des ateliers Look de mer, en mettant à notre disposition des rouleaux de tissus rayés.
Son pdg Jean Guy Le Floc’h qui n’avait pu être présent lors du vernissage , est venu le jeudi 4 juin assister à une visite privée.

Timothée Pic styliste chez Armor Lux et Jean Guy Le Floc'h / Mnm S Dondain

Emmanuelle Plescoff et Timothée Pic stylistes chez Armor Lux / Mnm S Dondain

Un des moments clés de l'expo : le sac du marin / Mnm S. Dondain
Do you know Little Marcel ?
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 7th, 2009

Si nous avons presque tous dans nos placards un tee shirt rayé marin, avons nous également un bon Marcel ?

En 2005 Little Marcel , né dans le Sud de la France au Grau du Roi, crée ses premiers modèles de débardeurs sérigraphiés multicolores.
Basée sur une idée ludique et intemporelle, la marque crée alors des produits s’accordant au mieux avec le jeans Les premiers modèles sont fabriqués en noir et blanc sur l’idée originale du mythique débardeur Marcel sérigraphié d’une écriture de maîtresse d’école.Puis aprés un succés immédiat, elle se lance dans le développement d’une gamme fraîche et colorée qui deviendra l’image même de Little Marcel.
Nous ne pouvions pas passer à côté de leurs tee shirt rayés très stylés petits marins
Les modèles tee shirts, manches longues, manches courtes, marcel, robes, et même draps de plage portant les doux noms d’Edwige, Eglantine, Eden, Elfi, Ephèmere, Hendricks, Félicien, Zeus pour femmes, hommes et enfants.




Sailor chic
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 3rd, 2009
Mais que faire cet été si nous ne portons pas des rayures, des vareuses, des marinières ?
Un petit guide pour vous procurer la parfaite tenue du petit matelot tendance !!!!!
Sans oublier nos tops exposés

Pull Isabel Marant p/été 2009, Petit haut M&F Girbaud été 1972, Tee shirt manches longues Agnès B été 2009, chaussures Roger Vivier 1988, escarpins Michel Perry été 2009 / Mnm A. Fux, S. Dondain
Chez Cyrillus, La marinière fille signée par le créateur Eric Bergère. Tour à tour sportchic, décontractée, discrète ou affichée : c’est par excellence la pièce indémodable de l’été.

Tee shirt Cyrillus / DR
La petite robe American Apparel with navy stripes ….

Robe navy American apparel / DR
Des rayures encore chez Eden Park

Top Femme Eden Park / DR
Chez APC , le look est quasi total si on pioche aussi chez la collection Homme

tee shirt femme APC été 2009 /DR

Vareuse Homme APC été 2009 / DR

Marinière (une vraie !!!) APC été 2009 / DR
Pas de rayures mais un look marin très américain chez Burfitt


Corto chez Colette
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 20th, 2009

La collection s’inspire de l’art du dessin de Hugo Pratt.
Toutes les particularités et les détails que Pratt dessinait dans les vêtements de ses personnages et, surtout, de Corto Maltese semblent sortir de la main d’un styliste génial.
Réinterpréter en style moderne les vêtements de Corto Maltese permet de reporter la séduction et le charme d’un personnage toujours vif, aimé par un public universel et unisexe.
La caractéristique la plus importante est la recherche absolue de qualité dans toutes les étapes de production, de la sélection des tissus au façonnage, des traitements innovants à l’attention porté au package et l’étiquetage.

Le vêtement culte qu’on retrouve dans toutes les collections et qui donnera continuité à la marque est le Caban (ou peacoat), la veste symbole de Corto Maltese. Le Caban de Corto se caractérise par un galon métal/or sur l’avant-bras gauche et par des boutons personnalisés signés Hugo Pratt.


La proposition est déclinée en plusieurs modèles avec tissus et traitements différents.
La collection Automne/Hiver 2009-2010 propose une série de cabans originaux. A partir du modèle dessiné par Hugo Pratt le vêtement est décliné dans une série de vêtements teints avec variantes de bleu selon le traitement utilisé. Le tissu est fourni par la Compagnie leader Italiana Stura; il s’agit d’un brevet exclusif de laine à teindre proposée en 3 poils différents.
Dans la version Gelé le traitement appliqué congèle le vêtement en donnant un effet de gel au tissu.
Le Caban est aussi proposé en version longue et courte, avec un tissu tramé type “rice” qui a le poids et la fonction d’un pull. Ce vêtement est proposé dans une seule variante couleur (bleu/noir), il est doublé en jersey.
La collection se complète grâce au mouton (merinos espagnol) utilisé par Corto pendant ses voyages en Sibérie, grâce au caban en peau (agneau d’origine sud-africaine) et col en mouton et grâce à une série de T-Shirts soie/coton lavés à 60° avec des images à corrosion.





Colette, le célèbre magasin parisien, qui fait la mode et les tendances, présentera à partir du 24 mai 2009 les nouvelles éditions du héros d’Hugo Pratt aux éditions Casterman. A cette occasion sera présentée la collection de vêtements Hugo Pratt for Corto Maltese.

Par ailleurs une grande exposition est présentée à Cherbourg :
«Hugo Pratt, périples secrets», jusqu’au 20 septembre, à Cherbourg-Octeville. Exposition gratuite au Musée Thomas-Henry. Centre culturel, 4, rue Vastel. Renseignements : 02 33 23 39 38

Val Piriou au musée national de la Marine
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 28th, 2009
Dans le cadre de notre exposition, nous présentons trois oeuvres textiles d’une créatrice peu connue en France, Val Piriou.

Vestiaire Caban dans l'exposition : Caban en PVC Blanc, Val Piriou puis Hermès/Margiela, Jean Paul Gaultier, Hermès/Gaultier, Ted Lapidus
Moins connue dans son pays qu’à l’international, “Val Piriou avait une démarche très moderne pour son temps, fruit du mélange entre ses origines bretonnes et cette vie londonienne hype”, raconte Nelly Rodi.
L’influence de la Bretagne se fait ressentir dans le travail de Val Piriou. Avec un culot incroyable, et un talent surprenant, elle a su donner au costume breton du XIXe une nouvelle vie et une démesure. Travailler certes sur le costume régional, mais pour l’internationaliser.
A l’instar des défilés de Jean Paul Gaultier ou de Christian Lacroix, eux aussi influencés par les costumes des bigoudènes, Val Piriou a su bien avant, voir en ces costumes typiques, une poésie, une création, un potentiel de mode. Entre les vêtements des marins et ceux folkloriques, la créatrice a détourné des pièces austères en tenues sexy, zippés, déhanchées créant en partie ces futures Breizh icônes.

Vestiaire Marinière et Vareuse : en haut à droite Top Val Piriou
Formée aux Beaux-Arts de Quimper et Rennes puis à Paris, Val (pour Valérie) Piriou intègre des écoles de stylisme (Cours Berçot, Fashion Forum School) entre 1983 et 1985.
Elle s’installe en octobre 1985 à Londres et créé sa marque en 1986 et son logo (Tour Eiffel et nuage). Elle démarre par un défilé de maillots de bain lors de l’ouverture d la boîte de nuit le Limelight à Londres, et la chaîne Harrod’s lance et diffuse sa marque. Dès 1987, elle présente ses pièces au British Designer Show, propose une collection de lingerie en coton strech et broderie bretonne. En 1988, c’est la création de la ligne Maille fabriquée à Quimper par les bonneteries Fileuses d’Arvor. Val Piriou transforme son logo l’année suivante : le curseur rond du zip se mue en triangle, le V de Val.
Exilée à Londres, elle peut enfin laisser exploser son talent lors de ses shows. Son défilé en 1990 présente 150 modèles, défilé présenté sur une scène circulaire en forme de gâteau d’anniversaire au son d’un orchestre de jazz.

Modèle du Musée portant les collections Val Piriou / Mnm A. Fux Diffusion Interdite
“Le nouveau nom à retenir c’est Val Piriou. Une jeune femme de 27 ans, née en Bretagne (France) mais qui a vécu à Londres pendant 6 ans. Elle a fait débuter son défilé par un concert live d’un jazz band de la Nouvelle Orléans. Ces tenues sont si “ouvertes” qu’elles ressemblent davantage à des sous vêtements . Elle aime les surfaces texturées, les sequins en bois , et fait des robes avec des billes de bois telles que celles que les chauffeurs de taxis utilisent. Sur qu’on entendra parler d’elle” Bernadine Morris, New York Times, 16 oct. 1990.
Le 15 octobre 1990, elle est nommée Innovative Designer of the Year at the Fashion Ceremony at the Royal Albert Hall (l’équivalent français du Dé d’Or).
En 1991, sa veste à poches détachables devient l’image publicitaire des tissus LYCRA .
Pour la collection’hiver 91/92, elle présente son show à Londres, puis figure au Salon des Créateurs à Paris, et au salon des designers de New York. La robe de mariée présentée en fin de défilé, en toile de cuivre froissée, est choisie par Pedro Almodovar producteur pour une scène de mariage du film d’Alex de la Iglesia “Action Mutante” tournée en 1992.

Top Val Piriou de dos / Mnm A. Fux Diffusion Interdite
Pour l’été 91/92 la consécration doit passer par un défilé à Paris. C’est le cas le 21 octobre 1991 à la Galerie de la Tour de Nesles avec 100 modèles. La tendance est au gabardine strech. Avec une collection style marin, en gabardine de strech blanc et noir galonnée de blanc, des combi shorts à cols marins, robes , tailleurs …
Le final du défilé présente une série de modèles inspirés des costumes traditionnels bretons. La mariée néo bigoudène porte un modèle de mini robe orange en guipure sur jupon de crin se prolongeant en traîne, un voile de tulle s’échappe de la coiffe en plastique.
En 1992, on assiste à la création de la ligne VP diffusion et la jeune créatrice est lauréate à la Fashion Weeks London Awards. Le ligne s’ouvre l’année suivante au marché japonais. Un show room est ouvert à la Galerie de la Madeleine à Paris.
Malheureusement,en 1995, la dernière collection en préparation ne peut être présentée. Val Piriou trop faible est déjà gravement malade.
Val Piriou, c’était la griffe glamour d’une Bretonne

Caban en PVC présenté dans l'exposition / Mnm A Fux Diffusion Interdite

Caban en Pvc de face Val Piriou / Mnm A Fux Diffusion Interdite

Tenue Val Piriou portée par le modèle du musée / Mnm A Fux Diffusion Interdite
Née à Quimper le 30 août 1963 et disparue le 13 mars 1995, Val Piriou a laissé une oeuvre riche, sans doute inachevée. Sa mère, Marie-Paule Piriou, a beaucoup oeuvré pour faire (re)connaître le travail de sa fille. Elle a fait don des collections de sa fille au musée départemental Breton de Quimper, ainsi qu’au musée de la mode de Marseille.

Jupe à pont exposée au musée / Mnm A. Fux
Quand Corto Maltese inspire Balmain
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 23rd, 2009
Bien avant que Corto Maltese n’impose sa silhouette élancée, et son air de détachement mâtiné d’une lueur d’ironie dans le regard, d’autres figures avaient incarné l’aventure et les voyages. C’est le cas de l’écrivain Pierre Loti ou du peintre Paul Gauguin ; ils ont en commun d’avoir mêlé une vie de marin et une vie d’artiste, et leurs œuvres sont empruntes de dépaysement. Baudelaire aura peut être défini mieux que personne ce qui intrigue et séduit dans la figure de l’aventurier en écrivant « les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent pour partir ».
Cette tenue, créée par Bernard Sanz pour Balmain en 1996 est directement inspirée de l’allure générale du célèbre aventurier Corto Maltese, dessiné par Hugo Pratt. Il en reprend les principales caractéristiques : manteau long, pull rayé, chemise blanche à col cassé et casquette à visière. L’épaisse laine feutrée du caban sculpte la silhouette de l’homme en accentuant la carrure d’épaule tandis que le pantalon ajusté aux hanches et évasé à mi-jambe lui donne une élégance de dandy.
Bernard Sanz a été créateur de mode masculine pendant 25 ans dans les plus grandes maisons de couture parisiennes (Hermès, Yves Saint Laurent, Balmain. Il a réalisé également des costumes pour le cinéma et des spectacles. Il vit maintenant à Marrakech où il mène une nouvelle expérience sur les textiles et est associé à de nombreux projets avec des troupes de danse.
Dans la collection, où cette tenue Corto a défilé, Bernard Sanz a également présenté un veste rayée en forme de djellabah, influence des voyages et déjà du Maroc.

Chez Gaultier, Une robe mythique
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 19th, 2009
Robe à bande pull marin en tricot de soie navy et ivoire prolongée de plumes d’Autruche laquées en rayures
Cette robe pull marin a été présentée lors du défilé haute couture printemps été 2000 intitulé « Les Indes Galantes ». Elle portait le nom de Lascar.
Elle figure aussi parmi les pièces choisies par Jean Paul Gaultier lors de son défilé anniversaire en janvier 2007 à l’occasion des trente ans de la maison Gaultier. « Jean Paul Gaultier , 30 ans de création »
On la retrouve également portée sur l’affiche de l’exposition « Pain Couture » présentée en 2004 à la fondation Cartier.

La robe Lascar pendant le montage de l'exposition / Mnm / A. Fux et S Dondain
Véritable prouesse technique elle est constituée de bande pull marin en tricot de soie, et prolongée de plumes d’Autruche laquées en rayures. Pur exemple de ce qui caractérise le travail de Jean Paul Gaultier : le détournement. Il assemble, récupère, découd, casse et mélange les styles à l’envi. Ne déclarait-il pas en 1984 : « On peut déstructurer des classiques mais avec noblesse et avec de nouvelles matières ».

La Robe Lascar dans l'exposition / Mnm
Le travail si particulier dans l’utilisation des plumes est dû à la Maison Lemarié, Faubourg Saint Denis à Paris. Cet atelier, fondé en 1887, est l’un des derniers à transmettre ce savoir-faire dans le travail des fleurs et des plumes destinées à la couture. Dans les tiroirs de cette maison de véritables trésors dont des plumes de paon, espèces aujourd’hui protégée. Les plumes d’autruche elles proviennent d’Afrique du Sud, importées sans restriction. Eric Charles Donation son responsable artistique travaille avec les créateurs les plus célèbres et les plus extravagants (Galliano, Chanel entre autres)
La pièce présentée dans l’exposition appartient à la Princesse Caroline de Hanovre. Elle la porta au Bal de la Rose au Monte Carlo Sporting Club le 25 mars 2000.

SAR La princesse Caroline de Hanovre / AFP / Eric Gaillard Reproduction Interdite sans autorisation
Un modèle équivalent appartenant aux collections de la Maison Gaultier Paris a été exposé au musée des Arts Décoratifs pour “Le défilé Gaulier / Chopinot” en 2007.
Sur le blog de Poirette
Agnès B sur France 5
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 15th, 2009

Diffusion vendredi 17 avril à 20h35 sur France 5 de l’émission “Agnès de A à B”
“Agnès Troublé est une véritable amatrice de la vie : elle aime les vêtements, le cinéma, la musique, la photographie, la peinture, les créations, la vie et la jeunesse du monde. Cette enfant de Lenôtre -le créateur des jardins de Versailles près desquels elle a vécu enfant- et de Mai 68, a fait les Beaux arts. Son rêve : devenir conservatrice de musée.
Elle y est parvenue en devenant à la fois une grande collectionneuse, une photographe et bientôt une cinéaste. A 19 ans, elle prête son joli coup de crayon aux marques du prêt-à-porter en pleine expansion.
Elle dépose “agnès b” dont les minuscules ont valeur de manifeste, le “b” est à la fois l’initiale du nom du père de ses deux garçons, et le “a”, un parti pris minimaliste. Elle ouvre sa première boutique en 1975, rue du Jour à Paris, avec Jean René Fleurieu, son deuxième mari. Pour cette styliste, qui a vécu au rythme du rock et de la nouvelle vague, la mode vient des films, des concerts et surtout, de la rue.
Elle va dédramatiser la mode, inventer la “no mode” et les vêtements génériques. Comme elle aime la sophistication de la simplicité, elle devait rencontrer l’empire des signes : le Japon. Ce sera un coup de foudre pour elle et la marque qui va contribuer à faire d’agnès b une griffe mondiale. Serge July a suivi Agnès dans sa “factory” de la rue Dieu à Paris, où elle conçoit et centralise toutes ses activités, dans ses voyages, dans la fabrication de ses collections et dans quelques une de ses passions. Portrait d’une femme à travers ses déclarations d’amour.”

Interview :
« b. », c’est vraiment comme on écrit le nom de quelqu’un dans un fait-divers dans le journal. Saint-Laurent a fait YSL. Moi, j’ai fait agnès b. J’aime bien le mode mineur. Je préfère le mode mineur au mode majeur.
J’adore les vêtements, j’adore faire plaisir aux gens. Mais la mode, je m’en fous ! Je vais jamais dans les boutiques, je vais jamais voir aucun défilé. Je veux pas savoir ce que font les autres. Je préfère de loin regarder les gens, la rue… L’inspiration, elle ne vient surtout pas des autres.
Je ne me sens pas une businesswoman. Je me sens plutôt une paysanne avec beaucoup de bon sens. Les plans de financement, c’est pas du tout mon rayon. La finance et moi, ça fait deux. (…) Mais les commandes, savoir ce qu’il faut vendre, sentir l’envie des gens, ça, c’est mon travail. Moi, je suis styliste.