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Démontage suite
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 31st, 2009

Fermeture définitve ....
Suite du démontage en photo
Les clichés sont signés Delphine Allannic, co-commissaire de l’exposition





Démontage ….
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 30th, 2009

Depuis le lundi 27 juillet, l’équipe du musée national de la Marine démonte l’exposition “Les marins font la mode” assistée par l’équipe des restauratrices d’Antoinette Villa
Retour aux prêteurs en ces beaux jours parisiens
Quelques instantanés de ce démontage fait non sans tristesse mais toujours avec le sourire
Les photos sont signées Sébastien Dondain, photographe au musée national de la Marine












Une partie de l'équipe s'amuse !!!! Agnès Mirambet Paris, Agnès Takahashi, Delphine Allannic, Véronique Alemany


Quand Chanel transforme la chemise de marin
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 7th, 2009
“Le grand couturier est un homme qui a de l’avenir dans l’esprit” L’Allure de Chanel de Paul Morand
Lors du défilé Haute Couture printemps été 1995, la maison Chanel sous l’égide de Karl Lagerfeld revisite le style marin.
“Tout de perles brodées, des marins d’apparat en robe et en tee shirt et jupes à pans en mousseline” Marie Claire n°511, mars 1995.
La collection prêt à porter de la même saison était elle aussi résolument placé sous le signe des marins.
Dans le Elle n°2562 en date du 6 févroer 1995 : « Lagerfeld réussit le tour de force de s’inspirer de tout ce qui fut autrefois pour le réinventer de la manière la plus moderne qui soit. Mais s’il fallait se damner, ce serait pour ces marinières de matelots entièrement brodées de petites perles, prodiges de luxe intériorisé ».
Ces savoirs faire artisanaux des ateliers sont de plus en plus difficiles à maintenir, en raison notamment des délais toujours plus courts pour la réalisation de pièces qui exigent tant de minutie. Le brodeur François Lesage explique que la tendance est d’exiger qu’une commande soit réalisée en dix jours pour un travail autrefois réalisé en cinq semaines.
Pour préserver ce patrimoine de métiers d’art devenus rares, quatre des plus anciennes maisons de broderie, de chaussures, de chapeaux, de fleurs et de plumes se sont regroupées en une société créée par la maison Chanel et baptisée Paraffection : – Lesage pour les broderies, Michel pour les chapeaux, Lemarié pour les fleurs et les plumes et Massaro pour les chaussures.

Alcôve Chemise et Vareuse dans m'exposition ; en haut à gauche Marinière Chanel / Mnm A. Fux, S. Dondain
– marinière à manches courtes entièrement brodée de petites perles blanches à rayures de petites perles noires sur l’encolure, les manches, et la poche poitrine au sigle CHANEL. Collection Haute Couture Printemps-Eté 1995.

Préparation au mannequinage de la marinière Chanel / Mnm A. Fux, S. Dondain

Mannequinage de la marinière Chanel / Mnm A. Fux, S. Dondain
Chemisette d'été Marine Nationale / Mnm A. Fux, S. Dondain
La marinière Chanel présentée dans l’exposition est particulièrement connue car lors du défilé Couture , elle était porté par le top model Carla Bruni.
1966 : Yves Saint Laurent, une mode marine
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 29th, 2009
« Chanel a donné la liberté aux femmes.
Yves Saint Laurent leur a donné le pouvoir.»
Pierre Bergé

Les tenues Yves Saint Laurent sur le podium dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Le 20 juin 1955, Yves Saint Laurent entre chez Dior comme assistant modéliste au studio. Dès 1957 (15 novembre) il est désigné pour remplacer Christian Dior (décédé le 24 octobre 1957). Le plus jeune couturier du monde a 21 ans.
Le 30 janvier 1958, il présente sa première collection chez Dior et triomphe avec la ligne Trapèze.
Lors de la collection été 1959, Yves Saint Laurent obtient un second triomphe chez Dior avec ses marinières et ses vareuses de matelot.
Citons un extrait de journal d’époque (malheureusement non identifié) :
Succès sans précédent en montrant une collection d’avant garde où dominent la simplicité et la jeunesse, c’est à dire le style que toutes les femmes adorent. Le boom a été sur les marinières marine, vraie vareuses de matelots, en lainage ouvertes sur des plastrons blancs.
Après avoir été remplacé chez Dior par Marc Bohan, le 4 décembre 1961 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé procèdent à l’ouverture officielle de la maison Saint Laurent au 30 bis rue Spontini dans le 16e.
Le 29 janvier 1962, le jeune couturier présente son premier défilé maison. Le « now look » ou les « bases » du style Saint Laurent, la blouse, le caban, la marinière, font leur apparition.
Printemps-Été 1962 : collection caban et marinière
les manteaux… tailleurs… de tweed écossais… lainage… caban de lainage… pantalon de shantung… marinières de jersey de soie… de jersey de laine… boléro de pétales de soie… robes de soie… d’organza…de mousseline…
N°62 : caban en lainage marine, pantalon et tee shirt en shantung blanc et marine
Le couturier fait du pantalon une de ses pièces phare dès sa première collection.Yves Saint Laurent déclarera plus tard :
« A partir de 1968, Le pantalon est devenu une des pièces maîtresses de la garde robe d’une femme moderne »

Les tenues Yves Saint Laurent sur le podium dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Yves Saint Laurent prend en 1966 ce courant marin amorcé en 1962. La collection été Marine est une floraison de tenues au style marin poussé à son extrême luxe. Il reprend la silhouette caban de 1962, la retravaille : le caban est recintré, le pantalon moins large mais l’esprit reste le même. Cette silhouette défilera également en 2001.
Printemps-Été 1966 : Collection marin, casquette et paillette Bayadère , des lignes nettes, épaules droites et boutonnages croisés. boutons dorés et tricots de marin en paillettes marines et blanches
Manteaux de drap double boutonnage… robes jersey bicolore encolures géométriques… cabans et pantalons de lainage… toile…marine… blanc… pull paillettes marine et blanc… vestes… robes pull de paillettes bayadères… courtes… longues…

Robe d'après midi lainage marine Collection HC P/Eté 1966 / Mnm A. Fux, S. Dondain

Montage de l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Marie Claire 1er mars 1966 “Cette année Yves Saint Laurent est plus qu’un couturier : c’est l’inventeur d’un style, le style moussaillon. Le vent de la mer souffle sur ses cabans, ses manteaux à boutons dorés, le mariage du bleu marine et du blanc, les ancres qui ornent les manches, tout ce qui fera de vous un loup de mer transformé en femme élégante”

Robe-chandail de cocktail Tissu pailleté marine et blanc Collection HC P/Eté 1966

Caban, pantalon et casquette Lainage marine (caban), laine (pantalon et casquette) Collection HC P/Eté 1966
“[Yves Saint Laurent] a établi le vocabulaire vestimentaire de notre vie quotidienne… tel que le pantalon, tel que l’utilisation du caban, tel que le tailleur-pantalon, le smoking, etc., et ce n’est pas rien. À savoir qu’en 1967, le smoking c’était, mais, une explosion, c’était une révolution ! Comment la femme peut justement s’approprier ce vêtement qui symbolise en fait la masculinité même.”
Pamela Golbin, conservateur au musée de la mode à Paris

Les tenues Yves Saint Laurent sur le podium dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Conformément aux recommandations de Monsieur Bergé, un conservateur de la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent est venu donner la final touch à la présentation des mannequins fournis par la Fondation pour notre exposition.

Arrivée des tenues Yves Saint Laurent dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain

Arrivée des tenues Yves Saint Laurent dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain

Mannequinage de la tenue Ensemble de jour Ottoman (pantalon à pont, spencer), crêpe (blouse), raphia et ruban gros grain (canotier) Collection HC 1984 / Mnm A. Fux, S. Dondain

Mannequinage de la tenue Ensemble de jour Lainage (veste-caban), coton, raphia et ruban gros grain (canotier) Collection HC P/Eté 2001 / Mnm A. Fux, S. Dondain
Ancre symbole des marins
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 25th, 2009
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Le mot Ancre vient du latin “ancora” . Ce mot a été parfois utilisé au masculin jusqu’au XVIe siècle.
Ce terme désigne “une pièce d’acier que l’on jette au fond de l’eau pour retenir le navire”
Est-ce parce que c’est l’un des instruments les plus anciennement utilisé dans la Marine que l’ancre a été “choisie” comme emblême ? L’évolution des ancres a toujours été liée à celle de la navigation.

Tableau des grades de la Marine / Mnm A. Fux, S. Dondain
En tant qu’insigne d’uniforme, l’ancre peut comporter un câble. L’insigne peut consister aussi en deux ancres croisées tel l’insigne en drap écarlate apposé en haut de la manche droite de la vareuse (circulaire du 28 juillet 1879).
Vareuse modèle 1953 / Mnm A. Fux, S. Dondain
L’ancre apparaît d’abord comme ornement des boutons d’uniforme (1766) puis sur la plaque de ceinturon. Sous la Restauration, l’ancre devint le motif habituel de décoration des uniformes des officiers pour les casquettes, épaulettes, broderies de grade.
Caban modèle 1953 / Mnm A. Fux, S. Dondain
l’ancre est signe universel de la mer ; l’ancre signifie à la fois l’aventure et la sécurité
Lever l’ancre c’est partir en voyage ; jeter l’ancre c’est s’arrêter, même si dans la marine on n’emploie pas ce terme mais le vocable Mouiller.
L’ancre de Miséricorde est la dernière ancre que l’on peut utiliser à bord, l’ancre de secours la plus lourde entreposée à fond de cale . Dans le Larousse, on peut lire : “les traversées de la vie étant souvent comparées aux agitations de la mer, le mot ancre est entrée dans plusieurs locutions verbales”

Blouse Tsumori Chisato attendant d'être mannequinée / Mnm A. Fux, S. Dondain
Mais l’ancre symbole, emblême, marque de l’univers marin , est une source constante d’inspiration chez les couturiers. Présente sur les costumes de bain, les premiers sweaters des années 1920, les costumes pour enfants, on a vu l’ancre hantée les podiums ces dernières années chez Castelbajac, D&G, Tsumori Chisato, Moschino.
costume des bains, Galliera / Mnm A. Fux, S. Dondain

Robe à l'ancre Thierry Mugler coll Quidam de Revel / Mnm A. Fux, S. Dondain

Ensemble à l'ancre JC de Castelbajac / Mnm A. Fux, S. Dondain
Destination Normandie
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 23rd, 2009
Exposition au musée de Normandie à Caen du 13 juin au 31 octobre

Affiche de l'exposition / DR
Destination Normandie, deux siècles de tourisme (XIXe-XXe)
La Normandie fut dès le début du XIXe siècle une des destinations privilégiées des touristes. Présentée dans les toutes nouvelles Salles du Rempart du Musée de Normandie, Destination Normandie évoque l’épopée des bains de mer, le temps du loisir et du sport, l’urbanisation du littoral, les excursions et la découverte du territoire ainsi que l’industrie du souvenir.
Des œuvres de Mozin, Boudin ou Dufy, des collections anciennes de costumes de bain, jeux et accessoires de plages tels que cabine du Havre ou paillotte de Coutainville, des souvenirs liés à la visite des plages du Débarquement, des affiches touristiques provenant de toute la Normandie et pour la première fois réunies, retracent deux siècles d’histoire du tourisme en Normandie.
Sous le commissariat d’Alice Gandin, Musée de Normandie assistée de Marie-Pierre Osmont

Nous vous conseillons tout particulièrement le catalogue de l’exposition
Catalogue “Destination Normandie”, éditions 5 continents, Milan, 208 pages, format 24 x 28 cm, 35 €
Le catalogue a pour but de faire la synthèse des recherches en cours sur le tourisme et ses multiples expressions en Normandie et de présenter les œuvres qui sont exposées. Ainsi que le site Destination Normandie
Sommaire du catalogue :
- Naissance et originalité du tourisme en Normandie
Alain Corbin - Le tourisme, nouvel objet du patrimoine
Alice Gandin - Les stations balnéaires anglaises au XVIIIe siècle
William Brodie et Gary Winter - Des peintres aux bains de mer en Normandie
Anne-Marie Bergeret-Gourbin - La Normandie des Guides-Joanne : l’attrait des stations balnéaires
Hélène Morlier - Le tourisme à la conquête du littoral normand : “main-mise sur un territoire”
Philippe Dupré - Une approche des casinos de la côte normande
Didier Hébert et Viviane Manase - Architecture balnéaire et style néo-normand
Claude Mignot - Sur la plage : tentes, cabines et cabanes
Claire Etienne - La promesse faite au touriste
Catherine Bertho-Lavenir - Cap : santé, loisir et bien-être
André Rauch - Cyclistes et automobilistes : inventer un nouveau tourisme
Catherine Bertho-Lavenir - Un atout pour le tourisme régional : la mémoire du Débarquement et de la bataille de Normandie
Jean Quellien - Les objets souvenirs : économie et imagerie touristique
Elisabeth Lalou - Catalogue des objets/œuvres exposés
Coordination : Alice Gandin et Marie-Pierre Osmont
Gabrielle Chanel, Deauville 1913
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 20th, 2009

Marinière Chanel en jersey de soie (à côté projet tenue d'infirmièe de Jeanne Lanvin) / MNM S. Dondain A. Fux
La Marinière de Melle Chanel
L’essence même du travail de Mademoiselle n’est-il pas dès le départ de “contester la mode”. Au delà n’a-t-elle pas voulu s’affranchir d’un carcan imposé aux femmes juste avant la Première Guerre Mondiale ?
Autour de Mademoiselle Chanel se crée jusqu’à aujourd’hui un véritable mythe sur ses créations, ses inventions. Si tout n’est pas forcément attesté, on ne peut nier qu’elle a apporté énormément à l’histoire de la mode participant d’une certaine façon à l’émancipation des femmes.

Les élégantes de Deauville 1916 / DR
En 1913, Gabrielle Chanel commandité par Boy Capel ouvre sa première boutique au coeur de Deauville rue Gontaut Biron. C’est au départ, une boutique de chapeaux : Melle Chanel se désole de voir ses femmes sur le littoral normand arborrant des couvre-chefs chargés de plumes et autres ornements. On raconte que par un jour de grand vent (?) , elle adopta le petit chapeau de paille cher aux plaisanciers parisiens : le canotier.

Melle Chanel devant sa boutique à Deauville / Droits réservés Conservatoire CHANEL diffusion Interdite
Très vite s’ajoutent à l’offre, des blouses, des vestes et cette famuese marinière qui deviendra le vêtement des élégantes de Deauville des temps de guerre.
Cette nouvelle mode naît d’une constation très simple pour Melle Chanel : il n’existait ni mode, ni costume de sport. Or elle invente d’abord des vêtements pour elle : férue de sport, elle crée une mode de détente et de plein air.
Il est dit qu’en 1914, elle emprunte le tissu des sweaters de Boy Capel pour se créer un costume de bain (bien plus pratique que ceux des femmes du temps) … mais sa véritable révolution est d’introduire un tissu jusque là méprisé des couturiers.
En 1916, dans ces temps de guerre, Melle Chanel veut trouver un tissu qui se rapproche autant que possible du tricot. Le fabricant Rodier à défaut, lui propose un tissu jusque là utilisé pour les sous-vêtements : le jersey. L’adoption est imémdiate : un tricot fabriqué sur machine, plus souple, moins contraignant.
A elle désormais, ces formes jugées trop simples comme la fameuse marinière qu’elle a vu portée sur les côtes normandes.

Mademoiselle Chanel à Deauville / Droits réservés Conservatoire CHANEL diffusion Interdite
Car avec ce tissu, la femme se débarasse des contraintes imposées, dictées par la bienséance : engoncée, corsetée, elle se libère en portant une tenue plus souple, plus vague moins apprétée. Mais n’oublions que cela concerne une partie de la population féminine : pas forcément la plus aisée, mais la plus apte à recevoir et imposer ces bouleversements.

Mademoiselle Chanel / Droits réservés Conservatoire CHANEL diffusion Interdite
La marinière que nous présentons dans l’exposition appartient au Conservatoire CHANEL. Cette pièce est exceptionnelle à plus d’un titre. Peu de créations de ces années là ont été conservées. En outre, cette marinière est en jersey de soie. De couleur crème, elle est une pièce phare de l’exposition car elle démontre le passage de la copie du style marin à la véritable création à partir des codes marins. Contrairement aux précédentes pièces qui s’inscrivent dans une copie des tenues de matelots, ou qui par les rayures et les codes couleurs signifient une recherche du balnéaire comme espace d’hygiène, de santé, La Marinière de Mademoiselle tend à une affirmation de la mode, de la création. Pièce détournée : la forme est bien celle de la marinière mais l’échancrure est plus prononcée, le col est plus bas, et surtout les manches sont resserrées aux poignets, et la marinière est ceinturée.

Blouse à col marin et jupe mi-longue, Crêpe de soie, nœud de satin noir et camélia blanc au décolleté/ Mnm S. Dondain A. Fux
Karl Lagerfeld a présenté lors du défilé PAP 1989 une variation de la marinière de Mademoiselle.
Marithé et François Girbaud
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 18th, 2009
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Article de Sylvie Marot chargée du Patrimoine, Maison Marithé et François Girbaud
Si Marithé et François Girbaud, sont mondialement reconnus pour leur approche innovante du jean (du stonewash au travail du denim par le laser), c’est avant tout parce que cette approche se caractérise par leur l’interprétation du vêtement utilitaire. En véritables designers industriels, ils travaillent depuis 40 ans sur les spécificités techniques du vêtement, ils en saisissent les fonctionnalités et le symbolisme pour élaborer une esthétique nouvelle.
En ce sens, les codes de l’uniforme marin leurs sont familiers : marinière, vareuse, ciré, caban, pantalon à pont, béret et l’évidente rayure !!! L’imaginaire qui découle du marin, héros intemporel, ne peut que séduire ces deux aventuriers, marins urbains.
L’exposition met en avant deux pièces particulières. Dans la section dédiée au tricot rayé, c’est un petit haut rayé qui a été choisie pour la féminité de ses manches ballons. La pièce fait la couverture du Elle du 21 juin 1971 : succès assuré de cet été là. (cf billet Sailor Chic posté le 2 juin) Dans la section des marinières, vareuses et col marin, une tenue d’enfant de l’été 1990 a été retenue.

L’exposition présente aussi trois extraits de vidéos : hiver 1984-85, été 1985 et hiver 1993/94.
Le court-métrage du défilé de l’hiver 1984-85, intitulé Hyperboréa, s’ouvre avec les images d’un navire traversant l’océan Arctique. Aux lentes images de défilés s’intègrent celles des cotonneux icebergs flottants. Sur fond sonore d’échos de sonar et sifflets, l’équipage se réveille… Les thèmes du défilé vogue sur le thème maritime : Fram (navire utilisé pour l’exploration polaire) ; Les jeunes et les enfants d’abord ; Les laboureurs de la mer ; Funboat Party ; Rescue Team où défilent les mannequins vêtus de pulls de marin à grosse côtes dans des couleurs vives tamisées par la brume et coiffés de bonnet à pompon ; Thulan où le cuir si souple devient un ciré ; le thème Vers Hyperboréa, met en avant la tradition maritime du tissage Royal avec des marinières à encolure montante et descendante.

Extrait du catalogue accompagnant le court-métrage du défilé Hyperboréa © Marithé+François Girbaud®
Pour le défilé de l’été 1985, Jet Laggers, les rayures se mêlent les motifs solaires.

Le thème North sea Marin du défilé Punctum Mundi (hiver 1993/94) revisite le caban. Grandes poches, manches galonnés d’or, ample col rectangle agrémenté de zip doré. L’ancre figurant sur les boutons bombés laisse place au logo mais en garde l’ampleur.

modèle SPQRcity 2G902 - hiver 1993/94 et bouton (détail) © Marithé+François Girbaud®
Mais encore…hors des murs de l’exposition…
L’hiver 1986/87 fait la part belle à la rayure :

Hiver 1986/87 © Marithé+François Girbaud®
Esprit matelot vs officier de marine :

Hiver 2002/03 © Frédérique Dumoulins
Pantalon à pont dandy :

Hiver 2003/04 © Frédérique Dumoulins

Eté 2005 © Stefano Guidani
Sur la campagne de l’été 2009 Change for a better climate, le personnage à droite porte un caban, associant col V et double rangée de boutons :

Change for a better climate été 2009 © Steve Hiett
Et enfin, Marithé+François Girbaud offre pour la prochaine saison une fraîcheur marine nouvelle au casual masculin.

New edge mariner – croquis du 4 avril 2009 © François Girbaud
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Armor Lux au musée
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 9th, 2009

En 1938, Walter Hubacher lance à Quimper La Bonneterie d’Armor. A 31 ans, ce suisse d’origine alémanique fait le projet de créer et produire des sous-vêtements de grande qualité. Dans les années 70, l’entreprise innove avec une ligne de prêt à porter : apparaissent les premières collections d’inspiration marine.
En 1993, deux repreneurs prennent la direction de la bonneterie : Jean-Guy le Floc’h et Michel Guéguen. On assiste un développement des collections de mer, basées sur la tradition, la qualité, et l’aisance dans les vêtements.
En 1997, une nouvelle ligne pour l’enfant est créée : la marque Armor Kids est née. 
Dans les années 2000 d’importantes commandes d’entreprises publiques ajoutent à la renommée de l’entreprise. La Poste confie la gestion de l’habillement de ses agents en 2004. Suivent en 2007 la SNCF et Aéroports de Paris et en 2008 le ministère de l’Intérieur qui renouvelle auprès d’Armor Développement l’habillement des fonctionnaires de la Police Nationale. 
Dernière commande en date : c’est Armor Lux qui habillera le personnel du Pavillon de la France à l’exposition universelle de Shangaï (1er mai - 31 oct. 2010)
Dernière innovation, après avoir lancé en 2005 une ligne en coton équitable, Armor Lux signe en 2009 un contrat de certification avec ECOCERT pour la fabrication et la distribution de produits en coton biologique. 

Jean Guy Le Floc'h devant le podium de l'expo / Mnm S Dondain
La société Armor Lux a aidé le musée national de la Marine dans l’élaboration des ateliers Look de mer, en mettant à notre disposition des rouleaux de tissus rayés.
Son pdg Jean Guy Le Floc’h qui n’avait pu être présent lors du vernissage , est venu le jeudi 4 juin assister à une visite privée.

Timothée Pic styliste chez Armor Lux et Jean Guy Le Floc'h / Mnm S Dondain

Emmanuelle Plescoff et Timothée Pic stylistes chez Armor Lux / Mnm S Dondain

Un des moments clés de l'expo : le sac du marin / Mnm S. Dondain
Graphisme dans l’exposition
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 18th, 2009
Par Jeanne Bovier Lapierre et Claire Boitel / Atelier JBL

L’élaboration du graphisme a commencé en même temps que la conception de la scénographie et a été pensé en fonction des lieux.
Dans la descente d’escalier, à l’entrée de l’exposition, un “signal fort” nous a été demandé. La rayure, que l’on retrouve sur les marinières, les vareuses, les cols bleus et certains uniformes, nous semblait un symbole évident à placer à cet endroit et cohérent pour “résumer” l’exposition. Les rayures se retrouvent déclinées dans la partie historique, sur une grande fresque chronologique. Elles mettent en valeur les costumes marins et les uniformes présentés et marquent par ailleurs l’évolution du temps. L’utilisation de photographies de ponts de bateaux (anciens et plus récents) en fond, nous a permis de souligner le parallèle entre le costume marin et la mode/ le pont et le podium, mais aussi de remettre les modèles mannequinés dans leur contexte.

Salles des uniformes / Mnm S. Dondain, A. Fux

Salles des uniformes / Mnm S. Dondain, A. Fux
Sur certaines cimaises, des compositions style “papiers peints” ont été conçues grâce à la documentation du musée pour évoquer de manière graphique, chaque thématique abordée.
Dans les alcôves de la grande salle, à gauche du grand podium, des panneaux explicatifs associant un pictogramme, un texte et un document original, présentent et symbolisent chaque famille de marins.

Alcôve aventuriers / Mnm S. Dondain, A. Fux

Alcôve tatouage / Mnm S. Dondain, A. Fux

En écho, de l’autre côté du podium,les “fiches typologiques” du vestiaire présentent de manière ludique et simplifiée, des informations techniques sur la confection des vêtements. Chaque type de vêtement - emblématique du costume marin (pantalon à pont, bachi, vareuse…) - a été stylisé graphiquement afin de créer une série de pictogramme.

- Alcôve Pardessus / Mnm S. Dondain, A. Fux

Alcôve couvre chefs / Mnm S. Dondain, A. Fux
