Départ d’une robe Dior
Posted by: Redactrice in Non classé on août 18th, 2009
Quelques photos de notre démontage et départ d’une des pièces les plus emblématiques de l’exposition
Night Club, robe de cocktail à col marin
Tulle et strass Collection HC P/Eté 1954
Granville, musée Christian Dior







Conseil de Christian Dior
Posted by: Redactrice in Non classé on août 18th, 2009
Le petit dictionnaire de la Mode par Christian Dior, 1954
Publié dans le catalogue de l’exposition “Dior 60 années hautes en couleur” Musée Dior Granville 2007.
Le 12 février 1947, au 30, avenue Montaigne est organisé le premier défilé d’un couturier du nom de Christian Dior. La première partie du catalogue dresse le panorama de soixante années de création. La deuxième partie reproduit le dictionnaire écrit en 1954 par le couturier qui donne des conseils pratiques sur l’élégance féminine de l’époque.
On peut y lire à la définition
Mode jeune / Young Look : parfait pour la jeunesse, un charmant chemisier blanc au col marin avec un gros noeud cravate. Idées jeunes : un autre col marin sur une petite robe blanche.
Mode Marine pour enfants rois
Posted by: Redactrice in Non classé on août 11th, 2009
Aude Le Guennec, responsable du musée du textile de Cholet
La pérennisation de l’ambiance marine dans la garde-robe enfantine est exemplaire. Aucun des emprunts au style vestimentaire d’autres milieux n’a connu pareille postérité dans le vestiaire enfantin. Les années 1980, en reprenant les standards de 1930, transforment ce style en un élément classique et intemporel de la mode enfantine qui envahit
à nouveau les garde-robes sportswear des enfants en vacances ou à l’école. Jacadi, Bonpoint, Tartine et Chocolat, utilisent les cols marins et les rayures pour signer des robes de cérémonie ou des tenues plus quotidiennes imprégnées d’un style désormais réservé à la petite enfance.

Jacadi été 2009 / DR
D’autres comme Trotinette, marque impertinente de cette période peuplée d’enfants rois, retournent au costume militaire de référence et se chargent d’en détourner les codes : l’enfant en enfilant l’ensemble « De Gaulle » se déguise, entre dans une autre histoire et devient à nouveau le porte flambeau de l’esprit et des opinions familiales, souvent interprétées d’une manière décalée et pleine d’humour par ses créateurs. Parallèlement, des marques comme Petit Bateau continuent de voguer avec avidité sur ces flots marins. Et d’autres maisons de confection, Saint-James ou Mat de Misaîne, déclinent dans des collections pour enfants aux ambiances « bord de mer » les codes stylistiques des uniformes marins de sortie ou de travail.
Le pompon porte bonheur ?
Posted by: Redactrice in Non classé on août 6th, 2009
Une tradition s’est instaurée, celle de toucher le pompon rouge sensé porter chance …
Les affiches de la loterie nationale suggèrent une vertu supposée du marin : il porte chance. D’où vient cette superstition, nul ne saurait le dire. Tout juste pourrions-nous suggérer que devant les dangers de la mer, le tempérament et le courage ne suffisent pas toujours, et nécessitent quelquefois un coup de pouce de la providence. La loterie exploitera cette croyance, tout particulièrement lorsqu’il s’est agi de collecter des fonds pour soutenir l’effort de guerre au moment de la seconde Guerre Mondiale.
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De façon plus plausible, il semblerait que cette tradition soit née dans les quartiers fréquentés par les marins. A l’époque lors du retour des équipages, le jeu pour les jeunes adolescents consiste à essayer de voler la houppette du marin, qui est encore amovible. Bienheureux celui ou celle qui pourra subtiliser ce “pompon” . Si une telle réussite arrive alors l’objet de toutes les convoitises sera considéré comme un véritable porte-bonheur
Ainsi serait née la tradition de toucher le pompon car entre temps la houppette a été attachée au bachi

Motifs Ancre fin
Posted by: Redactrice in Non classé on août 4th, 2009

Claude Keren pour Hermès Cardigan Jersey coton Conservatoire Hermès / Mnm S. Dondain

Tunique Balenciaga 1968 coll. Anouschka / Mnm D. Allannic

Jean Charles de Castelbajac Veste p-été 2008 / Mnm D. Allannic

Yves Saint Laurent Broche manche caban HC p-été 1966 / Mnm D. Allannic

Chanel Top brodé par Lesage HC 1979 Coll. Didier Ludot / Mnm D. Allannic

Riccardo Tisci Givenchy Détail boucle ceinture HC p-été 2006 / Mnm D. Allannic
Motifs Ancre suite
Posted by: Redactrice in Non classé on août 2nd, 2009
Encore quelques photos

Jean Charles de Castelbajac Chaussures à l'ancre p-été 2008 / Mnm S. Dondain

Tsmori chisato Tunique Lin Pap Pété 2006/ Mnm S. Dondain

Per Spook Veste Marine HC p-été 1994 / Mnm S. Dondain

Pierre CArdin, Chaussons pour le coiffeur Alexandre de Paris, Arts Décoratifs Paris, musée du textile / Mnm S. Dondain
Motifs Ancre, encore et encore
Posted by: Redactrice in Non classé on août 1st, 2009
A la faveur du démontage de l’exposition, nous avons pu prendre des détails de certaines pièces exposées. Nous vous proposons un panel d’ancres revisitées par les créateurs.

Jean Paul Gaultier pour Hermès Caban en denim rouge Conservatoire Hermès / Mnm S. Dondain

Marc Bohan pour Dior Veste d’été imprimée à l’ancre (par Beauclere) Soie, Collection Quidam de Revel / Mnm S. Dondain

Jean Paul Gaultier Marinière pailletée à col marin Paillettes/sequins Collection PAP Homme P/Eté 1997 Paris, Maison Jean Paul Gaultier / Mnm S. Dondain

Tsumori Chisato Robe Lin Collection PAP P/Eté 2006 / Mnm S. Dondain
Démontage suite
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 31st, 2009

Fermeture définitve ....
Suite du démontage en photo
Les clichés sont signés Delphine Allannic, co-commissaire de l’exposition





Démontage ….
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 30th, 2009

Depuis le lundi 27 juillet, l’équipe du musée national de la Marine démonte l’exposition “Les marins font la mode” assistée par l’équipe des restauratrices d’Antoinette Villa
Retour aux prêteurs en ces beaux jours parisiens
Quelques instantanés de ce démontage fait non sans tristesse mais toujours avec le sourire
Les photos sont signées Sébastien Dondain, photographe au musée national de la Marine












Une partie de l'équipe s'amuse !!!! Agnès Mirambet Paris, Agnès Takahashi, Delphine Allannic, Véronique Alemany


Le pyjama de plage
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 8th, 2009
A partir des années 20, les élégantes parisiennes prennent leur quartier d’été non plus sur les côtes normandes mais sur la Côte d’Azur. Ce nouveau lieu de mondanités devient surtout un nouveau foyer de créativité. Celles que l’on nommait les élégantes de Deauville, viennent goûter au plaisir des bains de soleil. La peau blanche n’est plus de rigueur et le teint hâlé est signe de richesse.
Ainsi Coco Chanel lance à Cannes à la fin des années 20, le port du pantalon, et pose pour la magazine Vogue avec un pyjama de plage. Ce vêtement composé de 2 pièces, pantalon ample et blouse (ou boléro), avait été porté dès les années 20, au gré des heures de la journée, par les femmes élégantes en quête de nouveauté. Il se décline dans diverses matières, selon les circonstances : toile, soie, et, le tout nouveau jersey, qui épouse avec délice les formes élancées des jeunes femmes.
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Au 1er plan, un pyjama de la maison Jenny vers 1922

Pyjama de plage en jersey de soie, Maison Jenny Plage, Musée de la Mode - Marseille
Mais adoubée par la reine de l’élégance parisienne, cette tenue devient vite une folie vestimentaire, dont vont s’emparer les estivantes. Cette tenue est admise pour déjeuner au bord de l’eau ou pour se promener dès que l’heure du bain est passée. Coco Chanel déclarera plus tard avoir initié le port du pantalon pour cacher la nudité sur la plage, car rien n’est plus laid et vulgaire que la nudité.
Le Pyjama connaît un tel engouement, qu’il devient le symbole de la Côte d’Azur, du soleil, de la vie insouciante, légère.
La mode des années 30 fut marquée par les Pyjamas, qui révélaient avec pudeur, les silhouettes élancées, aux lignes parfaites des « top-modèles » de l’époque. La mode, comme les mœurs allaient évoluées. Au fil des ans, de plus en plus de liberté, de moins en moins de tissu… vont faire voler en éclats les pyjamas de plage. On retrouve cependant ces modèles sur les actrices américaines des années 50.
Gabrielle Chanel « J’ai inventé le costume de sport, pour moi. Non parce que les autres femmes faisaient du sport, mais parce que j’en faisais. [...] En inventant le jersey, je libérai le corps, j’abandonnai la taille, je figurai une silhouette neuve. [...] Le jersey ne servait alors qu’aux dessous. Je lui fis les honneurs de la surface *. »
À Deauville ou sur la Côte d’Azur, on la retrouve insolente en souliers de toile plats, cheveux courts à la garçonne, tee-shirt marinière, et parfois en pyjama de plage de soie blanche, ancêtre du jogging. Elle incarne déjà la « sport attitude », tendance majeure de la mode du xxe siècle.
* Extrait de L’Allure de Chanel de Paul Morand, Éditions Hermann, 1996.

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Rayure sous toutes coutures
Posted by: Redactrice in Non classé on mars 30th, 2009
L’ensemble présenté a été dessiné tout particulièrement par Jean Charles de Castelbajac à l’occasion de la tournée de la chanteuse Elli Medeiros en 1987.
Cette tenue se compose d’une mini jupe, d’un haut brassière et d’une tunique. Il reprend les codes marines : rayures blanches et bleues paillettées, blouse échancrée en V comportant un col marin (marinière). Mais il est inspiré également plus directement du drapeau d’Uruguay dont est originaire la chanteuse. Elli Medeiros l’a porté durant ses concerts, mais également sur les plateaux de télévision en France comme à l’étranger.
Jean-Charles de Castelbajc se rappelle ses débuts parisiens de jeune couturier : « Lorsqu‘en 1968 j’ai dessiné mes premiers vêtements, mon premier choc a été les évènements parisiens où pour la première fois, je voyais les étudiants mettre des vêtements de situation fonctionnels, des blue jeans, des parkas de l’armée. A partir de là, il m’a toujours semblé indispensable qu’une jupe ait des poches, (…) que le complément direct de l’élégance soit la fonction. ». Persuadé de pouvoir dépassé avec son travail le caractère éphémère de la mode, ses créations ne prennent forme que sur le corps même de la personne qui les porte.

Tenue de scène Elli Medeiros © S. Dondain, A. Fux / Mnm

Tenue de scène d'Elli Medeiros
La rayure
Posted by: Redactrice in Non classé on mars 25th, 2009
Quand en 1951 , La revue Elle propose à la Une de son numéro de juillet, une photo d’une jeune fille portant un tricot rayé, c’est pour un numéro consacré à la liberté : la jeune fille a acheté pour 1000 francs un vrai chandail de marin en coton blanc rayé de bleu trouvé dans une boutique de sport.

Le Salon de Lecture dans l'exposition © S. Dondain, A. Fux / Mnm
Après la Seconde Guerre mondiale, on se procure le tricot rayé soit dans des boutiques spécifiques, soit aux puces ou en friperie. On porte d’abord la pièce réglementaire de la Marine avant que les créateurs ne s’emparent de ce symbole de la marine et le détourner.
Le créateur emblématique de ce détournement est bien sur Jean Paul Gaultier, portant lui même cette pièce de vêtement (jusqu’il y a peu) et la présentant à chaque défilé.

Pièces Haute Couture Gaultier Paris © S. Dondain A. Fux/Mnm
Le tricot rayé appartient au monde des hommes d’équipage, et non à celui des officiers. Initialement sous vêtement, il sert d’insigne, d’emblême du statut de Matelot. Rechercher la source de ces rayures bleues et écrues dans une mythologie liée à la mer est quelque peu aventureux. Il semblerait plutôt que l’apparition de la bonneterie et d’un tissage par métier mécanique soit à l’origine des rayures bicolores. D’une rayure portée en haute mer, la rayure est adoptée par les premiers plaisanciers, puis par les premiers baigneurs. Dès la fin du 19ème siècle, la plage devient une véritable ode à la rayure : tout y est rayé le costume de bain, les cabines, les serviettes …. Cette pratique est remplacée dans les années 70/80 par des décors plus exotiques ou orientalistes (fleurs, formes d’inspiration africaine).
La rayure marine cependant conserve son caractère chic et décalé. Chic car porté initialement par une classe aisée, et décalé car adopté par les intellectuels et artistes.
Il existe des vêtements que l’on peut qualifier d’intemporels. Ils ont pour fonction de sauver les looks de la sur-sophistication tout en constituant la colonne vertébrale de sa garde robe (en étant à la fois simples et parfaits). Le tricot rayé est de ceux-là. Indémodable et surtout très accommodant, il parvient saison après saison à se fondre dans les tendances sans jamais prendre une ride.

Présentation dans l'exposition sur la Rayure : Dior, Margiela et Gaultier. © S.Dondain A.Fux / Mnm
Si, toute modeuse qui se respecte doit en avoir un dans son placard, il doit être patiné par des années d’utilisation, distendu aux manches. Un tee shirt marin ou plus communément appelé à tort Marinière, c’est forcément associé à des souvenirs : l’été en short, l’automne avec un trench, sous un pull en laine bleu marine l’hiver, avec un jean au printemps.
On peut aussi l’associer à un kilt comme l’a fait Jean Paul Gaultier, sous une veste du tailleur Chanel comme Inès de la Fressange, ou avec un treillis comme chez Isabel Marant.
Cette pièce est également un basic des collections Agnès B, ou chez Petit Bateau.

Fiche typologique du tricot rayé
Hermès
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 1st, 2009
Foulard l'Océan par Ph. Ledoux / Mnm A. Fux, S Dondain
La maison Hermès fondée au XIXe siècle fabriquait de la sellerie de luxe. Des années de soins minutieux consacrées aux selles de chevaux et aux harnachements font travailler Hermès pour les équipages des grands personnages d’Europe et du monde entier. Dans les années 20, les chevaux cèdent la place aux automobiles et Hermès se tourne vers d’autres types de produits. C’est lors de cette période qu’Adolphe et son frère Emile Maurice développent Hermès et positionnent la maison sur le secteur de la maroquinerie. Sacs, ceintures et gants deviennent la vitrine de la griffe, s’y ajoutent peu après les accessoires de sport et de voyage. L’entre-deux-guerres est une période faste pour les sportifs des milieux aisés qui s’adonnent à des sports tels que le golf, l’aviation, le tennis, l’automobile, et bien sûr le yachting. Tous ces sports vont entraîner la création d’accessoires et de produits de luxe créés par la maison Hermès : ceintures, bijoux et montres, sacs et bagages dont de très sophistiquées mallettes-sièges pour le yachting ou à emporter dans le coffre de la voiture pour les piques-niques.
En 1937 naît le foulard carré imprimé qui apporta une renommée internationale à la maison Hermès. Dans l’exposition sont présentées plusieurs pièces de la Maison Hermès provenant des collections du Conservatoire de la Création Hermès pour partie ainsi que du musée Galiiera et des collections du musée national de la Marine.
Des pièces textiles :
Martin Margiela pour Hermès, Caban en Sergé ou toile, laine et polyamide kaki, doublure toile de coton. Collection PAP A/HIVER 1991-1992.
Martin Margiela pour Hermès, Veste vareuse en Cachemire bleu navy. Collection PAP P/Eté 2002
Jean Paul Gaultier pour Hermès, Caban en Denim rouge, doublure en twill de soie imprimé « cirque Molier » Collection PAP P/Eté 2005.

Caban Kaki par M. MArgiela chez Hermès et caban rouge par JP Gaultier pour Hermès / Mnm , A Fux et S Dondain
Short Hermès ayant appartenu à Alfred Hitchcock (1899-1980) en Twill de soie imprimé : un décor à l’ancre
Claude Keren pour Hermès, Cardigan pour femme en Jersey, coton, acrylique
Des accessoires :
Ceinture-sangle Hermès avec boucle en forme d’ancre 1930 (Sangle en coton, boucle de laiton plaqué or)
Bracelet en or chaîne d’ancre vers 1950
Les célèbres carrés :
Philippe Ledoux (1903-1974) pour Hermès Foulard « Musée » 1962 Carré de soie imprimé
Philippe Ledoux (1903-1974) pour Hermès Foulard « L’Océan vaisseau de 118 canons » 1959 Carré de soie imprimé
Philippe Ledoux (1903-1974) pour Hermès Foulard « Vieille Marine » 1959 Carré de twill de soie imprimé .

Foulard vieille Marine Hermès
Les lundis 8 et mardi 9 juin 2009 aura lieu une vente entièrement dédiée à la maison Hermès. (Drouot salle 8 et 9) Les expositions se dérouleront les 5 et 6 juin prochains de 11h00 à 18h00 salles 8 et 9 à Drouot Richelieu, également les matins des deux jours de vente à savoir 8 et 9 juin de 11h00 à 18h00, ventes à 14h00. Nous avons pu apercevoir sur le site des commissaires priseurs quelques pièces très inspirées Marine
Une femme amiral
Posted by: Redactrice in Non classé on mars 23rd, 2009
Lors de l’élaboration de notre exposition, il nous est apparu très important de présenter la tenue de la première femme amiral dans la Marine française. Même si cette tenue n’a pas directement inspiré les créateurs, et si de façon plus générale les directeurs artistiques des maisons de couture n’ont jamais réellement exploité les tenues féminines de la Marine Nationale (excepté Balmain qui a créé une tenue de soirée pour l’Amiral Chantal Desbordes).

Amiral Chantal Desbordes
La tenue présentée dénommée « tenue 22 » appartient à Chantal Desbordes, première femme contre-amiral de la Marine française, nommée à ce grade en 2002. Depuis 1938, l’accession progressive des femmes à toutes les fonctions et à tous les grades est un tournant important dans l’histoire de la Marine.
Chantal Desbordes s’était initialement engagée dans l’armée au service des relations publiques pour y réaliser des documentaires ; c’est ainsi qu’elle a découvert l’univers de la marine… qui l’a fascinée. Elle a accepté une affectation au service du personnel, à la gestion des marins, puis a exercé le commandement en second de la prestigieuse Ecole Navale de Brest. Très fière de porter l’uniforme, cette pionnière a contribué à faire évoluer la condition et le rôle des femmes dans l’institution.
Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la féminisation de la Marine s’est accompagnée de recherches pour faire évoluer les tenues. Les premières vestes étaient inspirées de modèles anglais ; mais elles étaient peu pratiques, car proches des uniformes masculins, avec un boutonnage croisé. L’uniforme féminin s’est normalisé autour des années 1980 ; la jupe qui cède souvent la place au pantalon se porte plutôt à terre et dans les cérémonies officielles. Le tricorne, équivalent des casquettes des hommes, a été repris par l’armée de l’air et l’école Polytechnique.
Dans son livre “Une femme amiral”, Chantal Desbordes évoque les difficultés inattendues qu’elle a rencontrées lors de la confection de son tricorne.
« Le contre-amiral Pinon, attira mon attention sur mon futur tricorne. J’étais amusée d’entendre mon supérieur me parler chiffons !
« C’est le cadet de mes soucis, répondis-je avec désinvolture.
- A votre place, me dit-il, je ne traiterais pas cette question par le mépris.»
Grand bien m’en prit. Je reçus de Toulon les photos du prototype. J’étais consternée. Extrapolées du bandeau aux feuilles de chêne qui orne la casquette des amiraux, des broderies avaient été disposées sur les rebords latéraux du chapeau qu’elles recouvraient à moitié. L’effet était des moins heureux.
« Merci de m’avoir alerté, amiral. Grâce à votre intervention, je vais éviter le ridicule. Je ne suis pas Claudia Schiffer, je ne saurais porter les bibis les plus extravagants ! »
Je retouchai le projet avec les spécialistes. Je souhaitai qu’on s’approche le plus possible de la coiffure masculine : le bandeau de feuilles de chêne encerclerait la base du tronc de cône et le feston qui le surmonte normalement, serait dissocié pour venir souligner le bord des trois côtés. Au centre, le macaron porterait les deux étoiles sous l’ancre de marine. »
le costume de communiant
Posted by: Redactrice in Non classé on mars 27th, 2009
Ce costume marin de premier communiant, en velours de soie, est l’une des infinies et subtiles variations de ce vêtement décliné pour les garçons et les filles. « Le marin », en tant que costume du dimanche, est la tenue idéale des premiers communiants. Il revêt alors ses plus beaux atours, soie, velours, taffetas, et les médailles saintes se glissent naturellement dans la poche plaquée sur la poitrine.

Costume de communiant . Musée du textile de Cholet

Vitrine des costumes pour enfants (costume de velours 4e )
Les catalogues de vente des grands magasins témoignent de l’éventail très large des compositions permises par ce style. Dans le catalogue du Printemps, les robes “marines” portent les noms de “flotte”, “gabier”, “pilote”, “yacht”, “croiseur”, “Etretat”, “Surcouf”, et sont réalisées en serge anglaise bleu-marine, rouge ou blanche ou en beau lainage mélangé. Le costume marin est l’uniforme de l’enfance, qui se distingue ainsi nettement du monde des adultes. Pour être convenable, il faut porter le “marin”, et comme le dit le magazine Lisette à ses jeunes lectrices : “Le costume marin, convenant toujours aussi bien aux fillettes qu’aux garçonnets, se transforme selon la mode, mais reste toujours le costume pratique et élégant que petits et grands aiment à porter.”
Dans les années 1930, le costume marin pour garçonnets adopte une forme stéréotypée : tunique flottante, plastron rayé, col carré et culotte courte de type knickers. Pour les plus grands, la culotte courte devient bermuda, ou pantalon. Aux couleurs sombres adoptées pour l’hiver succèdent le blanc et les cotonnades de l’été.
Week End Musées Télérama
Posted by: Redactrice in Non classé on mars 20th, 2009
Ce samedi 21 mars et ce dimanche 22 mars, le musée national de la Marine participe à la deuxième édition du Week End Musées Télérama.
200 musées et centres d’Art proposent un accès gratuit et plus de 300 animations sur tout le week end et partout en France.
Le musée s’associe à cet évènement concernant les expositions permanentes. Pour en bénéficier, il vous suffit de découper le pass gratuit pour 4 personnes disponible dans les numéros du 11 mars et du 18 mars de Télérama.
Une robe Dior détonnante
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 14th, 2009
Cette robe de John Galliano a été créée pour le défilé Dior Haute Couture automne-hiver 2000-2001. Cette réinterprétation de la robe Delft de 1948 est un hommage à Monsieur Dior.
l’univers marin prend nettement l’ascendant sur la tenue du marin. La casquette ornée d’une ancre évoque bien l’uniforme, mais la jupe tient plus d’une réinterprétation de la voile du navire et se prolonge par une traîne imposante en forme de vague.

Scénographie de l'exposition : au centre la Robe de la Maison Dior @Mnm S. Dondain, A. Fux
Cette profusion de matière est une constante des créations du couturier. Le col rayé est directement inspiré de l’uniforme. Mais il est devenu totalement asymétrique et contredit la rigueur de l’ordonnancement militaire. Le bustier est aussi déstructuré. L’ensemble paraît tenir au moyen d’un laçage fait de cordages…
Il s’agit là bien sûr d’un modèle dont le but est avant tout de frapper l’imagination. Le défilé de haute couture se métamorphose en spectacle de la mode. Il est conçu comme un événement et célèbre le couturier en artiste et non plus en artisan de la mode, quelque part entre le créateur et la pop star. Ce type de vêtement est réservé au défilé. Il illustre la créativité de la marque et la fait exister dans les médias et l’imaginaire du public.
Mannequiner cette robe a nécessité plus d’une demi journée pour 4 personnes

Mannequinage de la robe Dior février 2009 par Antoinette Villa et son équipe / Mnm A. Fux








Chez Gaultier, Une robe mythique
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 19th, 2009
Robe à bande pull marin en tricot de soie navy et ivoire prolongée de plumes d’Autruche laquées en rayures
Cette robe pull marin a été présentée lors du défilé haute couture printemps été 2000 intitulé « Les Indes Galantes ». Elle portait le nom de Lascar.
Elle figure aussi parmi les pièces choisies par Jean Paul Gaultier lors de son défilé anniversaire en janvier 2007 à l’occasion des trente ans de la maison Gaultier. « Jean Paul Gaultier , 30 ans de création »
On la retrouve également portée sur l’affiche de l’exposition « Pain Couture » présentée en 2004 à la fondation Cartier.

La robe Lascar pendant le montage de l'exposition / Mnm / A. Fux et S Dondain
Véritable prouesse technique elle est constituée de bande pull marin en tricot de soie, et prolongée de plumes d’Autruche laquées en rayures. Pur exemple de ce qui caractérise le travail de Jean Paul Gaultier : le détournement. Il assemble, récupère, découd, casse et mélange les styles à l’envi. Ne déclarait-il pas en 1984 : « On peut déstructurer des classiques mais avec noblesse et avec de nouvelles matières ».

La Robe Lascar dans l'exposition / Mnm
Le travail si particulier dans l’utilisation des plumes est dû à la Maison Lemarié, Faubourg Saint Denis à Paris. Cet atelier, fondé en 1887, est l’un des derniers à transmettre ce savoir-faire dans le travail des fleurs et des plumes destinées à la couture. Dans les tiroirs de cette maison de véritables trésors dont des plumes de paon, espèces aujourd’hui protégée. Les plumes d’autruche elles proviennent d’Afrique du Sud, importées sans restriction. Eric Charles Donation son responsable artistique travaille avec les créateurs les plus célèbres et les plus extravagants (Galliano, Chanel entre autres)
La pièce présentée dans l’exposition appartient à la Princesse Caroline de Hanovre. Elle la porta au Bal de la Rose au Monte Carlo Sporting Club le 25 mars 2000.

SAR La princesse Caroline de Hanovre / AFP / Eric Gaillard Reproduction Interdite sans autorisation
Un modèle équivalent appartenant aux collections de la Maison Gaultier Paris a été exposé au musée des Arts Décoratifs pour “Le défilé Gaulier / Chopinot” en 2007.
Sur le blog de Poirette
La Casquette
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 4th, 2009
La Marine de guerre a équipé ses officiers et équipages de différents couvre-chefs : chapeaux, bonnets, casques, tricornes, bicornes et casquettes.
En ce qui concerne les équipages, jusqu’en 1824, le couvre-chef est soit un bonnet de laine pour le service quotidien à bord soit pour les sorties ou événements, le chapeau haut de forme en feutre vernis (chapeau du CV Soleil).
En 1825, celui-ci est remplacé par le chapeau casque des équipages de ligne et par une casquette portée à bord. Le casque peu apprécié des marins disparaît en 1832 à bord et n’est plus utilisé qu’en faction à terre en 1836. La casquette est devenue le couvre-chef pour les sorties. Mais le marin ne l’apprécie guère non plus. Il préfère son bonnet bien chaud à bord et le chapeau de paille réglementaire qu’il recouvre - d’une manière peu réglementaire - dans nos latitudes, d’une toile bitumée, lors des sorties ou revues. La casquette a vécu ! Elle n’apparaît déjà plus dans le règlement de 1836 !
Casquette de capitaine de corvette, modèle 1836. Cette casquette allait avec la tenue de bord composée d'une redingote qui descendait jusqu'aux genoux (à ne pas confondre avec la petite tenue composée de l'habit et utilisée pour les sorties en ville).© Mnm / A. Fux, S. Dondain
L’avenir de la casquette sera plus radieux chez les officiers. Elle apparaît en fait simultanément, à bord, pour les équipages et pour les officiers, ces derniers portant alors un bicorne pour les grandes tenues. Elle reste le couvre-chef à bord durant tout le XIXe siècle puis évince définitivement le bicorne de grande tenue en 1953.
1966 : Yves Saint Laurent, une mode marine
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 29th, 2009
« Chanel a donné la liberté aux femmes.
Yves Saint Laurent leur a donné le pouvoir.»
Pierre Bergé

Les tenues Yves Saint Laurent sur le podium dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Le 20 juin 1955, Yves Saint Laurent entre chez Dior comme assistant modéliste au studio. Dès 1957 (15 novembre) il est désigné pour remplacer Christian Dior (décédé le 24 octobre 1957). Le plus jeune couturier du monde a 21 ans.
Le 30 janvier 1958, il présente sa première collection chez Dior et triomphe avec la ligne Trapèze.
Lors de la collection été 1959, Yves Saint Laurent obtient un second triomphe chez Dior avec ses marinières et ses vareuses de matelot.
Citons un extrait de journal d’époque (malheureusement non identifié) :
Succès sans précédent en montrant une collection d’avant garde où dominent la simplicité et la jeunesse, c’est à dire le style que toutes les femmes adorent. Le boom a été sur les marinières marine, vraie vareuses de matelots, en lainage ouvertes sur des plastrons blancs.
Après avoir été remplacé chez Dior par Marc Bohan, le 4 décembre 1961 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé procèdent à l’ouverture officielle de la maison Saint Laurent au 30 bis rue Spontini dans le 16e.
Le 29 janvier 1962, le jeune couturier présente son premier défilé maison. Le « now look » ou les « bases » du style Saint Laurent, la blouse, le caban, la marinière, font leur apparition.
Printemps-Été 1962 : collection caban et marinière
les manteaux… tailleurs… de tweed écossais… lainage… caban de lainage… pantalon de shantung… marinières de jersey de soie… de jersey de laine… boléro de pétales de soie… robes de soie… d’organza…de mousseline…
N°62 : caban en lainage marine, pantalon et tee shirt en shantung blanc et marine
Le couturier fait du pantalon une de ses pièces phare dès sa première collection.Yves Saint Laurent déclarera plus tard :
« A partir de 1968, Le pantalon est devenu une des pièces maîtresses de la garde robe d’une femme moderne »

Les tenues Yves Saint Laurent sur le podium dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Yves Saint Laurent prend en 1966 ce courant marin amorcé en 1962. La collection été Marine est une floraison de tenues au style marin poussé à son extrême luxe. Il reprend la silhouette caban de 1962, la retravaille : le caban est recintré, le pantalon moins large mais l’esprit reste le même. Cette silhouette défilera également en 2001.
Printemps-Été 1966 : Collection marin, casquette et paillette Bayadère , des lignes nettes, épaules droites et boutonnages croisés. boutons dorés et tricots de marin en paillettes marines et blanches
Manteaux de drap double boutonnage… robes jersey bicolore encolures géométriques… cabans et pantalons de lainage… toile…marine… blanc… pull paillettes marine et blanc… vestes… robes pull de paillettes bayadères… courtes… longues…

Robe d'après midi lainage marine Collection HC P/Eté 1966 / Mnm A. Fux, S. Dondain

Montage de l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Marie Claire 1er mars 1966 “Cette année Yves Saint Laurent est plus qu’un couturier : c’est l’inventeur d’un style, le style moussaillon. Le vent de la mer souffle sur ses cabans, ses manteaux à boutons dorés, le mariage du bleu marine et du blanc, les ancres qui ornent les manches, tout ce qui fera de vous un loup de mer transformé en femme élégante”

Robe-chandail de cocktail Tissu pailleté marine et blanc Collection HC P/Eté 1966

Caban, pantalon et casquette Lainage marine (caban), laine (pantalon et casquette) Collection HC P/Eté 1966
“[Yves Saint Laurent] a établi le vocabulaire vestimentaire de notre vie quotidienne… tel que le pantalon, tel que l’utilisation du caban, tel que le tailleur-pantalon, le smoking, etc., et ce n’est pas rien. À savoir qu’en 1967, le smoking c’était, mais, une explosion, c’était une révolution ! Comment la femme peut justement s’approprier ce vêtement qui symbolise en fait la masculinité même.”
Pamela Golbin, conservateur au musée de la mode à Paris

Les tenues Yves Saint Laurent sur le podium dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Conformément aux recommandations de Monsieur Bergé, un conservateur de la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent est venu donner la final touch à la présentation des mannequins fournis par la Fondation pour notre exposition.

Arrivée des tenues Yves Saint Laurent dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain

Arrivée des tenues Yves Saint Laurent dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain

Mannequinage de la tenue Ensemble de jour Ottoman (pantalon à pont, spencer), crêpe (blouse), raphia et ruban gros grain (canotier) Collection HC 1984 / Mnm A. Fux, S. Dondain

Mannequinage de la tenue Ensemble de jour Lainage (veste-caban), coton, raphia et ruban gros grain (canotier) Collection HC P/Eté 2001 / Mnm A. Fux, S. Dondain
Sac du marin
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 9th, 2009

Sac du marin dans l'exposition / Mnm A. Fux
Le sac du marin désigne à la fois le contenant et le contenu. Les effets réglementaires, vêtements, linge, chaussures etc. qui sont délivrés à un matelot pour son équipement constituent le Sac du Marin.
Sac et uniformes 1858. Tenue de sortie / Mnm A. Fux, S. Dondain
Si le terme de paquetage est employé dans l’Armée de terre, en revanche dans la Marine l’appellation « sac du marin » est d’usage pour signifier l’ensemble des effets prescrits. La dénomination « sac du marin » est usitée pour les hommes d’équipage, le terme de trousseau étant employé pour les officiers ainsi que pour les femmes.
Sous l’Ancien Régime, les hommes d’équipage qui embarquent apportent avec eux leurs tenues personnelles. Gens de mer, pêcheurs, habitants des régions côtières, ils revêtent la tenue propre à leur condition et leur profession : culottes longues, chemises amples, vêtements fonctionnels et adaptés à leurs tâches quotidiennes en mer.
L’uniforme du marin – et par conséquent la notion d’uniformisation – n’est réglementé de manière très précise qu’à partir de 1858.

Installation des effets du marin avant montage / Mnm A. Fux
L’article 36 du règlement sur l’ordre, la propreté et la salubrité à maintenir à bord des vaisseaux du 1er janvier 1786 prescrit que « les matelots ne sont point embarqués sans être pourvus de hardes détaillées ci après : six chemises, dont deux au moins de toile blanche, deux grandes culottes de toile, un chapeau rond en forme de toque, quatre paires de bas, dont deux en laine, deux paires de souliers, dont une dans le sac, un hamac, une couverture et un sac de cuir dans lequel leur habillement sera laissé. Le reste de leur habillement sera laissé à leur volonté. » L’habillement, par conséquent, dépend souvent de l’état des finances de son propriétaire.
A bord un magasin de hardes remplace les habits usés. Les matelots sortant de l’hôpital sont obligés de laver et parfumer leurs vêtements : les parfums sont fabriqués avec le genièvre, le vinaigre ou la poudre à canon dont les vaisseaux sont approvisionnés.
Le contenu du sac évolue en même temps que l’hygiène de bord. Dès 1786, les marins doivent se raser une fois par semaine, se peigner chaque jour, changer de chemise tous les huit jours, et… se laver les pieds le plus souvent possible… En 1870, un décret impose de glisser dans le sac une brosse à dent à utiliser une fois par semaine… La brosse à laver le linge y figure déjà depuis 1858.

Installation des effets du marin avant montage / Mnm A. Fux
Les sources relatives à la vie à bord étant peu nombreuses, il apparaît cependant que le sac du marin comportait de menus ustensiles permettant au marin d’assurer à bord un minimum d’hygiène. Durant la Restauration, il est fait mention des effets de petit équipement à l’usage des hommes d’équipage : une brosse à habit, une brosse à souliers, un peigne, des aiguilles et du fil. Le marin, durant des décennies, doit prendre soin de sa tenue. Les officiers et capitaines de compagnie contrôlent scrupuleusement l’emploi et l’entretien des effets. Les réparations doivent être effectuées avec soin : sur un vêtement, on ne doit jamais recoudre des pièces qui ne soient de la même couleur, d’où l’apparition d’un atelier de tailleurs à bord.
Lors de chaque embarquement les hommes doivent avoir dans leur sac une livre de savon.
L’idée d’hygiène navale évolue pour devenir une préoccupation constante : propreté du bâtiment sur lequel on navigue certes mais aussi et surtout propreté de l’homme embarqué conduisant à la diminution de la mortalité à bord, des épidémies.
Les effets entrant dans la composition du trousseau ou du sac du marin sont répartis entre la collection de base dont chacun doit disposer, les effets facultatifs et les effets spécifiques à certaines spécialités ou affectations qui sont délivrés à titre de prêt par la formation d’emploi. Contrairement aux usages de l’Armée de terre, dans la Marine, le militaire est propriétaire de son uniforme qu’il achète à l’Etat. Ainsi tout vêtement détérioré est racheté par le marin au magasin général.
. Quand un homme embarque à bord, son sac est inspecté par l’un des officiers, la composition est inscrite sur son livret. Il est entendu qu’aucun ne peut retoucher ses effets sans autorisation.

Installation des effets du marin avant montage / Mnm A. Fux
Lors de son incorporation, le marin reçoit son sac, contenant et contenu, et se voit attribuer un matricule. Immédiatement, il doit marquer ses effets et imprimer ce matricule. Pour cela, il reçoit un pochoir, intégré au contenu du sac. Le matricule se décompose comme suit : un nombre puis deux lettres et enfin deux chiffres. Le premier nombre indique le numéro d’admission dans le corps d’affectation, les lettres désignent l’abréviation de la ville où l’admission a été effectuée (« Ch » pour Cherbourg par exemple), et enfin la dernière partie correspond à l’année du recrutement. Pour le marquage, un tampon ou une brosse sont imprégnés d’une encre indélébile tandis que de la peinture blanche sert pour les effets de couleur foncée.
Dans le grand sac, on met tout le linge de corps et les vêtements. Tous les effets sont pliés avec soin, en carrés d’environ 25cm de côté et mis en paquets que l’on empile.
Pour les besoins de l’exposition, nous avons reçu une formation de pliage des effets par un marin.

Démonstration du pli 25x25 / Mnm A. Fux

Installation des effets du marin / Mnm A. Fux

Installation des effets du marin / Mnm A. Fux

Présentation du sac de marin dans l'exposition / Mnm A. Fux
Tenue de sortie d’homme d’équipage 1858
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 2nd, 2009
Dans un règlement du 27 mars 1858, la marine du Second Empire fixe les caractéristiques de l’uniforme et détaille la composition du sac du marin. La tenue des Seconds maîtres, quartiers-maîtres, matelots, tambours, clairons, musiciens et mousses y est ainsi décrite :
Paletot. En drap bleu foncé. Revers croisant sur la poitrine et se boutonnant à droite et à gauche au moyen de deux rangées parallèles, chacune de neuf gros boutons également espacés…
Boutons. En cuivre jaune, semi-bombés. Ils portent pour empreinte une ancre et pour exergue les mots : Equipages de la flotte.
Pantalon de drap bleu ou pantalon blanc, en toile de chanvre ou de lin. Il est maintenu sur les hanches au moyen d’une ceinture.
Vareuse. En toile rousse de chanvre ou de lin. Le devant et le dos sont formés d’un seul morceau plié en deux dans le sens de la longueur… Pour former l’encolure, la toile est fendue horizontalement et au milieu, à l’endroit même du pli qu’on lui a fait faire.Chemise de toile. En toile blanche de lin ou de chanvre, avec col rabattant et poignets en tissu de coton teint en bleu, bordés de trois lacets de fil blanc…
Chemise en coton tricoté. Le tricot se compose de fils de coton écru et de fils bleus teints à l’indigo pur, formant des raies alternativement blanches et bleues…
Chapeau noir. En feutre, verni à l’aide d’un mélange d’huiles siccatives et de noir de fumée. Il est doublé à l’intérieur d’une coiffe avec fond en forte toile rousse.
Tenue de sortie d'homme d'équipage 1858. Commissariat de la Marine, Toulon. © Mnm / A. Fux, S. Dondain
Quand Corto Maltese inspire Balmain
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 23rd, 2009
Bien avant que Corto Maltese n’impose sa silhouette élancée, et son air de détachement mâtiné d’une lueur d’ironie dans le regard, d’autres figures avaient incarné l’aventure et les voyages. C’est le cas de l’écrivain Pierre Loti ou du peintre Paul Gauguin ; ils ont en commun d’avoir mêlé une vie de marin et une vie d’artiste, et leurs œuvres sont empruntes de dépaysement. Baudelaire aura peut être défini mieux que personne ce qui intrigue et séduit dans la figure de l’aventurier en écrivant « les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent pour partir ».
Cette tenue, créée par Bernard Sanz pour Balmain en 1996 est directement inspirée de l’allure générale du célèbre aventurier Corto Maltese, dessiné par Hugo Pratt. Il en reprend les principales caractéristiques : manteau long, pull rayé, chemise blanche à col cassé et casquette à visière. L’épaisse laine feutrée du caban sculpte la silhouette de l’homme en accentuant la carrure d’épaule tandis que le pantalon ajusté aux hanches et évasé à mi-jambe lui donne une élégance de dandy.
Bernard Sanz a été créateur de mode masculine pendant 25 ans dans les plus grandes maisons de couture parisiennes (Hermès, Yves Saint Laurent, Balmain. Il a réalisé également des costumes pour le cinéma et des spectacles. Il vit maintenant à Marrakech où il mène une nouvelle expérience sur les textiles et est associé à de nombreux projets avec des troupes de danse.
Dans la collection, où cette tenue Corto a défilé, Bernard Sanz a également présenté un veste rayée en forme de djellabah, influence des voyages et déjà du Maroc.

Pour en savoir plus sur les uniformes
Posted by: Redactrice in Non classé on mars 31st, 2009
Afin de visualiser les différentes tenues en vigueur de la Marine Nationale, nous vous invitons à visiter deux sites :
Mannequiner / Présenter
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 13th, 2009
Par Antoinette Villa, restauratrice

Installation au musée national de la Marine / Mnm A. Fux, S. Dondain
Le costume est un objet tridimensionnel, toutefois il a la particularité d’avoir une structure non rigide. Il en résulte la nécessité d’une «mise en volume» lors de sa présentation, c’est le travail de mannequinage. Lorsqu’on réalise une présentation muséale certaines conditions sont à respecter, le but étant d’éviter tous risques de dégradation.
Le mannequinage a pour but de restituer la silhouette d’une robe mais également celui de la soutenir pendant toute la durée d’exposition, le mannequin doit être mis aux formes du costume et non l’inverse.

Installation au musée national de la Marine / Mnm A. Fux, S. Dondain
Le choix du mannequin est très important. Un mannequin est un support rigide contrairement à un corps humain qui peut se contorsionner pour facilité le passage d’un vêtement. Nous sommes donc obligés de choisir des mannequins suffisamment petits pour pouvoir enfiler les pièces.

Installation au musée national de la Marine / Mnm A. Fux, S. Dondain
Les techniques de rembourrage utilisées demande un long apprentissage. Après la prise de mesures, le volume correct est restitué avec de la ouate de polyester. La finition est ensuite assurée par un jersey. Les épingles sont proscrites car cela risque d’endommager les vêtements.
La manipulation est importante pendant la mise en place du vêtement sur son support. Pour diminuer les risques de détérioration, il est essentiel que les personnes amenées à mannequiner soient formées.
Dans l’exposition « Les marins font la mode » plusieurs types de présentation ont été choisis : les cintres et les mannequins.

Mise sur cintre / Mnm A. Fux, S. Dondain
Avec le vestiaire la présentation sur cintre permet une vision bidimensionnelle qui pourrait être antinomique pour un objet qui est par essence tridimensionnel. Cela donne un regard différent et permet d’attirer l’attention sur certains aspects ou caractéristiques du vêtement. Mais cela n’est pas si simple qu’il y paraît, tout un travail de rembourrage intérieur est nécessaire pour obtenir un tombé correct et esthétique.

Vestiaire ANCRE / Mnm A. Fux, S. Dondain
Collections printemps été au musée
Posted by: Redactrice in Non classé on mars 31st, 2009

Pour le retour du printemps, le style marin fait des vagues.
Le musée national de la Marine fête l’arrivée de la belle saison avec le lancement de l’opération intitulée
« collections printemps / été » dans le cadre de l’exposition LES MARINS FONT LA MODE.
Le principe est simple. Vous avez aimé l’exposition ? Partagez vos émotions en faisant profiter votre entourage d’un tarif avantageux !
Pendant l’opération « collections printemps / été », un billet acheté donne droit à un tarif réduit sur l’achat d’un billet pour l’exposition.
Les beaux jours de la mode au musée national de la Marine, c’est
le pompon !
un tarif réduit accordé sur un billet « exposition et collections permanentes » ( 7 € au lieu de 9 € ) pour l’achat d’un billet adulte « collections permanentes » ou « exposition et collections permanentes »
coupons de réduction distribués en caisse du 1er avril au 31 mai 2009
réduction valable jusqu’à la fin de l’exposition
Conférence au Grand Palais
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 6th, 2009
Soirée conférence-débat autour de la mode au Grand Palais
Le Grand Palais et les Presses universitaires de France vous invitent aux “Mardis du Grand Palais”, soirées de conférences-débats sur des thèmes d’actualité culturelle.
Cycle Mode : Mardi 7 avril de 18 h 30 à 20 h
“Toutes (et tous) victimes de la mode ?”
Entrée libre - Salle de projection du Grand Palais
La discussion rassemblera trois intervenants autour d’un modérateur :
Pascale Camart, directrice du département Achats Femme aux Galeries Lafayette
Françoise Emsalem, journaliste et secrétaire de rédaction pour la presse mode
Marc Lamour, agent de mannequins chez Elite
Modérateur : Dominique Cuvillier, directeur - rédacteur en chef de Trendmark.fr
Nombre de places limité - Merci de confirmer impérativement votre présence auprès d’Elisabeth Postel-Vinay : mardis@grandpalais.fr
01 56 43 30 87 (du lundi au mercredi) - Se présenter à l’entrée à 18 h 10 avec le mail de confirmation venant du Grand Palais.
Concert au musée
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 6th, 2009
Le musée national de la Marine a le plaisir de présenter un récital de mélodies dans le lieu unique du palais de Chaillot, au sein-même des collections du musée.
Lundi 6 avril 19h00
Duo ténor / piano. Récital de mélodies sur la mer et les hommes qu’elle inspire
Au fil des œuvres de Gabriel Fauré, Claude Debussy, Jean Cras, Darius Milhaud, Ernest Chausson, mais aussi d’Emmanuel Chabrier et Hector Berlioz, les auditeurs navigueront sur les vagues des mélodies françaises du XIXe et du début du XXe siècle, et sentiront l’enthousiasme et les peines de la vie de marin. Le voyage sera poétique, accompagné de Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Théophile Gaultier, et tant d’autres. La mer est mise en musique, tandis que sont contées les aventures humaines au cœur des océans.
Programme détaillé :
Jean Cras, Correspondances (Charles Baudelaire)
Claude Debussy, La Mer est plus belle que les cathédrales (Paul Verlaine)
Jean Cras, Soir sur la Mer (Virginie Hériot)
Claude Debussy, Jardins sous la pluie, pour piano
Gabriel Fauré, Les Matelots (Théophile Gautier)
Larmes (Jean Richepin)
L’horizon Chimérique (Jean de la Ville de Mirmont)
Les Berceaux (Sully Prudhomme)
La Fleur qui allait sur l’eau (Catulle Mendès)
Louis Auber, Aigues Marines (Renée Vivien)
Darius Milhaud, La Chanson du Capitaine (J.R Bloch)
Emmanuel Chabrier L’île heureuse (Ephraïm Mikhaël)
Ernest Chausson, La Sérénade italienne (Paul Bourget)
Hector Berlioz, L’île Inconnue (Théophile Gautier)
Xavier Mauconduit, ténor et Thomas Palmer, piano
Étudiants au Conservatoire de Paris / CNSMDP
Classe de musique de chambre de Philippe Bernold
Marie van Rhijn, médiation
Étudiante au Conservatoire de Paris / CNSMDP
Classe d’histoire de la musique 1er cycle de Florence Badol-Bertrand
Droit d’entrée : 10 euros – réservation conseillée au 01 53 65 69 53
Musée national de la Marine, palais de Chaillot
17 place du Trocadéro – 75116 Paris
Les vacances au musée
Posted by: admin in Non classé on avril 7th, 2009
LES VACANCES AU MUSEE !
Pendant les vacances de Pâques, embarquez au musée national de la Marine !
Les enfants de 3 à 14 ans sont accueillis pour des journées animées avec des parcours, des visites et des activités amusantes et pédagogiques. Alors pas question de s’ennuyer. Pendant les vacances, pensez au musée !
Si les marins font la mode, les moussaillons aussi ! Dans le cadre de l’exposition LES MARINS FONT LA MODE, le musée propose d’explorer l’imaginaire marin, du bonnet à pompon aux créations haute-couture.
Les jeunes visiteurs pourront participer à une visite pleine de surprises et de rebondissements pour les 3-6 ans et à des visites-ateliers créatifs à partir de 7 ans. En plus, un livret-jeu pour suivre la visite est offert à l’entrée. L’audioguide est disponible dès 7 ans et inclus dans le billet d’entrée.

Jeu concours sur PlanèteThalassa.com
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 7th, 2009
A l’occasion de l’exposition originale “Les Marins Font La Mode”
au musée national de la marine à Paris, jouez et gagnez des marinières ARMOR LUX, ainsi que des invitations, des catalogues et des albums de l’exposition !
Allez vite sur le site de Planète Thalassa et inscrivez-vous pour participer
Un vrai Look de mer
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 9th, 2009
Une exposition se prépare en équipe : un commissariat scientifique, une équipe de scénographes, des équipes techniques. Quand vient l’heure de la mise en place, les services de Communication et de Relations avec les publics s’affairent. Enfin, pensés bien en amont, le service Culturel peut installer les différents ateliers destinés à nos visiteurs.
Bien souvent, les commissaires affairés, occupés, débordés, ne peuvent découvrir que tardivement les ateliers proposés.
Dimanche 5 avril dernier, j’ai (enfin !) pu assister et surtout participer avec mes enfants à l’atelier “Look de mer”
Le musée national de la Marine propose des visites famille les week-ends de 15 heures à 17 heures.
Durant deux heures, nous avons suivi notre conférencière : dans un premier temps visite guidée de l’exposition adaptée pour les enfants et les parents. Puis l’heure suivante, a été consacrée à un atelier de customisation de tee shirt.
Et là, enthousiasme général de la part des petits comme des grands. Pourtant notre groupe comportait une majorité de garçons âgés de 6 à 11 ans. Mais je peux vous assurer qu’ils se sont investis dans cette activité comme jamais je ne l’aurai pensé.
Sont-ce les pochoirs à l’ancre, les rubans, les boutons, l’envie de se transformer pour un jour en petit marin ? Quoiqu’il en soit, tous ont voulu porter leur création en partant et les visiteurs du musée ont pu assister à un drôle de défilé !
Le lendemain matin, impossible de leur refuser de porter leur trésor : alors tout le monde à l’école en tee shirt style marin !
La conférencière propose bien sûr des exemples pour débuter mais après libre à vous d’improviser. Grâce au matériel fourni, vous n’aurez que l’embarras d’idées.
Un atelier idéal pour que parents et enfants puissent avoir une activité commune
Individuels : samedi et dimanche à 15 h, réservation conseillée au 01 53 65 69 53
Durée : 2 heures Tarif : enfants 8€ / adultes 10€

Clément, 11 ans, prépare son patron pour son col marin / DR

Gaspard, 6 ans prêt à découper ses futurs bonnets marins / DR

Alexandre, 8 1/2 ans, très concentré sur son pochoir / DR

Victor a les idées mais c'est maman qui coud ! / DR

Mathilde 9 ans et Charlotte 5 ans 1/2 revisitent le tricot rayé / DR

Louise 5 ans 1/2 veut se dessiner en marin tandis que Grégoire 6 ans veut écrire son nom : on est impatient de voir le résultat ! / DR

Finalement c'est maman qui coud ! / DR


Tanguy 9 ans et Julien 8 ans 1/2 au top de la tendance pour cet été / DR

Un dernier salut avant de partir et toutes nos félicitations pour vos créations / DR
La rayure au Grand Rex !
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 11th, 2009
Dans la mode on appelle à tort le tricot rayé, une marinière .
Une marinière c’est une blouse avec échancrure et un col marin. Rien de rayé …
Cette saison, on retrouve les rayures de nos marins dans les boutiques, sur le dos des modeuses, des enfants et … dans les comédies musicales !
Ainsi si vous vous rendez au Grand Rex assister aux représentations de “Dothy et le Magicien d’Oz” vous remarquerez que la jeune Dothy porte un tricot rayé.

Dothy et l'épouvantail / DR
Interrogée à ce sujet, la styliste du spectacle Vanessa Coquet nous a précisé :
“Au départ c’est un choix purement esthétique. Depuis toujours en tant que styliste j’affectionne particulièrement les marinières. C’est d’ailleurs un élément de la garde robe récurrent. Pour Dothy, je la voulais contemporaine, la marinière s’est imposée. Je la voulais un peu magique, petite fille peut-être, mais un savoureux mélange de féminin et de masculin. ”
Encore des rayures !!!!
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 17th, 2009
Dans un article précédent, nous vous indiquions que la rayure était furieusement tendance cet été.
Mais la question n’était-elle pas plutôt : avons-nous un seul été depuis 30 ans oublié de porter notre marinière ?
Finalement, toute modeuse a dans ses placards un bon vieux tee shirt rayé qu’elle remet même une journée juste pour avoir l’illusion d’être en vacances quand le soleil pointe le bout de son nez. Pourquoi cette pièce est autant synonyme de loisirs, détente, liberté ? Vêtement intemporel, unisexe, sans être universel (il semblerait que ce soit quand même une pièce très française ) et que toutes les classes de la société portent.
Souvenez-vous du punk de la fin des années 70 avec perfecto, treillis et tricot rayé de la Marine Nationale, de la communauté gay des années 80, des familles nombreuses en villégiature dans diverses îles françaises de l’Atlantique, d’Inès de La Fressange en couverture du Elle en 1985, Béatrice Dalle à la même époque devant la caméra de Dominique Besnehard lors de son casting pour “37°2 le matin” de Jean Jacques Beneix,
Par une belle journée parisienne, quelques rayures prises au dépourvu … tous âges, toutes catégories, décidément personne ne résiste à ce vêtement emblématique. Variations autour de la rayure marine.
Allez visiter ce site où composer avec le tricot rayé vous est suggéré
Accrodelamode : les Bretonnes II
Repérer sur le blog de MelleQuincampoix la marque Bilbok




Friperie aux Halles

Bain de soleil à Beaubourg





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Agnès B sur France 5
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 15th, 2009

Diffusion vendredi 17 avril à 20h35 sur France 5 de l’émission “Agnès de A à B”
“Agnès Troublé est une véritable amatrice de la vie : elle aime les vêtements, le cinéma, la musique, la photographie, la peinture, les créations, la vie et la jeunesse du monde. Cette enfant de Lenôtre -le créateur des jardins de Versailles près desquels elle a vécu enfant- et de Mai 68, a fait les Beaux arts. Son rêve : devenir conservatrice de musée.
Elle y est parvenue en devenant à la fois une grande collectionneuse, une photographe et bientôt une cinéaste. A 19 ans, elle prête son joli coup de crayon aux marques du prêt-à-porter en pleine expansion.
Elle dépose “agnès b” dont les minuscules ont valeur de manifeste, le “b” est à la fois l’initiale du nom du père de ses deux garçons, et le “a”, un parti pris minimaliste. Elle ouvre sa première boutique en 1975, rue du Jour à Paris, avec Jean René Fleurieu, son deuxième mari. Pour cette styliste, qui a vécu au rythme du rock et de la nouvelle vague, la mode vient des films, des concerts et surtout, de la rue.
Elle va dédramatiser la mode, inventer la “no mode” et les vêtements génériques. Comme elle aime la sophistication de la simplicité, elle devait rencontrer l’empire des signes : le Japon. Ce sera un coup de foudre pour elle et la marque qui va contribuer à faire d’agnès b une griffe mondiale. Serge July a suivi Agnès dans sa “factory” de la rue Dieu à Paris, où elle conçoit et centralise toutes ses activités, dans ses voyages, dans la fabrication de ses collections et dans quelques une de ses passions. Portrait d’une femme à travers ses déclarations d’amour.”

Interview :
« b. », c’est vraiment comme on écrit le nom de quelqu’un dans un fait-divers dans le journal. Saint-Laurent a fait YSL. Moi, j’ai fait agnès b. J’aime bien le mode mineur. Je préfère le mode mineur au mode majeur.
J’adore les vêtements, j’adore faire plaisir aux gens. Mais la mode, je m’en fous ! Je vais jamais dans les boutiques, je vais jamais voir aucun défilé. Je veux pas savoir ce que font les autres. Je préfère de loin regarder les gens, la rue… L’inspiration, elle ne vient surtout pas des autres.
Je ne me sens pas une businesswoman. Je me sens plutôt une paysanne avec beaucoup de bon sens. Les plans de financement, c’est pas du tout mon rayon. La finance et moi, ça fait deux. (…) Mais les commandes, savoir ce qu’il faut vendre, sentir l’envie des gens, ça, c’est mon travail. Moi, je suis styliste.
Coco avant Chanel
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 21st, 2009

Audrey Tautou dans "Coco avant Chanel" / Warner Bros Pictures France
Et oui ! encore de la rayure
Le film “Coco avant Chanel” sort le mercredi 22 avril sur les écrans français.
Nous pourrons voir comment Mademoiselle Chanel sous les traits d’Audrey Tautou, s’est appropriée ce vêtement si emblématique
Extrait “Mademoiselle découvre la mer” allociné
Sailor chic
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 3rd, 2009
Mais que faire cet été si nous ne portons pas des rayures, des vareuses, des marinières ?
Un petit guide pour vous procurer la parfaite tenue du petit matelot tendance !!!!!
Sans oublier nos tops exposés

Pull Isabel Marant p/été 2009, Petit haut M&F Girbaud été 1972, Tee shirt manches longues Agnès B été 2009, chaussures Roger Vivier 1988, escarpins Michel Perry été 2009 / Mnm A. Fux, S. Dondain
Chez Cyrillus, La marinière fille signée par le créateur Eric Bergère. Tour à tour sportchic, décontractée, discrète ou affichée : c’est par excellence la pièce indémodable de l’été.

Tee shirt Cyrillus / DR
La petite robe American Apparel with navy stripes ….

Robe navy American apparel / DR
Des rayures encore chez Eden Park

Top Femme Eden Park / DR
Chez APC , le look est quasi total si on pioche aussi chez la collection Homme

tee shirt femme APC été 2009 /DR

Vareuse Homme APC été 2009 / DR

Marinière (une vraie !!!) APC été 2009 / DR
Pas de rayures mais un look marin très américain chez Burfitt


Val Piriou au musée national de la Marine
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 28th, 2009
Dans le cadre de notre exposition, nous présentons trois oeuvres textiles d’une créatrice peu connue en France, Val Piriou.

Vestiaire Caban dans l'exposition : Caban en PVC Blanc, Val Piriou puis Hermès/Margiela, Jean Paul Gaultier, Hermès/Gaultier, Ted Lapidus
Moins connue dans son pays qu’à l’international, “Val Piriou avait une démarche très moderne pour son temps, fruit du mélange entre ses origines bretonnes et cette vie londonienne hype”, raconte Nelly Rodi.
L’influence de la Bretagne se fait ressentir dans le travail de Val Piriou. Avec un culot incroyable, et un talent surprenant, elle a su donner au costume breton du XIXe une nouvelle vie et une démesure. Travailler certes sur le costume régional, mais pour l’internationaliser.
A l’instar des défilés de Jean Paul Gaultier ou de Christian Lacroix, eux aussi influencés par les costumes des bigoudènes, Val Piriou a su bien avant, voir en ces costumes typiques, une poésie, une création, un potentiel de mode. Entre les vêtements des marins et ceux folkloriques, la créatrice a détourné des pièces austères en tenues sexy, zippés, déhanchées créant en partie ces futures Breizh icônes.

Vestiaire Marinière et Vareuse : en haut à droite Top Val Piriou
Formée aux Beaux-Arts de Quimper et Rennes puis à Paris, Val (pour Valérie) Piriou intègre des écoles de stylisme (Cours Berçot, Fashion Forum School) entre 1983 et 1985.
Elle s’installe en octobre 1985 à Londres et créé sa marque en 1986 et son logo (Tour Eiffel et nuage). Elle démarre par un défilé de maillots de bain lors de l’ouverture d la boîte de nuit le Limelight à Londres, et la chaîne Harrod’s lance et diffuse sa marque. Dès 1987, elle présente ses pièces au British Designer Show, propose une collection de lingerie en coton strech et broderie bretonne. En 1988, c’est la création de la ligne Maille fabriquée à Quimper par les bonneteries Fileuses d’Arvor. Val Piriou transforme son logo l’année suivante : le curseur rond du zip se mue en triangle, le V de Val.
Exilée à Londres, elle peut enfin laisser exploser son talent lors de ses shows. Son défilé en 1990 présente 150 modèles, défilé présenté sur une scène circulaire en forme de gâteau d’anniversaire au son d’un orchestre de jazz.

Modèle du Musée portant les collections Val Piriou / Mnm A. Fux Diffusion Interdite
“Le nouveau nom à retenir c’est Val Piriou. Une jeune femme de 27 ans, née en Bretagne (France) mais qui a vécu à Londres pendant 6 ans. Elle a fait débuter son défilé par un concert live d’un jazz band de la Nouvelle Orléans. Ces tenues sont si “ouvertes” qu’elles ressemblent davantage à des sous vêtements . Elle aime les surfaces texturées, les sequins en bois , et fait des robes avec des billes de bois telles que celles que les chauffeurs de taxis utilisent. Sur qu’on entendra parler d’elle” Bernadine Morris, New York Times, 16 oct. 1990.
Le 15 octobre 1990, elle est nommée Innovative Designer of the Year at the Fashion Ceremony at the Royal Albert Hall (l’équivalent français du Dé d’Or).
En 1991, sa veste à poches détachables devient l’image publicitaire des tissus LYCRA .
Pour la collection’hiver 91/92, elle présente son show à Londres, puis figure au Salon des Créateurs à Paris, et au salon des designers de New York. La robe de mariée présentée en fin de défilé, en toile de cuivre froissée, est choisie par Pedro Almodovar producteur pour une scène de mariage du film d’Alex de la Iglesia “Action Mutante” tournée en 1992.

Top Val Piriou de dos / Mnm A. Fux Diffusion Interdite
Pour l’été 91/92 la consécration doit passer par un défilé à Paris. C’est le cas le 21 octobre 1991 à la Galerie de la Tour de Nesles avec 100 modèles. La tendance est au gabardine strech. Avec une collection style marin, en gabardine de strech blanc et noir galonnée de blanc, des combi shorts à cols marins, robes , tailleurs …
Le final du défilé présente une série de modèles inspirés des costumes traditionnels bretons. La mariée néo bigoudène porte un modèle de mini robe orange en guipure sur jupon de crin se prolongeant en traîne, un voile de tulle s’échappe de la coiffe en plastique.
En 1992, on assiste à la création de la ligne VP diffusion et la jeune créatrice est lauréate à la Fashion Weeks London Awards. Le ligne s’ouvre l’année suivante au marché japonais. Un show room est ouvert à la Galerie de la Madeleine à Paris.
Malheureusement,en 1995, la dernière collection en préparation ne peut être présentée. Val Piriou trop faible est déjà gravement malade.
Val Piriou, c’était la griffe glamour d’une Bretonne

Caban en PVC présenté dans l'exposition / Mnm A Fux Diffusion Interdite

Caban en Pvc de face Val Piriou / Mnm A Fux Diffusion Interdite

Tenue Val Piriou portée par le modèle du musée / Mnm A Fux Diffusion Interdite
Née à Quimper le 30 août 1963 et disparue le 13 mars 1995, Val Piriou a laissé une oeuvre riche, sans doute inachevée. Sa mère, Marie-Paule Piriou, a beaucoup oeuvré pour faire (re)connaître le travail de sa fille. Elle a fait don des collections de sa fille au musée départemental Breton de Quimper, ainsi qu’au musée de la mode de Marseille.

Jupe à pont exposée au musée / Mnm A. Fux
Un titre : une grande interrogation …
Posted by: Redactrice in Non classé on avril 26th, 2009
Cette exposition est une entreprise, un projet mené pendant 2 ans et demi par une équipe
Le travail se construit jour après jour
Environ un an, avant le début de l’expo, il faut déjà penser à son titre qui est rarement inhérent au thème

Longtemps baptisé entre nous l’expo “Style Marin” , il nous est apparu rapidement que ce titre ne pouvait être approprié à notre évènement
Style Marin renvoie trop à une tendance déco.
De plus sont apparus plusieurs impératifs : les termes mode et marine devaient figurer !
Alors nous avons jeté en pâture différents titres :
Allures Marines : permettait de signifier l’élégance mais après test renvoyait trop à la vitesse et surtout au parfum de la maison Chanel
La Marine sous toutes les coutures : jugé trop long
Marine à la mode , Marins à la mode : peu parlant chez nos testeurs
Mode et marins : les dessus chics : une jolie référence à Monsieur Gainsbourg…
Vents marins sur la mode : peu parlant
Look de mer, look marine : trop stylé
Au chic marin : plaisait beaucoup mais faisait trop “grand magasin du 19e siècle”
Chic marin pour marine de choc : trop revue à sensation !
En vogue : du pont au podium : joli mais hermétique
Défilés, de l’uniforme au podium : paradoxalement quand nous avons testé ces titres incluant le mot podium, quelle ne fut pas notre surprise d’entendre que Podium résonnait comme le magazine de Claude François ou le film tiré du livre de Yann Moix !
Désirs d’uniformes, rêves d’uniformes : poétiques mais insignifiants pour le public
L’habit ne fait pas le marin : trop populaire
Mon beau marin : tendancieux ….
La mode jette l’ancre au musée de la marine : ouf ….
Finalement l’évidence s’est faite nôtre quand au cours d’une conversation téléphonique avec Véronique Alemany commissaire générale de l’exposition, le couturier Hubert de Givenchy a juste dit : “Après tout, les marins font la mode !”

Affiche de l'exposition créée par Gérard Plénacoste, photographie d'Arnaux Fux et Sébastien Dondain
Ce qui résumait tout ce que nous voulions exprimer dans notre projet.
Nous avons choisi de sous titrer avec un titre en anglais mais facilement compréhensible par le public français
Ce titre qui nous semblait un peu long initialement , vit maintenant sa vie et accompagne joliment notre affiche et l’ouvrage afférent

Jean Paul Gaultier avec le catalogue de l'exposition lord du vernissage / Mnm A. Fux, S Dondain

Jean Paul Gaultier dédicaçant le catalogue de l'exposition lors du vernissage / Mnm A. Fux, S Dondain
Pierre et Gilles : l’éternel marin
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 2nd, 2009
Depuis plus de trente ans, les artistes Pierre et Gilles bousculent les conventions iconographiques des personnages de la mythologie et de l’imaginaire. Artistes contemporains reconnus, ils ont, à plusieurs reprises, mis en scène la figure du marin. Trois de leurs oeuvres sont actuellement exposées. Les encadrements faisant partie intégrante de l’oeuvre, les deux artistes les ont conçus spécialement pour cette exposition.

Arrivée des oeuvres de Pierre et Gilles au musée national de la Marine / Mnm, A. Fux, S Dondain. Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont
Les oeuvres exposées : Le Marin (Philippe) 1985, La Rose et le Couteau (Wilfried) 1998, Etienne Daho (1983).
Par ailleurs, le portrait de Jean Paul Gaultier datant de 1990 est reproduit sur la bâche consacrée aux Célébrités et se rapportant directement aux rayures.

Arrivée des oeuvres de Pierre et Gilles au musée national de la Marine / Mnm, A. Fux, S Dondain. Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont

Arrivée des oeuvres de Pierre et Gilles au musée national de la Marine / Mnm, A. Fux, S Dondain. Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont
Reprenant la préface d’Eric Troncy publiée dans l’ouvrage “Pierre et Gilles, Sailors & Sea” (Cologne, Taschen, 2005), l’oeuvre de Pierre et Gilles s’articule autour de grands thèmes universels, atemporels, liés et combinés : l’amour, la mort, la mythologie, la religion. La mer et le marin s’inscrivent tout naturellement dans ces problèmatiques presque romanesques.
Dès le début de leur oeuvre, le matelot existe et s’exhibe. Relayant (ou insufflant ?) cette figure homoérotique de la communauté Gay, les artistes jouent aussi avec ce “sombre héros de la mer”.
Tout comme Jean Paul Gaultier (cf interview donnée pour notre ouvrage lors de l’exposition), Pierre et Gilles affirment une influence très forte de l’ouvrage de Jean Genêt “Querelle de Brest” et du film réalisé par Rainer Werner Fassbinder en 1982. Nous présentons d’ailleurs dans l’exposition la première édition de ce roman, ainsi que des extraits du film.
Dans ces oeuvres (au delà de l’érotisme torride et de l’homosexualité revendiquée), l’intérêt vient du fait de l’image donnée du marin, de ce ressenti.
Différents sociologues ont bien noté la singularité de ce statut : un homme dans une communauté, uniformisé, enfermé dans un espace clos (le bateau) entouré d’une immensité (la mer/les océans). Paradoxe total… qui fait naître moult mythologies, légendes et associations d’idées.
De la sirène des temps anciens (thème repris aussi par Pierre et Gilles) aux soit disant relations homosexuelles à bord.
Des matelots en goguettes lors des escales, des matafs dans les rues toulonnaises, des marins dans les cafés enfumés et autres bouges des ports, des mousses perdant virginité dans les maisons asiatiques….
Autant d’images, autant de fantasmes, autant d’inspiration ……….. pour Pierre et Gilles

Arrivée des oeuvres de Pierre et Gilles au musée national de la Marine / Mnm, A. Fux, S Dondain. Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont
Les oeuvres de Pierre et Gilles sont gérées par la Galerie Jérôme de Noirmont. Nous remercions sincèrement Jérôme de Noirmont et surtout les artistes de nous avoir permis d’exposer leurs oeuvres.
Paris Glam parle de l’expo
Posted by: admin in Non classé on avril 30th, 2009
Paris Glam sur France 3 IDF
Emma Cubaynes, nouvelle présentatrice de l’émission, nous guide au rythme des reportages et nous informe sur la meilleure façon d’utiliser les tendances.
au programme du samedi 2 mai à 11h05
Le défilé Cacharel Printemps Eté 2009
Le portrait de Serge Cajfinger de Paule Ka
le look de Coco Chanel
Ungaro Homme par Franck Boclet
L’exposition “Les marins font la mode”
Jusqu’au 26 juillet 2009. Musée national de la Marine (Paris 16e)
Le défilé Kenzo Homme Printemps Eté 2009
Portrait de la jeune créatrice Laureen Valensi
Prix “Femmes d’affaires” Veuve Clicquot
Vous pouvez revoir l’émission sur le site de France 3 IDF
Projection au musée national de la Marine
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 1st, 2009
Dans le cadre de l’exposition “les marins font la mode”, le musée national de la Marine et l’ECPAD proposent une projection suivie d’un débat
Thème de cette soirée :
Evolution de l’image du marin
Mercredis 6 mai et 3 juin à 19h
L’exposition les marins font la mode révèle qu’à intervalles réguliers, depuis le XIXe siècle les uniformes des marins ont inspirés les grands couturiers. La projection programmée à partir des archives audiovisuelles de l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense va permettre de suivre l’évolution de la représentation du marin de 1915 à nos jours dans ses différentes missions. Ces documents rares seront commentés par une historienne du cinéma, en compagnie d’une commissaire de l’exposition.
Liste des films projetés :
Une alerte sur la côte bretonne, 1915
Nos marins en Orient, 1917
Marine 1939, 1939
Casabianca, un sous-marin français, 1944
Avec les fusiliers marins, 1957
La vie à bord des sous-marins, 1997
Les forces armées françaises, 2003
Projection dans l’auditorium du musée
Accès gratuit
Réservation conseillée au 01 53 65 69 53 ou www.musee-marine.fr
Attention Annulation
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 4th, 2009
Les projections prévues le mercredi 6 mai sont reportées au mercredi 3 juin
Pour le programme relisez l’article du 1er mai
Tsumori Chisato
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 5th, 2009
De passage à Paris et malgré un emploi du temps très chargé, Madame Tsumori Chisato tenait absolument à visiter notre exposition. Accueillie par Agnès Takahashi, responsable du service exposition et Agnès Mirambet-Paris, l’une des commissaires, elle a pu enfin voir “Les marins font la mode”, le mercredi 29 avril car grande absente lors de notre inauguration.
Elle a été particulièrement sensible à l’uniforme de matelot réglementaire datant du Second Empire, point de départ de l’exposition, qu’elle a jugé extrêmement élégant. Parmi les vêtements relevant de l’univers “civil”, les costumes de bain de la belle époque, l’alvéole consacrée aux cirés ou encore les foulards, chaussures et accessoires ornés d’ancres de marine ont, entre autres, vivement suscité son intérêt. Elle a aussi été très intéressée par la tenue Balmain inspirée du personnage de Corto Maltese.

Tsumori Chisato et Agnès Mirambet Paris devant la vitrine Bains de Mer / Mnm S. Dondain

Tsumori Chisato devant une de ses tenues / Mnm S. Dondain

Tsumori Chisato devant une de ses tenues / Mnm S. Dondain

Tsumori Chisato devant une de ses tenues , short à pont / Mnm S. Dondain
Histoire de canotiers
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 12th, 2009

Vitrine Couvre Chefs dans l'exposition / Mnm S. Dondain, A. Fux
Ce chapeau de paille de forme ovale à fond plat, à bords également plats, fut mis à la mode par les fervents du canotage dans le courant du XIXe siècle, d’où son nom. Les premiers canotiers parisiens des années 1840-50 ne veulent pas rester en bourgeois pour conduire leur bateau et adoptent un costume qui s’inspire volontiers de ceux des matelots ou des mariniers, notamment à travers le chapeau rond orné d’un ruban qui, précisons-le, faisait alors partie de la tenue de sortie réglementaire des hommes d’équipage.
Dans la Marine, deux versions du chapeau rond coexistaient : une version en paille naturelle pour le service dans les pays chauds et une version imperméabilisée par du goudron ou de la toile cirée noire pour le service dans les pays pluvieux.
Chapeau de marin en paille / Mnm A. Fux, S. Dondain
Chapeau de marin en paille goudronné milieu 19ème / Mnm , A. Fux, S. Dondain
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le canotier devient le chapeau masculin d’été par excellence, comme en témoigne le célèbre tableau de Renoir « le déjeuner des canotiers ». Il devient particulièrement célèbre au XXe siècle quand les vedettes de music-hall comme Maurice Chevalier ou Fred Astaire s’en emparent.
Les femmes adoptent surtout le canotier à la fin du XIXe siècle, pour faire du sport : chasse, équitation, cyclisme.
« L’Encyclopédie du couvre-chef » (Samedi midi éditions, 2008) nous explique que la version classique était en paille sobrement garnie d’un ruban de gros grain noir, fixé autour de la calotte. Les dimensions et la forme du canotier pour dame évoluent au gré de la mode, tout au long du XXe siècle de même que le tissu avec lequel on le confectionne : tulle ou dentelle, soie, feutre, lainage, tissu écossais etc. : le canotier peut devenir ainsi un « chapeau de visites ». Il perdure encore après 1950.
Le canotier est le chapeau emblèmatique de Gabrielle Chanel. Elle le porta très tôt en réaction aux couvre-chefs si garnis des femmes de l’époque. Adopté par la prêtresse de la mode, elle en fit plusieurs versions qu’elle portait elle-même.

canotier collection Musée Galliera

Canotier Melle Chanel Collection Musée Galliera
Du bonnet de marin au béret d’enfant
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 9th, 2009
Le chapeau est un élément très important du costume marin pour enfant, un costume inspiré de la tenue de matelot et devenu à son tour un véritable uniforme à la fin du XIXe siècle. A cette époque, si l’on ne fait pas partie du peuple, il est inconcevable de sortir la tête nue : ainsi les ouvrières, les pauvresses, les filles des rues sont-elles qualifiées de « femmes -ou filles- en cheveux » dans les romans réalistes de l’époque. C’est ainsi que les enfants revêtent le chapeau rond ou bien encore le béret ou Jean-Bart –ainsi baptisé du nom du célèbre corsaire dunkerquois-, un couvre-chef en drap bleu « marin » directement copié sur le bonnet de laine du matelot. Un ruban frappé en lettres dorées du nom d’un vaisseau imaginaire complète l’ornementation. Quand la mode est à l’anglophilie, les bérets s’achètent auprès de la maison « Old England » et portent le nom du « HMS Revenge » ou du « HMS Victory » !

Vitrine couvre chefs enfants dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain

Vitrine enfants dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain

Béret pour enfants, Collection Galliera / DR

Béret pour enfants Collection Galliera / DR
Bonnet de travail 1832 / Mnm A. Fux, S. Dondain
Rappelons que dans la Marine, on ne parle pas de béret mais bien de bonnet
Conférence Imaginaire Marin au musée
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 7th, 2009
Le jeudi 14 mai à 19h00 aura lieu à l’auditorium du musée national de la Marine, une conférence donnée dans le cadre de l’exposition “Les marins font la mode”.
Intitulée “Imaginaire marin” , elle sera conduite par Sylvain Venayre maître de conférence en histoire contemporaine, Université de Paris I Panthéon - Sorbonne.
Lorsque nous avons débuté notre réflexion sur l’exposition, très rapidement nous avons souhaité travailler avec Sylvain Venayre auteur d’ouvrages très importants à nos yeux
Rêves d’aventures. 1800-1940, Paris, La Martinière, 2006, 223 p.
La Gloire de l’aventure. Genèse d’une mystique moderne. 1850-1940, Paris, Aubier, coll. « Historique », 2002, 350 p.
Sylvain Venayre nous a orienté afin de dégager les différentes figures du marin.
Depuis la fin du XVIIIe siècle, le personnage du marin est progressivement doté d’un riche imaginaire et de représentation oscillant entre marginalité et fantasme. le prestige de l’uniforme, l’affrontement avec les forces de la nature, son courage, ont fait du marin un personnage aux multiples facettes, “l’aventurier”, le “héros”, mais aussi le “mauvais garçon” qui fascine ou intrigue
Auditorium du musée
Entrée libre - réservation conseillée au 01 53 65 69 53. Entrée par les jardins du Trocadéro.
Le cas du sac
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 29th, 2009
Sac du marin à bord de la "Couronne" fin 19ème
Que ce soit à bord ou à terre, chacun se doit de respecter l’uniforme. Engagé volontairement et souvent par vocation, le futur marin prend possession de sa tenue en même temps qu’il endosse son statut de militaire.
Pour un marin, introduire une note de rébellion face à l’ordre établi (notamment pour les appelés), passe le plus souvent par une intervention sur son sac en toile, jusqu’à la disparition de celui-ci en 2000.
Rappelons que le marin embarqué vit dans une communauté uniforme ; au sein de l’ univers fermé qu’est le navire, l’espace professionnel n’est pas distinct de l’espace privé. Le port de l’uniforme est donc constant et continu. Par conséquent, manifester son individualité se traduit par l’affirmation de soi sur la seule pièce vierge de toutes distinctions militaires, le sac. Comme le tatouage, le sac est un symbole visible aux yeux des autorités, des gens à terre. On parlerait aujourd’hui de « customisation ».
dessin profil de femme sur sac en toile / Mnm A. Fux
Le détournement du sac n’est pas sans rappeler les pratiques des élèves d’un pensionnat : contraints eux aussi de porter en permanence un uniforme, ils jettent leur dévolu sur tout support pouvant accueillir l’empreinte de leur personnalité (besaces, sacs de sport).
L’article 22 du 1er janvier 1786 indique que « Tous les sacs des matelots seront de cuir en poil de la même forme, fermés d’un cadenas au dessous duquel est cousue une bande de toile qui porte le nom et le département du matelot à qui appartient le sac. » Le règlement de 1824 indique que le sac est en toile rousse.

Sac toile règlement 1858 / DR
En 1910, le Manuel du marin précise que le matelot possède deux sacs en toile. Dans le grand sac, il met tout le linge de corps et les vêtements. Tous les effets sont pliés avec soin, en carrés d’environ 25 cm de côté et mis en paquet que l’on empile. On met dans le petit sac les chaussures, les brosses, le cirage. Après 1948, la Marine attribue une valise et un sac. Chaque homme a un caisson en tôle marqué à son matricule. Le mythique sac en toile disparaît en 2000 ; aujourd’hui, les marins ont un sac bleu marine modèle TAP (troupes aéroportées).
Il n’existe pas d’étude sur ce sujet et peu d’éléments documentaires pour comparer les différents dessins sur les sacs des marins. Aucune collection connue à ce jour ne permet d’esquisser une typologie des différents éléments graphiques provenant de sacs de marin. Le marin quittait le service avec son sac, le remisait et parfois l’oubliait. A partir d’éléments conservés au musée national de la Marine, au conservatoire Hermès, ou proposés lors de ventes publiques, on peut cependant distinguer des dessins récurrents : un profil féminin, une ancre, des cartes ou contours de pays.
Toile de sac peintre / Mnm A. Fux, S Dondain
Cette thématique peu présente dans la création des stylistes a cependant été reprise dans un défilé homme Comme des Garçons (été 2004). Le dos de la veste écrue comportait un dessin de matelot poursuivi par un requin aux dents acérées.

La nuit des musées
Posted by: admin in Non classé on mai 16th, 2009
Non à quelques jours de la sortie du film “La nuit au musée 2″ pas d’inquiétude pour nos visiteurs !!!!
Le musée national de la Marine sera heureux de vous accueillir aujourd’hui jusqu’à minuit pour une visite tout à fait exceptionnelle.
En sortant vous pourrez admirer la Tour Eiffel briller de mille feux ….
Graphisme dans l’exposition
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 18th, 2009
Par Jeanne Bovier Lapierre et Claire Boitel / Atelier JBL

L’élaboration du graphisme a commencé en même temps que la conception de la scénographie et a été pensé en fonction des lieux.
Dans la descente d’escalier, à l’entrée de l’exposition, un “signal fort” nous a été demandé. La rayure, que l’on retrouve sur les marinières, les vareuses, les cols bleus et certains uniformes, nous semblait un symbole évident à placer à cet endroit et cohérent pour “résumer” l’exposition. Les rayures se retrouvent déclinées dans la partie historique, sur une grande fresque chronologique. Elles mettent en valeur les costumes marins et les uniformes présentés et marquent par ailleurs l’évolution du temps. L’utilisation de photographies de ponts de bateaux (anciens et plus récents) en fond, nous a permis de souligner le parallèle entre le costume marin et la mode/ le pont et le podium, mais aussi de remettre les modèles mannequinés dans leur contexte.

Salles des uniformes / Mnm S. Dondain, A. Fux

Salles des uniformes / Mnm S. Dondain, A. Fux
Sur certaines cimaises, des compositions style “papiers peints” ont été conçues grâce à la documentation du musée pour évoquer de manière graphique, chaque thématique abordée.
Dans les alcôves de la grande salle, à gauche du grand podium, des panneaux explicatifs associant un pictogramme, un texte et un document original, présentent et symbolisent chaque famille de marins.

Alcôve aventuriers / Mnm S. Dondain, A. Fux

Alcôve tatouage / Mnm S. Dondain, A. Fux

En écho, de l’autre côté du podium,les “fiches typologiques” du vestiaire présentent de manière ludique et simplifiée, des informations techniques sur la confection des vêtements. Chaque type de vêtement - emblématique du costume marin (pantalon à pont, bachi, vareuse…) - a été stylisé graphiquement afin de créer une série de pictogramme.

- Alcôve Pardessus / Mnm S. Dondain, A. Fux

Alcôve couvre chefs / Mnm S. Dondain, A. Fux

Le canotier à Paris
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 24th, 2009
D’une promenade en ville à un désir d’évasion

Le Sylphe, canot à 10 rameurs conduit à la godille par le patron..., in "Canotage, Glouglou, Stella et Mignonne" Chartier, Alain (19e) / Mnm P. Dantec
A Paris, les canots à voile font leur apparition sur la Seine dès le début du XIXe. La préfecture de Police en autorise la circulation sous certaines conditions en 1840.
A partir des années 1820-1830, de nombreux individus se mettent à ramer : la barque devient le premier véhicule autonome de loisirs. Autonome car l’on conduit soi même son embarcation. Le rameur crée son loisir, ramer c’est exercer sa liberté. Changement fondamental dans la perception du bateau avec l’avènement du loisir nautique : le bateau n’est plus utilisé à des fins commerciales, militaires ou de pêche mais devient source de divertissement. A ce stade là, peu importe pour ce nouveau marin le type d’embarcations utilisées, mais en pleine période Romantique, il souhaite satisfaire son imaginaire marin. En cela le désir de mer est fortement insufflé dans la littérature, la peinture et même dans la propension des éditeurs à publier recueils et dictionnaires liés au monde maritime. L’adoption dans le langage courant des termes marins n’en est que la résultante.

Le canotage sérieux qui donne la santé..., in "Canotage, Glouglou, Stella et Mignonne" Chartier, Alain (19e) / Mnm P. Dantec
Dans la logique, cela pourrait sembler naturel et justifié que les canotiers adoptent la tenue du marin personnifiant voyage, évasion liberté. Mais on pourrait se demander pourquoi dans ce besoin de s’évader, quand l’Anglais se rêve athlète à bord de son canot, le Parisien se voit-il comme marin et en adopte postures et attitudes.
Contrairement aux marins d’eau douce anglais portant leurs tenues bourgeoises, le canotier parisien étriqué toute la semaine, laisse libre court à ses fantasmes maritimes le dimanche. S’habiller en marin, est loin d’être un détail dans l’histoire du canotage. Cette tenue entretient aussi l’illusion d’être un vrai marin, avec toutes les caractéristiques induites, un modèle de marin imaginé et non réel. A la même époque, ont lieu des bals masqués dits “bals fashionnables” où se costumer en marin est furieusement tendance.
Ramer est un plaisir , tout comme s’encanailler dans les différentes guinguettes et autres lieux de plaisance nés à la même époque. Alors que seulement 0,5% de la population parisienne a accès à ce loisir, le canotage suscite des réactions nombreuses. Par la presse évidemment mais aussi par les chansons, et évidemment en peinture.

Le canotier. Grand chic, adoré des femmes !..., in "Canotage, Glouglou, Stella et Mignonne" Chartier, Alain (19e) / Mnm P. Dantec
Dans l’ouvrage “Canotage, Glouglou, Stella et Mignonne” conservé au musée national de la Marine , une des planches comporte au dos une chanson intitulée “Les canotiers de la Seine”
“Sous leurs vareuses et leurs toquets
Les canotiers sont plus coquets
Que tous ces tas de freluquets (…)
Au diable les cols et les gants
Chez les canotiers bons vivants (…)”

Les plaisirs du canotage Gueldry, Ferdinand (1858-1945) 1906 (vers) / Mnm A. Fux
“Du canotier pur sang, le dimanche est la fête
Dès l’aube on peut le voir arrimant à son bord
endossant vareuse, toquet et salopette
Il s’en va rivoyer d’bâbord et de tribord”
Les canotiers cités dans Larousse du XIXe
Cet article doit beaucoup à la thèse de Frédéric Delaive “Canotage et canotiers de la Seine : genèse du premier loisir moderne à Paris et ses environs (1800-1860)” Doctorat en histoire de l’université Paris I, 2003.
Corto chez Colette
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 20th, 2009

La collection s’inspire de l’art du dessin de Hugo Pratt.
Toutes les particularités et les détails que Pratt dessinait dans les vêtements de ses personnages et, surtout, de Corto Maltese semblent sortir de la main d’un styliste génial.
Réinterpréter en style moderne les vêtements de Corto Maltese permet de reporter la séduction et le charme d’un personnage toujours vif, aimé par un public universel et unisexe.
La caractéristique la plus importante est la recherche absolue de qualité dans toutes les étapes de production, de la sélection des tissus au façonnage, des traitements innovants à l’attention porté au package et l’étiquetage.

Le vêtement culte qu’on retrouve dans toutes les collections et qui donnera continuité à la marque est le Caban (ou peacoat), la veste symbole de Corto Maltese. Le Caban de Corto se caractérise par un galon métal/or sur l’avant-bras gauche et par des boutons personnalisés signés Hugo Pratt.


La proposition est déclinée en plusieurs modèles avec tissus et traitements différents.
La collection Automne/Hiver 2009-2010 propose une série de cabans originaux. A partir du modèle dessiné par Hugo Pratt le vêtement est décliné dans une série de vêtements teints avec variantes de bleu selon le traitement utilisé. Le tissu est fourni par la Compagnie leader Italiana Stura; il s’agit d’un brevet exclusif de laine à teindre proposée en 3 poils différents.
Dans la version Gelé le traitement appliqué congèle le vêtement en donnant un effet de gel au tissu.
Le Caban est aussi proposé en version longue et courte, avec un tissu tramé type “rice” qui a le poids et la fonction d’un pull. Ce vêtement est proposé dans une seule variante couleur (bleu/noir), il est doublé en jersey.
La collection se complète grâce au mouton (merinos espagnol) utilisé par Corto pendant ses voyages en Sibérie, grâce au caban en peau (agneau d’origine sud-africaine) et col en mouton et grâce à une série de T-Shirts soie/coton lavés à 60° avec des images à corrosion.





Colette, le célèbre magasin parisien, qui fait la mode et les tendances, présentera à partir du 24 mai 2009 les nouvelles éditions du héros d’Hugo Pratt aux éditions Casterman. A cette occasion sera présentée la collection de vêtements Hugo Pratt for Corto Maltese.

Par ailleurs une grande exposition est présentée à Cherbourg :
«Hugo Pratt, périples secrets», jusqu’au 20 septembre, à Cherbourg-Octeville. Exposition gratuite au Musée Thomas-Henry. Centre culturel, 4, rue Vastel. Renseignements : 02 33 23 39 38

Bip aux enchères : le mime Marceau tout en rayures
Posted by: Redactrice in Non classé on mai 26th, 2009
Une photo représentant Bip au théâtre de la Gaieté en 1963 est présentée dans l’exposition “Les Marins font la mode” : sur une bâche on peut voir que nombre d’artistes, d’intellectuels ont porté la rayure marine

Bip / DR Site un musée pour Bip
Les mardi 26 et mercredi 27 mai seront vendus à Drouot les objets de la collection du mime Marceau.
Né en 1923, c’est en 1947, que Marcel Marceau crée son personnage fétiche, Bip, “Pierrot lunaire, hurluberlu blafard”, selon la définition de l’artiste, inspiré à la fois du “Bip” de Charles Dickens dans “Les Grandes espérances” et du “Kid” de Charles Chaplin,.
Parmi les 900 objets exposés à Drouot, le plus émouvant est sans doute le chapeau élimé de Bip orné d’une modeste fleur de tulle rouge, estimé entre 800 et 1.000 euros.
Plusieurs costumes - composés le plus souvent de chaussons, d’un pantalon blanc, d’un tricot rayé et d’une veste à gros boutons - sont proposés à partir de 1.500 euros.
Vous pouvez retrouver un reportage sur la vente Le Monde .
À sa mort, le 22 septembre 2007 à l’âge de 84 ans, Marcel Marceau a laissé de nombreuses dettes, et la vente de ses biens a été ordonnée par décision de justice. En soixante ans de carrière, l’artiste a amassé un ensemble considérable de souvenirs personnels - photos, tableaux, objets de scène… - et constitué une collection d’objets d’art et de livres anciens. Pour éviter la dispersion de ce patrimoine, un collectif d’amis et d’anciens collaborateurs du mime, parmi lesquels Robert Hossein, Ivry Gitlis ou Laurent Terzieff, a créé une association baptisée unmuseepourbip , et tente de récolter des fonds pour se porter acquéreur d’un maximum de lots.
Vous pouvez entendre la voix de Marcel Marceau dans une interview donnée en 1972 lors de son passage au théâtre des Champs Elysées : site de l’INA
Projection cinématographique ECPAD/Musée de la Marine
Posted by: admin in Non classé on mai 27th, 2009
Dans le cadre de l’exposition “les marins font la mode”, le musée national de la Marine et l’ECPAD proposent une projection suivie d’un débat
Thème de cette soirée :
Evolution de l’image du marin
Mercredis 3 juin à 19h
L’exposition les marins font la mode révèle qu’à intervalles réguliers, depuis le XIXe siècle les uniformes des marins ont inspirés les grands couturiers. La projection programmée à partir des archives audiovisuelles de l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense va permettre de suivre l’évolution de la représentation du marin de 1915 à nos jours dans ses différentes missions. Ces documents rares seront commentés par une historienne du cinéma, en compagnie d’une commissaire de l’exposition.
Liste des films projetés :
Une alerte sur la côte bretonne, 1915
Nos marins en Orient, 1917
Marine 1939, 1939
Casabianca, un sous-marin français, 1944
Avec les fusiliers marins, 1957
La vie à bord des sous-marins, 1997
Les forces armées françaises, 2003
Projection dans l’auditorium du musée
Accès gratuit
Réservation conseillée au 01 53 65 69 53 ou www.musee-marine.fr
Nouvelles pièces dans l’exposition
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 5th, 2009

Mardi 26 mai 2009 / Mnm A. Fux
Le mardi 26 mai a eu lieu dans les salles de l’exposition, un étrange ballet ….
Une restauratrice des Arts Décoratifs musée du textile et du costume est venue afin d’effectuer les rotations de rigueur. En effet, certaines pièces jugées plus fragiles que d’autres ne peuvent supporter trois mois d’exposition : même si la lumière est vivement surveillée, si certains vêtements sont protégés par des vitrines ou dépoussiérés toutes les semaines, leur fragilité les a empêchés de rester dans nos salles jusqu’à la fin du mois de juillet.

Aussi, nous avons du faire ce que nous nommons “des rotations”, à savoir changer des tenues contre d’autres équivalentes. Ces changements avaient été pensés bien en amont avec nos collègues des Arts Décoratifs.
- Tenue d’enfant en tissu rose vif (à la place de la tenue de garçonnet Paul Poiret n° inv. 2005.37-1-1-3)



- Tenue de garçonnet Old England avec casquette et sifflet n° inv. 998-165-12 ABC ( à la place de la tenue de garçonnet ivoire et bleu pâle n° inv. 73-28-158 A et B)


Dans la vitrine à gauche de la projection murale , la tenue d’infirmière de Jeanne Lanvin a laissé sa place à une blouse de soie à col marin n° inv. 69-22-12.
Do you know Little Marcel ?
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 7th, 2009

Si nous avons presque tous dans nos placards un tee shirt rayé marin, avons nous également un bon Marcel ?

En 2005 Little Marcel , né dans le Sud de la France au Grau du Roi, crée ses premiers modèles de débardeurs sérigraphiés multicolores.
Basée sur une idée ludique et intemporelle, la marque crée alors des produits s’accordant au mieux avec le jeans Les premiers modèles sont fabriqués en noir et blanc sur l’idée originale du mythique débardeur Marcel sérigraphié d’une écriture de maîtresse d’école.Puis aprés un succés immédiat, elle se lance dans le développement d’une gamme fraîche et colorée qui deviendra l’image même de Little Marcel.
Nous ne pouvions pas passer à côté de leurs tee shirt rayés très stylés petits marins
Les modèles tee shirts, manches longues, manches courtes, marcel, robes, et même draps de plage portant les doux noms d’Edwige, Eglantine, Eden, Elfi, Ephèmere, Hendricks, Félicien, Zeus pour femmes, hommes et enfants.




Armor Lux au musée
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 9th, 2009

En 1938, Walter Hubacher lance à Quimper La Bonneterie d’Armor. A 31 ans, ce suisse d’origine alémanique fait le projet de créer et produire des sous-vêtements de grande qualité. Dans les années 70, l’entreprise innove avec une ligne de prêt à porter : apparaissent les premières collections d’inspiration marine.
En 1993, deux repreneurs prennent la direction de la bonneterie : Jean-Guy le Floc’h et Michel Guéguen. On assiste un développement des collections de mer, basées sur la tradition, la qualité, et l’aisance dans les vêtements.
En 1997, une nouvelle ligne pour l’enfant est créée : la marque Armor Kids est née. 
Dans les années 2000 d’importantes commandes d’entreprises publiques ajoutent à la renommée de l’entreprise. La Poste confie la gestion de l’habillement de ses agents en 2004. Suivent en 2007 la SNCF et Aéroports de Paris et en 2008 le ministère de l’Intérieur qui renouvelle auprès d’Armor Développement l’habillement des fonctionnaires de la Police Nationale. 
Dernière commande en date : c’est Armor Lux qui habillera le personnel du Pavillon de la France à l’exposition universelle de Shangaï (1er mai - 31 oct. 2010)
Dernière innovation, après avoir lancé en 2005 une ligne en coton équitable, Armor Lux signe en 2009 un contrat de certification avec ECOCERT pour la fabrication et la distribution de produits en coton biologique. 

Jean Guy Le Floc'h devant le podium de l'expo / Mnm S Dondain
La société Armor Lux a aidé le musée national de la Marine dans l’élaboration des ateliers Look de mer, en mettant à notre disposition des rouleaux de tissus rayés.
Son pdg Jean Guy Le Floc’h qui n’avait pu être présent lors du vernissage , est venu le jeudi 4 juin assister à une visite privée.

Timothée Pic styliste chez Armor Lux et Jean Guy Le Floc'h / Mnm S Dondain

Emmanuelle Plescoff et Timothée Pic stylistes chez Armor Lux / Mnm S Dondain

Un des moments clés de l'expo : le sac du marin / Mnm S. Dondain
Ancre symbole des marins
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 25th, 2009
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Le mot Ancre vient du latin “ancora” . Ce mot a été parfois utilisé au masculin jusqu’au XVIe siècle.
Ce terme désigne “une pièce d’acier que l’on jette au fond de l’eau pour retenir le navire”
Est-ce parce que c’est l’un des instruments les plus anciennement utilisé dans la Marine que l’ancre a été “choisie” comme emblême ? L’évolution des ancres a toujours été liée à celle de la navigation.

Tableau des grades de la Marine / Mnm A. Fux, S. Dondain
En tant qu’insigne d’uniforme, l’ancre peut comporter un câble. L’insigne peut consister aussi en deux ancres croisées tel l’insigne en drap écarlate apposé en haut de la manche droite de la vareuse (circulaire du 28 juillet 1879).
Vareuse modèle 1953 / Mnm A. Fux, S. Dondain
L’ancre apparaît d’abord comme ornement des boutons d’uniforme (1766) puis sur la plaque de ceinturon. Sous la Restauration, l’ancre devint le motif habituel de décoration des uniformes des officiers pour les casquettes, épaulettes, broderies de grade.
Caban modèle 1953 / Mnm A. Fux, S. Dondain
l’ancre est signe universel de la mer ; l’ancre signifie à la fois l’aventure et la sécurité
Lever l’ancre c’est partir en voyage ; jeter l’ancre c’est s’arrêter, même si dans la marine on n’emploie pas ce terme mais le vocable Mouiller.
L’ancre de Miséricorde est la dernière ancre que l’on peut utiliser à bord, l’ancre de secours la plus lourde entreposée à fond de cale . Dans le Larousse, on peut lire : “les traversées de la vie étant souvent comparées aux agitations de la mer, le mot ancre est entrée dans plusieurs locutions verbales”

Blouse Tsumori Chisato attendant d'être mannequinée / Mnm A. Fux, S. Dondain
Mais l’ancre symbole, emblême, marque de l’univers marin , est une source constante d’inspiration chez les couturiers. Présente sur les costumes de bain, les premiers sweaters des années 1920, les costumes pour enfants, on a vu l’ancre hantée les podiums ces dernières années chez Castelbajac, D&G, Tsumori Chisato, Moschino.
costume des bains, Galliera / Mnm A. Fux, S. Dondain

Robe à l'ancre Thierry Mugler coll Quidam de Revel / Mnm A. Fux, S. Dondain

Ensemble à l'ancre JC de Castelbajac / Mnm A. Fux, S. Dondain
Le Ruban légendé
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 10th, 2009
Portrait d'un marin de "La Patrie" , vers 1915, A.Leenaerts 2008.0.3 © MnM-Photo S. Dondain.
Le ruban légendé, d’après les travaux du commissaire du patrimoine Serge Le Coustour
Véritable coquetterie de l’uniforme du marin, le ruban légendé orne le couvre-chef depuis le milieu du XIXe siècle. L’usage de l’or et les bouts flottants expliquent, sans doute, le charme presque féminin qui s’en dégage.
Nul ne sait exactement quand est apparu le ruban légendé sur les coiffures du personnel des équipages. Quelques éléments laissent à penser qu’un ruban - sans légende - était initialement destiné à renforcer la base de la calotte du chapeau de paille. Des rubans légendés sont attestés à partir de la fin des années 1830. Dans l’état actuel de nos connaissances l’acte de naissance du ruban légendé reste le règlement du 27 mars 1858.
Le ruban d’une longueur de 1,140 mètre est en taffetas noir et fixé derrière le chapeau de façon à laisser deux bouts flottants portant chacun une ancre. La légende est écrite en lettres moulées recouvertes d’un mordant sur lequel on applique une dorure.
Seuls les marins embarqués peuvent prétendre au port d’un ruban légendé au nom de leur bâtiment. Les marins des divisions portent un ruban noir uni sans légende. Passant du chapeau noir au bonnet de travail, puis de sortie, le ruban légendé est progressivement porté par tous les personnels, embarqués ou non.
Le 24 décembre 1891 les bouts flottants disparaissent des rubans posés sur les bonnets. Cette décision impose un exercice de couture puisque les rubans étant fabriqués en grande longueur il convient
“de replier le ruban afin de le raccourcir à la dimension du bonnet de travail, les ancres non comprises; puis coudre en rabattant les bouts à ancre sur le côté gauche, de façon que les diamants soient juxtaposés.”
(Circulaire du 24 décembre 1891, bulletin officiel n° 514, page 1041).

Bonnet de marin, fabricant Willmann, Paris 1952 © MnM-Photo S. Dondain.
La fabrication imprimée qui avait cours depuis le second empire est abandonnée en 1928 (circulaire du 2 mars notifiée le 2 avril) au profit d’une fabrication tissée or fin (et non cuivre). Le coût de ce nouveau ruban à une conséquence : désormais le marin n’est plus propriétaire de son ruban qu’il doit restituer lorsqu’il quitte son unité. Il lui est alors remis un ruban “MARINE NATIONALE” (créé le 3 août 1928, bulletin officiel page 159) qu’il remettra à l’administration de sa nouvelle unité qui lui délivrera alors, deux rubans au nom de la dite unité.
Bonnet de marin, modèle 1901 © MnM-Photo Arnaud Fux
Au cours de l’année 1944 le port des rubans légendés au nom des unités est interdit. Seul subsiste le ruban “MARINE NATIONALE”. Et ce n’est qu’à partir du 4 juin 1946 que les personnels pourront à nouveau porter un ruban au nom de leur unité.
De nos jours il existe environ deux cent vingt rubans légendés au nom d’une unité à terre (base navale, base d’aéronautique navale, école,…), d’une formation de l’aéronautique navale ou d’un bâtiment. Dans ce dernier cas seul le nom du bâtiment figure sur la légende à l’exception des sous-marins dont les noms sont précédés du mot “SOUS-MARIN …..”.
Montebello Pour la France... Sois marin / Mnm
Embarquez !
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 13th, 2009
Le bon plan du mois de juin
Vous allez visiter l’exposition “Les Marins font la mode” ? Prenez votre tenue de moussaillon et filez juste après sur les bords de Seine

Sur présentation d’un billet plein tarif du musée national de la Marine, bénéficiez du tarif réduit aux Vedettes de Paris.
Conservez votre billet du musée et présentez-le aux caisses des Vedettes de Paris pour profiter d’une réduction de 3€ sur les croisières.
Cette offre est valable pendant tout le mois de juin 2009 sur les croisières Découverte, Plaisirs, Pasta et Café Théâtre. Embarquement au pied de la Tour Eiffel.
Retrouvez toutes les informations des Vedettes de Paris sur leur site internet http://www.vedettesdeparis.com/
Pour Longchamp, Kate Moss affole les marins
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 12th, 2009

Campagne publicité Longchamp / Courtesy Longchamp
Longchamp présente sa collection de prêt-à-porter Automne Hiver 2009/2010 sur le thème « Parade » et fait appel cette fois-ci à Daria Werbowy aux côtés de Kate Moss, égérie de la marque depuis 3 ans et véritable « icône » de mode.
Derrière l’objectif, on retrouve à nouveau l’œil incontournable de Mert & Marcus qui se jouent des codes et des règles dans cette mise en scène originale où le thème Marin est à l’honneur. Kate et Daria, complices et espiègles, se moquent des Officiers, miment leur rigidité, les aguichent sans doute un peu et usent de leur pouvoir de séduction mais affichent un chic et une élégance en toute circonstance. Une campagne résolument moderne, sexy, osée et impertinente : tous les ingrédients sont réunis pour mettre en scène le « It Bag » de la collection : GATSBY.

Campagne publicité Longchamp / Courtesy Longchamp
Aucun vêtement “style marin” pour les égéries, mais une image du marin très intéressante : rigide, droit, d’une blancheur immaculée, mais prompt à se laisser séduire par des créatures très sensuelles. Une fois de plus, l’imaginaire , l’image du marin est utilisée dans la publicité. Et l’on joue sur les codes inhérents à son statut ou plutôt à l’image que l’on a de lui. Un homme viril, droit, militaire, secret, mystèrieux mais qui peut se laisser aller à une faiblesse : son amour des femmes.
Une femme dans chaque port, une femme à chaque escale, une femme qui attend
La légende n’a pas fini de perdurer …..
Marithé et François Girbaud
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 18th, 2009
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Article de Sylvie Marot chargée du Patrimoine, Maison Marithé et François Girbaud
Si Marithé et François Girbaud, sont mondialement reconnus pour leur approche innovante du jean (du stonewash au travail du denim par le laser), c’est avant tout parce que cette approche se caractérise par leur l’interprétation du vêtement utilitaire. En véritables designers industriels, ils travaillent depuis 40 ans sur les spécificités techniques du vêtement, ils en saisissent les fonctionnalités et le symbolisme pour élaborer une esthétique nouvelle.
En ce sens, les codes de l’uniforme marin leurs sont familiers : marinière, vareuse, ciré, caban, pantalon à pont, béret et l’évidente rayure !!! L’imaginaire qui découle du marin, héros intemporel, ne peut que séduire ces deux aventuriers, marins urbains.
L’exposition met en avant deux pièces particulières. Dans la section dédiée au tricot rayé, c’est un petit haut rayé qui a été choisie pour la féminité de ses manches ballons. La pièce fait la couverture du Elle du 21 juin 1971 : succès assuré de cet été là. (cf billet Sailor Chic posté le 2 juin) Dans la section des marinières, vareuses et col marin, une tenue d’enfant de l’été 1990 a été retenue.

L’exposition présente aussi trois extraits de vidéos : hiver 1984-85, été 1985 et hiver 1993/94.
Le court-métrage du défilé de l’hiver 1984-85, intitulé Hyperboréa, s’ouvre avec les images d’un navire traversant l’océan Arctique. Aux lentes images de défilés s’intègrent celles des cotonneux icebergs flottants. Sur fond sonore d’échos de sonar et sifflets, l’équipage se réveille… Les thèmes du défilé vogue sur le thème maritime : Fram (navire utilisé pour l’exploration polaire) ; Les jeunes et les enfants d’abord ; Les laboureurs de la mer ; Funboat Party ; Rescue Team où défilent les mannequins vêtus de pulls de marin à grosse côtes dans des couleurs vives tamisées par la brume et coiffés de bonnet à pompon ; Thulan où le cuir si souple devient un ciré ; le thème Vers Hyperboréa, met en avant la tradition maritime du tissage Royal avec des marinières à encolure montante et descendante.

Extrait du catalogue accompagnant le court-métrage du défilé Hyperboréa © Marithé+François Girbaud®
Pour le défilé de l’été 1985, Jet Laggers, les rayures se mêlent les motifs solaires.

Le thème North sea Marin du défilé Punctum Mundi (hiver 1993/94) revisite le caban. Grandes poches, manches galonnés d’or, ample col rectangle agrémenté de zip doré. L’ancre figurant sur les boutons bombés laisse place au logo mais en garde l’ampleur.

modèle SPQRcity 2G902 - hiver 1993/94 et bouton (détail) © Marithé+François Girbaud®
Mais encore…hors des murs de l’exposition…
L’hiver 1986/87 fait la part belle à la rayure :

Hiver 1986/87 © Marithé+François Girbaud®
Esprit matelot vs officier de marine :

Hiver 2002/03 © Frédérique Dumoulins
Pantalon à pont dandy :

Hiver 2003/04 © Frédérique Dumoulins

Eté 2005 © Stefano Guidani
Sur la campagne de l’été 2009 Change for a better climate, le personnage à droite porte un caban, associant col V et double rangée de boutons :

Change for a better climate été 2009 © Steve Hiett
Et enfin, Marithé+François Girbaud offre pour la prochaine saison une fraîcheur marine nouvelle au casual masculin.

New edge mariner – croquis du 4 avril 2009 © François Girbaud
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Gabrielle Chanel, Deauville 1913
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 20th, 2009

Marinière Chanel en jersey de soie (à côté projet tenue d'infirmièe de Jeanne Lanvin) / MNM S. Dondain A. Fux
La Marinière de Melle Chanel
L’essence même du travail de Mademoiselle n’est-il pas dès le départ de “contester la mode”. Au delà n’a-t-elle pas voulu s’affranchir d’un carcan imposé aux femmes juste avant la Première Guerre Mondiale ?
Autour de Mademoiselle Chanel se crée jusqu’à aujourd’hui un véritable mythe sur ses créations, ses inventions. Si tout n’est pas forcément attesté, on ne peut nier qu’elle a apporté énormément à l’histoire de la mode participant d’une certaine façon à l’émancipation des femmes.

Les élégantes de Deauville 1916 / DR
En 1913, Gabrielle Chanel commandité par Boy Capel ouvre sa première boutique au coeur de Deauville rue Gontaut Biron. C’est au départ, une boutique de chapeaux : Melle Chanel se désole de voir ses femmes sur le littoral normand arborrant des couvre-chefs chargés de plumes et autres ornements. On raconte que par un jour de grand vent (?) , elle adopta le petit chapeau de paille cher aux plaisanciers parisiens : le canotier.

Melle Chanel devant sa boutique à Deauville / Droits réservés Conservatoire CHANEL diffusion Interdite
Très vite s’ajoutent à l’offre, des blouses, des vestes et cette famuese marinière qui deviendra le vêtement des élégantes de Deauville des temps de guerre.
Cette nouvelle mode naît d’une constation très simple pour Melle Chanel : il n’existait ni mode, ni costume de sport. Or elle invente d’abord des vêtements pour elle : férue de sport, elle crée une mode de détente et de plein air.
Il est dit qu’en 1914, elle emprunte le tissu des sweaters de Boy Capel pour se créer un costume de bain (bien plus pratique que ceux des femmes du temps) … mais sa véritable révolution est d’introduire un tissu jusque là méprisé des couturiers.
En 1916, dans ces temps de guerre, Melle Chanel veut trouver un tissu qui se rapproche autant que possible du tricot. Le fabricant Rodier à défaut, lui propose un tissu jusque là utilisé pour les sous-vêtements : le jersey. L’adoption est imémdiate : un tricot fabriqué sur machine, plus souple, moins contraignant.
A elle désormais, ces formes jugées trop simples comme la fameuse marinière qu’elle a vu portée sur les côtes normandes.

Mademoiselle Chanel à Deauville / Droits réservés Conservatoire CHANEL diffusion Interdite
Car avec ce tissu, la femme se débarasse des contraintes imposées, dictées par la bienséance : engoncée, corsetée, elle se libère en portant une tenue plus souple, plus vague moins apprétée. Mais n’oublions que cela concerne une partie de la population féminine : pas forcément la plus aisée, mais la plus apte à recevoir et imposer ces bouleversements.

Mademoiselle Chanel / Droits réservés Conservatoire CHANEL diffusion Interdite
La marinière que nous présentons dans l’exposition appartient au Conservatoire CHANEL. Cette pièce est exceptionnelle à plus d’un titre. Peu de créations de ces années là ont été conservées. En outre, cette marinière est en jersey de soie. De couleur crème, elle est une pièce phare de l’exposition car elle démontre le passage de la copie du style marin à la véritable création à partir des codes marins. Contrairement aux précédentes pièces qui s’inscrivent dans une copie des tenues de matelots, ou qui par les rayures et les codes couleurs signifient une recherche du balnéaire comme espace d’hygiène, de santé, La Marinière de Mademoiselle tend à une affirmation de la mode, de la création. Pièce détournée : la forme est bien celle de la marinière mais l’échancrure est plus prononcée, le col est plus bas, et surtout les manches sont resserrées aux poignets, et la marinière est ceinturée.

Blouse à col marin et jupe mi-longue, Crêpe de soie, nœud de satin noir et camélia blanc au décolleté/ Mnm S. Dondain A. Fux
Karl Lagerfeld a présenté lors du défilé PAP 1989 une variation de la marinière de Mademoiselle.
Destination Normandie
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 23rd, 2009
Exposition au musée de Normandie à Caen du 13 juin au 31 octobre

Affiche de l'exposition / DR
Destination Normandie, deux siècles de tourisme (XIXe-XXe)
La Normandie fut dès le début du XIXe siècle une des destinations privilégiées des touristes. Présentée dans les toutes nouvelles Salles du Rempart du Musée de Normandie, Destination Normandie évoque l’épopée des bains de mer, le temps du loisir et du sport, l’urbanisation du littoral, les excursions et la découverte du territoire ainsi que l’industrie du souvenir.
Des œuvres de Mozin, Boudin ou Dufy, des collections anciennes de costumes de bain, jeux et accessoires de plages tels que cabine du Havre ou paillotte de Coutainville, des souvenirs liés à la visite des plages du Débarquement, des affiches touristiques provenant de toute la Normandie et pour la première fois réunies, retracent deux siècles d’histoire du tourisme en Normandie.
Sous le commissariat d’Alice Gandin, Musée de Normandie assistée de Marie-Pierre Osmont

Nous vous conseillons tout particulièrement le catalogue de l’exposition
Catalogue “Destination Normandie”, éditions 5 continents, Milan, 208 pages, format 24 x 28 cm, 35 €
Le catalogue a pour but de faire la synthèse des recherches en cours sur le tourisme et ses multiples expressions en Normandie et de présenter les œuvres qui sont exposées. Ainsi que le site Destination Normandie
Sommaire du catalogue :
- Naissance et originalité du tourisme en Normandie
Alain Corbin - Le tourisme, nouvel objet du patrimoine
Alice Gandin - Les stations balnéaires anglaises au XVIIIe siècle
William Brodie et Gary Winter - Des peintres aux bains de mer en Normandie
Anne-Marie Bergeret-Gourbin - La Normandie des Guides-Joanne : l’attrait des stations balnéaires
Hélène Morlier - Le tourisme à la conquête du littoral normand : “main-mise sur un territoire”
Philippe Dupré - Une approche des casinos de la côte normande
Didier Hébert et Viviane Manase - Architecture balnéaire et style néo-normand
Claude Mignot - Sur la plage : tentes, cabines et cabanes
Claire Etienne - La promesse faite au touriste
Catherine Bertho-Lavenir - Cap : santé, loisir et bien-être
André Rauch - Cyclistes et automobilistes : inventer un nouveau tourisme
Catherine Bertho-Lavenir - Un atout pour le tourisme régional : la mémoire du Débarquement et de la bataille de Normandie
Jean Quellien - Les objets souvenirs : économie et imagerie touristique
Elisabeth Lalou - Catalogue des objets/œuvres exposés
Coordination : Alice Gandin et Marie-Pierre Osmont
Le catalogue de l’exposition
Posted by: Redactrice in Non classé on juin 27th, 2009

Le musée national de la Marine et les éditions Gallimard publient à l’occasion de l”exposition “Les Marins font la mode / Sailor chic in Paris” un superbe catalogue prolongeant ainsi la réflexion sur l’influence des uniformes de la Marine sur la Mode.
Cet ouvrage comporte un interview exclusive de Jean Paul Gaultier
Sommaire :
Le vestiaire du marin / Agnès Mirambet Paris, Virginie Alliot-Duchêne
De la matière première à la coupe / Agnès Mirambet Paris
Le sac de marin / Delphine Allannic Costa
La marine en culottes courtes / Aude le Guennec
L’étoffe des femmes libres / Catherine Ormen
Le défilé / Olivier Saillard
Portraits de marins / Angelina Meslem
Le héros, le matelot, l’aventurier / Sylvain Venayre
Le tatoué / Jérôme Pierrat
Le marin, figure homoérotique / Florence Tamagne
204 p., ill. , 39 €
Achat auprès du musée national de la Marine
Derniers jours !!!!!
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 5th, 2009
Notre belle aventure va s’achever le dimanche 26 juillet au soir.
Aucune prolongation car la fragilité de certaines pièces ne peuvent nous permettre de continuer
Si vous n’avez pu venir, si vous désirez revenir, si vous voulez conseiller notre exposition à des amis, il ne vous reste que quelques jours.
Au plaisir de vous voir dans nos salles au cours du mois de juillet ….
Le caban
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 13th, 2009
Caban modèle 1953 / Mnm A. Fux, S. Dondain
Pour cet article référons nous à l’article publié dans le “Nouveau glossaire nautique” d’Augustin Jal
Caban : masc. du sicilien cabbanu, de cabba, de l’arabe cabâ “sorte de manteau”
autres formes : gaban, guaban
1 / jusqu’au 16e siècle, manteau à manches avec un capuchon, généralement fait d’une étoffe de laine grossière (herbage cf note bas de page) que portent les gens de mer et les forçats des galères pour se préserver de la pluie et du froid. Synonyme : capot, gonelle, mante
2/ à partir du 17e siècle, en Ponant (côté Atlantique par opposition au Levant, la Méditerranée), vêtement de marin analogue au caban (cité alinea 1), mais plus court doublé extérieurement de grosse toile, rendue imperméable à la fin du 18e, par un mélange de goudron et d’huile.
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Dans l’Encyclopédie Méthodique Marine (1783) : caban il y en a des courts qui ne vont que jusqu’à la ceinture, de la même étoffe et ayant aussi un capuchon : ceux là sont des espèces de camisoles avec lesquelles le matelot peut agir.
Traduction dans différentes langues :
italien : cappoto, gabbano,
espagnol : capote, gaban,
portugais : capote
breton : kaban
anglais : cloak, pea jacket, great coat, watch coat, aujourd’hui pea coat
néerlandais : schansloper
Jal cite également la définition de 1823 : sorte de redingote de matelot, de grosse étoffe brune cf caparasse
caparasse : Augmentatif du bas-latin caparo, chaperon (voy. CHAPERON) : c’est-à-dire sorte de chape ; espagn. caparaçon. féminin, Terme de marine. Petit manteau de canotier.
Marine imériale 1860, dessin d'Auguste Goichon Mnm
Sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales :
Manteau d’étoffe épaisse, à capuchon, porté principalement par les marins. Un caban de matelot (Ponson du Terrail, Rocambole, t. 4, Les Exploits de Rocambole, 1859, p. 12); un caban de conducteur d’omnibus (Huysmans, L’Oblat, t. 1, 1903, p. 238) :
Gracq, Le Rivage des Syrtes, 1951, p. 212.
On peut même considérer que le mot Gabardine est issu du croisement de gabán (caban*) avec tavardina, tabardina, dimin. de tabardo « sorte de manteau »
Note
herbage : bas-lat. arbasus, de l’ital. arbascio, de Arba, île appartenant aux Vénitiens, où l’on fabriquait l’arbascîo. Ancien terme de marine. Étoffe de laine grossière et de couleur brune, sorte de camelot dont on faisait des tentes pour les navires, des cabans et des chaussures pour les gens de mer.
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Laver son linge à bord
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 1st, 2009
Manuel du marin de R. de Parfouru (Paris, Challamel, 1911)
Ce manuel a été rédigé pour les mousses du bâtiment La Bretagne. Il renferme les connaissances exigées par l’arrêté ministériel du 27 septembre 1910 organisant l’école des apprentis marins et mousses.
Le séchage du ling à bord d'un cuirassé. Vue stéréoscopique, Julien Dormoy Coll. MNm
Les jours de lavage du linge :
le linge est lavé deux fois par semaine, le lundi et le vendredi. Le lavage est remis à d’autres jours si les circonstances ne permettent pas de le faire ce jour là. Le shamacs et les sacs sont lavés pendant le temps consacré au lavage du linge. Un roulement est établi pour que le tour de lavage de chacun des objets revienne une fois par quinzaine.
Temps accordé pour le lavage du linge :
en rade, le lavage du linge dure une heure dix minutes. La section qui a le quart du jour (1) lave avant le branle-bas (2), de manière à être à disposition du maître de manoeuvre pour affaler et hisser les cartahus (3). (cf notes bas de page)
Les hamacs et les sacs sont lavés par tout l’équipage à la fois ou par une fraction de l’équipage.
A la mer, quand les deux bordées ne lavent pas simultanément, la lavage du linge dure deux heures.
Emplacement réservé au lavage du linge :
le lavage du linge a lieu sur le pont.
Séchage du linge en cours de route A. Bougault Coll. MNm
Le lavage du linge mise au sec :
Le linge et les hamacs, les couvertures et les effets de drap sont lavés à l’eau douce. 1/4 d’heure avant la fin du lavage au commandement de “le linge sur les cartahus”, les cartahus sont affalés successivement ; les hommes à mesure qu’ils sont prêts mettent leur linge au sec et dès qu’un cartahus est rempli, il est hissé immédiatement. Les hommes ont pris soin de mettre ensemble tous leurs effets qui leur appartiennent. Les bancs et les tables sont habituellement briqués pendant le lavage du linge.
Amener son linge :
En rade lorsqu’on amène le linge, tout l’équipage est appelé sur le pont. Chaque homme s’y place de manière à avoir ses effets le plus tôt possible. 1/4 d’heure est ensuite donné aux hommes pour ramasser leur linge dans leurs sacs. A la mer, le linge est ramassé en deux fois, les gens de quart étant relevé dans l’intervalle.
Album de photos diverses à bord de bâtiments de la Marine française, vers 1898. Le lavage corporel à bord.« C’est réellement un spectacle curieux que celui de ces gaillards solides se lavant dans le costume le plus léger. C’est pendant le quart de 4 à 8 heures du matin une distraction que l’officier quart ne manque jamais de s’offrir. Quels muscles et quels biceps ! C’est dans ce milieu que les petits jeunes gens qui traînent de bar en bar sur les quais de la capitale, devraient bien venir faire une cure d’énergie physique et morale ! »
Propreté corporelle :
Chaque bâtiment utilise au mieux les lavabos dont il dispose pour y faire passer chaque jour, entre le branle-bas et le changement de tenue le plus grand nombre d’hommes possible. A défaut de lavabos ou pour les hommes qui ne peuvent y trouver place, la propreté corporelle a lieu après le déjeuner sur le pont ou dans un endroit désigné en se servant de seaux. Elle dure vingt minutes. Les jours de lavage du linge, la toilette a lieu pendant ce lavage.
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Notes
1. Le quart : Temps pendant lequel une personne ou une équipe est de service.
2. Branle bas : Action de détendre les branles ou hamacs, pour se disposer au combat. Faire branle-bas, c’est ôter non-seulement les branles, mais tout ce qui est sur le gaillard et dans l’entre-pont, et le jeter à fond de cale, pour se disposer au combat.
étymo et hist − 1687 mar. (Desroches, Dic., 77 dans Fr. mod., t. 25, p. 307 : Branle-bas. C’est encore un commandement pour faire détendre les branles); d’où 1835 branle-bas de combat (Ac.); 1832 p. ext. fig. branle-bas « épouvante » (Raymond) − Besch. 1845; 1863 « bouleversement » (Littré).
Composé de branle « hamac des matelots » 1678 (Guillet, Les Arts de l’homme d’épée, Paris, 3e part.) p. ext. de sens de branle* « oscillation », et de bas1*.
3. Cartahus : Cordage volant sans emploi fixe, ne servant pas à une manoeuvre spécifique à bord. Plus génralement c’est l’ensemble des cordages disposés pour faire sécher le linge sur la plage avant du bâtiment
Monsieur Jean Paul Gaultier
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 11th, 2009

Enlèvement des pièces Maison Jean Paul Gaultier / Mnm S. Dondain

Vue du podium / Mnm A. Fux, S. Dondain

Enlèvement des pièces Maison Jean Paul Gaultier / Mnm S. Dondain
Comme souvent dans les vêtements créés par Jean Paul Gaultier, le pull rayé est associé à un souvenir d’enfance, ce pull que lui avait donné sa grand-mère quand il avait trois ans.
Un souvenir d’ado, images qui se croisent, à Saint Jean de Luz
Souvenir du film de Rainer Fassbinder réalisé à partir de l’ouvrage de Jean Genêt “Querelle de Brest”
Jouer avec la rayure vaste champ de création
Constante de sa création, s’amusant avec la dentelle en jouant avec les jours de ce tissu,
Envahi par la plume d’autruche, robe forme de sirène, la plume est la rayure qui se dilue dans les plumes
Rayures en paillettes vestiaire féminin et masculin
la rayure que travaille Jean Paul Gaultier est aussi une tradition de la mode
Jean Paul Gaultier ne porte plus en public ce tricot qui l’a rendu et qu’il a rendu mondialement connu. Mais le soir du vernissage de notre exposition, il est venu avec ce vêtement nous rendant ainsi hommage. Nous avons été énormément touchés par cette dédicace.

Cap des tempêtes, robe longue caban Cadis de soie marine, mousseline Collection HC P/Eté 2005 / Mnm A. Fux, S. Dondain

Bateau-lavoir, pantalon à pont et pull marin à effet drapé Toile sèche, jersey Collection HC P/Eté 2002 / Mnm A. Fux, S. Dondain

Façade Maison jean Paul Gaultier / Mnm S. Dondain

En haut pièces Dior et Margiela ; en bas Marinière dos nu nouée Jersey de coton Collection PAP P/Eté 1997 ; Blouse à rayures ajourée de dentelles Jersey de coton, dentelle Collection PAP P/Eté 2006 ; Marinière à découpe cœur Jersey de coton Collection PAP P/Eté 2001

Jean Paul Gaultier lors du vernissage de l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain







Robe-pull marin à rayures Dentelles ivoire et marine Collection HC P/Eté 1997 / Mnm A. Fux, S. Dondain

L’Homme Objet, marinière et pantalon Maille de coton, lainage Collection PAP P/Eté 1984 / Mnm A. Fux, S. Dondain

Blouse à rayures ajourée de dentelles Jersey de coton, dentelle Collection PAP P/Eté 2006
US Sailor chic !
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 23rd, 2009
Marins en permission à terre : l’uniforme du marin américain
Par Mme Finnamore
Cet article initialement prévu pour notre catalogue est publié ici dans son intégralité.
Toutes les images reproduites appartiennent à la Collection Jérôme Pierrat
Diffusion Interdite
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My mother always said to me,
Beware of a man in white
He’ll never be home
Forever he’ll roam
The traveler always wanders.
(Ma mère m’a toujours dit,
Méfie-toi de l’homme en blanc
Jamais à la maison ne sera
Toujours il errera
Un voyageur il restera.) [Traduction libre]
Clara Bow, I’m True to the Navy Now (1930)
Le marin américain musculeux, tatoué et tout de blanc vêtu - pantalon évasé, vareuse et calotte - fait partie de l’iconographie universelle. Les paroles de la chanson titre du film hollywoodien de 1930 True to the Navy (Paramount) disent tout l’attrait de ce personnage à une époque où le marin américain, en particulier, était une image incontournable dans les ports du monde entier.
Le personnage de Clara Bow se voit mettre en garde vis-à-vis de ces hommes en blanc, symboles d’instabilité et de luxure. On considère alors qu’un marin qui a parcouru le monde restera toujours en errance, une habitude incompatible avec la relation monogame traditionnelle. Pourtant, comme le révèlent plus tard les paroles chantées par Clara Bow, l’héroïne ne peut résister à l’homme en uniforme.
Quelle est l’histoire de cette image ? Quels éléments de la tenue qu’il porte sont si caractéristiques ? Il faut remonter au dix-huitième siècle pour retrouver l’origine de cet habit ; pourtant, même si certains détails mineurs ont changé au cours du temps et si son influence sur les vêtements civils a évolué, la silhouette est restée la même.
Le marin en permission est une entité basée sur un fantasme mutuellement accepté par les marins et les civils, et ce chapitre se concentrera justement sur les vêtements portés pendant les permissions à terre. Toutes sortes d’images populaires (affiches et posters, peintures, photos et films) ont joué un rôle dans la construction et la diffusion de cette image emblématique.
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Éléments du costume du marin américain
L’évolution de la tenue des marins américains résulte d’un ensemble d’influences culturelles et vestimentaires, incluant les uniformes de l’armée britannique, les distinctions de grade et la différence entre les uniformes du bord et ceux portés lors des permissions à terre. Si le style général reflète toujours la mode du moment en termes de silhouette, nombre des éléments de base de la garde-robe sont inchangés depuis le dix-huitième siècle. Une introduction générale à l’histoire des uniformes de la Marine américaine permet de mieux comprendre les origines du fameux costume marin.
Quand Chanel transforme la chemise de marin
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 7th, 2009
“Le grand couturier est un homme qui a de l’avenir dans l’esprit” L’Allure de Chanel de Paul Morand
Lors du défilé Haute Couture printemps été 1995, la maison Chanel sous l’égide de Karl Lagerfeld revisite le style marin.
“Tout de perles brodées, des marins d’apparat en robe et en tee shirt et jupes à pans en mousseline” Marie Claire n°511, mars 1995.
La collection prêt à porter de la même saison était elle aussi résolument placé sous le signe des marins.
Dans le Elle n°2562 en date du 6 févroer 1995 : « Lagerfeld réussit le tour de force de s’inspirer de tout ce qui fut autrefois pour le réinventer de la manière la plus moderne qui soit. Mais s’il fallait se damner, ce serait pour ces marinières de matelots entièrement brodées de petites perles, prodiges de luxe intériorisé ».
Ces savoirs faire artisanaux des ateliers sont de plus en plus difficiles à maintenir, en raison notamment des délais toujours plus courts pour la réalisation de pièces qui exigent tant de minutie. Le brodeur François Lesage explique que la tendance est d’exiger qu’une commande soit réalisée en dix jours pour un travail autrefois réalisé en cinq semaines.
Pour préserver ce patrimoine de métiers d’art devenus rares, quatre des plus anciennes maisons de broderie, de chaussures, de chapeaux, de fleurs et de plumes se sont regroupées en une société créée par la maison Chanel et baptisée Paraffection : – Lesage pour les broderies, Michel pour les chapeaux, Lemarié pour les fleurs et les plumes et Massaro pour les chaussures.

Alcôve Chemise et Vareuse dans m'exposition ; en haut à gauche Marinière Chanel / Mnm A. Fux, S. Dondain
– marinière à manches courtes entièrement brodée de petites perles blanches à rayures de petites perles noires sur l’encolure, les manches, et la poche poitrine au sigle CHANEL. Collection Haute Couture Printemps-Eté 1995.

Préparation au mannequinage de la marinière Chanel / Mnm A. Fux, S. Dondain

Mannequinage de la marinière Chanel / Mnm A. Fux, S. Dondain
Chemisette d'été Marine Nationale / Mnm A. Fux, S. Dondain
La marinière Chanel présentée dans l’exposition est particulièrement connue car lors du défilé Couture , elle était porté par le top model Carla Bruni.
Pantalon à pont : Chanel, Gaultier & Co
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 15th, 2009
Le pantalon a trouvé sa place dans les tenues féminines depuis les créations de Mademoiselle Chanel, et plus tard dans celles d’Yves Saint Laurent.
Mais dans ce domaine, on observe une forme très caractéristique : le pantalon à pont.

Cette culotte est apparue initialement dans le civil et non dans la Marine comme pourrait le donner à penser l’appellation. Le pont est un mode de fermeture déjà utilisé pour les culottes masculines sous l’Ancien Régime. Le pantalon long à pont se répand au début du XIXe siècle puis cède la place au pantalon à braguette, aussi bien dans l’habillement civil que militaire.
Il s’agit d’une culotte, possédant à l’emplacement de la braguette une pièce d’étoffe que l’on attache sur les côtés et à la ceinture avec des boutons. Selon les dimensions de cette pièce, la culotte est dite «à grand pont ou à «petit pont”.
Culotte à pont été / Mnm A. Fux, S. Dondain
Dans la Marine, le pantalon à pont est adopté à la fin du 18e siècle par les hommes d’équipage. Des hypothèses, ont été avancées pour en expliquer l’intérêt particulier. On a dit qu’il protégeait mieux du froid, du vent et de l’humidité, en mer, ou qu’il faciliterait les déplacements dans le gréement des navires car il présente moins d’aspérités que le pantalon à braguette boutonnée.
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Traditionnellement, à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe, le pantalon d’homme d’équipage s’évasait largement à partir du genou. Cette coupe aurait été adoptée peu à peu pour permettre de retrousser le bas du pantalon lors des travaux sur le pont mouillé des navires. Ainsi la légende attrbue-t-elle aux marins l’invention de ce qui fera fureur dans les années 60/70 : le pantalon pattes d’éléphant. Finalement quand la mode s’inspire de la marine ….

Alcôve pantalons à pont dans l'exposition / Mnm A. Fux, S. Dondain
Dans l’alcôve consacré aux pantalons à pont, on peut voir différentes variations notamment un slip de bain à pont pour hommes signé par la maiosn Gaulier. Nous exposons également dans une vitrine plate le pantalon à pont ayant appartenu à Mademoiselle Chanel.

Mannequinage slip de bain à pont (Jean Paul Gaultier) / Mnm A. Fux, S. Dondain

Préparation pouir le mannequinage des pièces / Mnm A. Fux, S. Dondain

- Préparation pour le mannequinage des pièces / Mnm A. Fux, S. Dondain
Liste Garde-robe marine, alvéole « pantalons à pont ».
Sous vitrine : Culotte à pont 1780-90
Taffetas de soie, toile de lin, tresse de coton
Paris, musée Galliera, inv. 1920.1.1301b
Pantalon à faux pont inspiré du pantalon de marin ayant appartenu à Mademoiselle Chanel
Jersey de coton bleu marine, non doublé
Paris, Collection Chanel
Dans la fiche typologique : Culotte à pont de petite tenue d’été pour officier de marine
Jean Paul Gaultier Pantalon à pont Taffetas de soie Collection PAP Homme P/Eté 1997
Paris, Maison Jean Paul Gaultier
Jean Paul Gaultier Pantalon à pont Cuir Collection PAP Homme A/HIVER 2003-2004
Paris, Maison Jean Paul Gaultier
Jean Paul Gaultier Slip de bain à pont Polyamide Collection PAP Homme P/Eté 2008
Paris, Maison Jean Paul Gaultier
Chanel Jupe courte à pont en Jean bleu et surpiqûres au fil jaune, Collection PAP P/Eté 1994
Paris, Collection Chanel
Val Piriou (1963-1995) Jupe à pont 1992 Drap Quimper, Coll. Marie-Paule Piriou
Eymeric François Robe à pont Coton, polyester Collection HC P/Eté 2002
Paris, Maison Eymeric François
Tsumori Chisato Short à pont Soie Collection PAP P/Eté 2006
Paris, Anet Press
Jean-Charles de Castelbajac Pantalon à pont imprimé à l’ancre Toile de coton Collections PAP P/Eté 2008
Paris, Maison Jean-Charles de Castelbajac
Un blog sans photos ? Impensable !
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 18th, 2009
La direction du musée a accepté avec enthousiasme et sans restriction, l’idée du blog pour l’exposition “Les marins font la mode” ; qu’elle en soit vivement remerciée, car cette expérience, une première, fut aussi vivante qu’enrichissante.
Simplement un blog vit par l’écrit certes, mais un blog sans visuels, sans photo c’est impensable.
Dès qu’a germé l’idée de ce blog, les photographes du musée ont été associés à ce projet. Libre cours à eux : photos documentaires, photos du montage, de l’inauguration, de la scénographie, quartier libre …
Alors pour ces derniers post sur le blog, tous nos remerciements à Arnaud Fux et Sébastien Dondain d’avoir su faire revivre en images ces moments, instants d’exposition. Et florilège de vos photos ….







reportage chez Jean Paul Gaultier










Affiche commentée
Posted by: admin in Non classé on juillet 3rd, 2009
Chaque mois, le musée national de la Marine vous propose de découvrir une œuvre de ses collections.
Présentée de manière détaillée, cette œuvre peut être étonnante, unique, ludique, ou fragile. Elle bénéficie pendant un mois d’une mise en lumière particulière et vous invite à venir la voir en détail dans nos salles.

L’oeuvre présentée vient d’être acquise par le MnM lors d’une vente aux enchères publique et elle se trouve actuellement dans l’exposition « Les Marins font la mode, sailor chic in Paris », qui fermera ses portes le 26 juillet prochain.
Pour découvrir cette oeuvre à la loupe cliquez ici.
Tendances canines
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 21st, 2009

Tee shirt marin pour chien chez Amour de chien / DR
Et oui …. Jusqu’où la tendance se niche ?
Nos amis à quatre pattes peuvent aussi se looker “Sailor Chic”
Etre assortis à leurs maîtresse so fashion pour un été résolument marin et rayé
Petit aperçu des tendances de l’été
Modèle chez un Amour de Chien / DR

Robe marinière pour chiens chez La Pet Avenue / DR

Polo marinière pour chiens / DR

Doggy Dolly robe marinière pour chien, chez La Pet Avenue / DR

Tee shirt frégate Joy of a Toy

Tee shirt marine rouge chez Puppia / DR

Tee shirt Ancre chez Dogsiz' / DR

- Ensemble marin Dogsiz / DR

Balmain
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 28th, 2009

Ensemble marinière et pantacourt Balmain / DR

Conférences et colloques
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 22nd, 2009
Dans le cadre des rendez-vous maritimes, Agnès Mirambet Paris et Delphine Allannic Costa, commissaires de l’exposition “Les Marins font la mode” donneront une conférence le jeudi 24 septembre à la bibliothèque de Brest (22, rue Traverse 29200 Brest) à 18h30.
“Comment les uniformes de la Marine Française ont inspiré les couturiers et créateurs de mode depuis le XIXème siècle.”
Par ailleurs, l’Université de la Mode, filière de l’Université Lumière Lyon 2 organise un colloque les 30 et 31 mars 2010 dont le thème est
“Le vêtement de travail”
Le colloque se déroule sur 2 journées de Communications et d’ Animations (exposition, conférence chantée, défilé, etc…). Plusieurs axes de réflexions (et de communications) seront abordés :
. sémiologie du vêtement de travail :
- qu’est-ce qu’un vêtement de travail ? quels sont les éléments qui le définissent comme tel ? éléments historiques, sociologiques, symboliques (référence au royal, au religieux), fonctionnels, etc…
- l’aspect juridique du vêtement de travail,
- les codes du vêtement de travail,
- la part du rituel,
- la vie du vêtement de travail : fabrication, fonctionnalité et sécurité, hygiène et entretien, sécurité, usures, friperie et détournement….,
- le vêtement de travail secteur de l’économie,
. vêtement de travail et vêtement au travail :
- l’appropriation du vêtement de travail et l’appartenance à un corps professionnel,
- exemple des travailleurs à domicile,
. vêtement de travail, vêtement d’image, vêtement de mode :
- le trench, la marinière, la blouse, le jean, le tablier, les chemises, etc…
- la beauté du vêtement de travail, matières, couleurs (le blanc des soignants, le bleu « marine de certains uniformes, la garance, etc…),
- le vêtement de travail et l’uniforme,
- créer de la mode à partir du vêtement de travail ,
. le vêtement de travail aujourd’hui :
- les matériaux innovants : les tissus intelligents, les matières protectrices utilisés dans le vêtement de travail,
- le vêtement de travail et le développement durable,
- les créateurs qui font du vêtement de travail.
Marithé et François Girbaud
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 24th, 2009
Merci à Sylvie Marot chargée du patrimoine chez Marithé et François Girbaud de nous avoir accompagnés avec autant d’intérêt tout au long de cette exposition
Et merci d’avoir “retrouvé” ce superbe cliché de Marithé portant le top exposé dans nos murs, François la recoiffant, instantané d’une journée dans le quartier des Halles en 1971

DR
Expo fermée mais blog ouvert !
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 25th, 2009
Et oui …. l’exposition ferme ses portes définitivement à Paris le dimanche 26 juillet.
Elle sera présentée dans une version moins étoffée au musée de Rotterdam à l’automne 2010.
Le blog quant à lui va se poursuivre encore quelques temps : tous les sujets n’ont pu être abordés !
Nous tenons à remercier tous nos fidèles lecteurs internautes qui nous ont suivi, nous ont envoyé des commentaires, des remarques, avec qui nous avons pu poursuivre ce voyage
Si d’aventure, vous souhaitez voir un sujet plus particulier être développé, n’hésitez pas à nous contacter
Nous nous ferons un plaisir de publier des thèmes non ou peu développés sur ce blog.

arrivée des pièces Gaultier / Mnm S. Dondain

arrivée des pièces Givenchy/ Mnm S. Dondain

Constat d'état avec Per Spook / Mnm S. Dondain, A. Fux

Constat d'état à l'arrivée des pièces/ Mnm S. Dondain, A. Fux

Installation du sac de marin/ Mnm S. Dondain, A. Fux

Constat d'état costume du Prince Iméprial/ Mnm S. Dondain, A. Fux
Le pantalon à pont par François Girbaud
Posted by: Redactrice in Non classé on juillet 27th, 2009
Une nouvelle trouvaille de Sylvie Marot chargée du patrimoine chez Marithé & François Girbaud
extrait de
GIRBAUD François, Ma peau, ed. Lafon, 2005, pp.74-77.
US NAVY
Les deux Maurice(s) ne vont pas être les seuls à voler vers l’Amérique. Ils sont les pionniers incontestés. Mais certaines choses vont nous échapper. D’autres n’hésitent plus à faire la traversée. Notre ciel va se teinter d’étoiles et de grandes rayures rouges.
Franklin Souami va importer sous la marque Sisley le pantalon de l’US Navy. Il débarque bien entendu avenue de la Grande-Armée et nous allons dépoter des pantalons confectionnés dans une toile beaucoup plus légère qu’à l’accoutumée (10 onces pour le seafarer contre 13 onces — pour un jean de cow-boy) .
Les dames s’étaient intéressées au jean au moment du velours pour la palette de couleurs. Mais la forme restant totalement masculine, elles recherchaient déjà autre chose. Le pantalon du marin américain, outre la forme de sa jambe évasée style « marinette », possède un avantage qui n’avait pas encore été exploité dans son utilisation originale. Il est équipé de quatre poches plaquées qui ne provoquent plus l’encombrement des doublures intérieures qui gonflent l’aine. Elles l’avaient immédiatement compris. Elles vont l’adopter en le portant toujours plus étroit, plus petit, ce qui a pour effet de remonter la taille. Il décolle dans le dos, du creux des reins, mais qu’importe !
Le pantalon ne balaye plus les ponts, elles vont chercher des petites tailles avec de longues jambes pour couvrir les plates-formes de Kork-ease . Il est adopté comme une gaine détournant à jamais la silhouette du marin et de son uniforme. Il va être déterminant pour parler de mode unisexe. Bien entendu l’altération qui compromet l’anatomie consiste dans les lignes disgracieuses qui marquent les fesses, dessinées par les culottes. On chasse toute la journée la lecture, notre vie de vendeurs devient vraiment difficile. Le pantalon du marin seafarer fait monter la petite bête. Slips et culottes n’existent plus. On porte son jean à même la peau. Le collant va être l’ultime rempart pendant quelque temps. Il va disparaître. Pourtant, mon attention va être détournée et influencera mon travail dans le futur.
Le pantalon qui plaît à ce moment pour les raisons énoncées n’a pas de couture sur le côté! Il plaque les hanches, comprime la culotte de cheval, galbe sans aucune contrainte. Il est fermé par une seule couture intérieure entrejambe toute droite qui permet de fermer la jambe par une machine bras déporté dans une seule opération. C’est très primaire comme patronage et très fonctionnel.
Le pantalon a été détourné de son rôle pour le besoin de mode sans se préoccuper de savoir si la coupe participait à une quelconque modification dans la manière de tracer une silhouette. Pourtant cette construction va modifier tout notre travail au moment du Metamorphojean.
Ce qui va caractériser réellement ce moment sera que Franklin aura eu la bonne idée en réagissant devant le besoin des jeunes Américains de s’approprier leur vêtement habituel avec des motifs de broderies en train d’apparaître partout.
Au milieu des Rainbow et autres customisations, il a choisi l’étoile. Son jean se vendra brodé. Un chemin de Voie lactée rouge et blanc qui va devenir une folie passagère comme une tornade. Le jean va être décoré et servir de toile à des créations toutes personnelles. Décorations soutenues par les courants nomades hippies et les voyages chez Mr. Freedom à Londres. Biba semble soutenir cette surcharge où le jean va se perdre. Michel et Colette Nivelle vont tapisser le port de Saint-Tropez avec leur customisation commencée chez notre concurrent direct, Bob Shop, rue du Four. Les clous brillants ou clinquants que les Américains vont appeler « studs » vont un instant me ramener à ma première expérience professionnelle.
Je sais mettre des rivets et des rivets… cette fois c’est pour le plaisir, je peux même dessiner des motifs invraisemblables qui vont nous amener une nouvelle fois au Boutique Show à NYC. Nous allons nous lancer dans l’importation en masse de rivets avec une espèce de Frank Zappa qui s’appelle Gerry Wiener, lequel va nous entraîner un instant dans le monde de St Marks Place. M. Limbo… le même magasin où débutera Tommy Hilfinger.
[1] Maurice Chorenslup et Maurice Szpira
[2] Once : mesure de poids qui vaut la seizième partie de la livre.
[3] Chaussure compensée à semelle liège
Marin chez Paul & Joe
Posted by: Redactrice in Non classé on août 17th, 2009
Chez Paul & Joe, on ne fait pas les choses à moitié. Quand on parle de collections croisière, on pense forcément mer turquoise, yacht de rêve et soleil radieux. Du coup, outre de ravissantes robes estivales colorées, la collection se décline sur le thème de la marine, comme en atteste cet ensemble veste bleue marine et pantalon à pont blanc.

Ensemble Marin Paul & Joe P/été 2009 / DR

Pantalon à pont chez l'homme / DR

Gilet marin chez Paul & Joe Sister / DR

Caban en gabardine de laine Paul & Joe Sister A/Hiver 2009-2010 / DR